Restauration collective : le SNRC défend l'origine majoritairement française des viandes dans les cantines – Non au mythe du poulet ukrainien ou brésilien - Départements de France - AF

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Dans un communiqué adressé aux élus, le Syndicat National de la Restauration Collective (SNRC) rétablit les faits sur l’approvisionnement en viande des cantines scolaires, d’entreprises et d’hôpitaux, alors que la crise agricole remet en lumière les enjeux de souveraineté alimentaire.

En pleine mobilisation des agriculteurs et face à des prises de parole parfois alarmistes sur l’origine des produits servis dans la restauration collective, le Syndicat National de la Restauration Collective (SNRC) – qui représente les entreprises du secteur (Compass Group, Elior, Sodexo et de nombreuses PME) – publie un communiqué ferme pour « rétablir la vérité ».

Les chiffres clés mis en avant par le SNRC (basés sur les achats de 2024, enquêtés en 2025) :

  • Volaille : 99,19 % d’origine France pour la volaille fraîche ; seulement 0,29 % de volaille (toutes catégories confondues) provenant de pays hors Union européenne.
  • Viandes globales : 70,9 % d’origine France, et 99,09 % France ou Union européenne. Les 0,91 % restants proviennent essentiellement d’agneau néo-zélandais.
  • Produits laitiers et œufs (BOF : Beurre, Œufs, Fromages) : 90,37 % d’origine France pour l’ensemble, et 99,13 % de lait français.

« OUI, nos enfants mangent de la viande française et UE de qualité. NON, le poulet ukrainien ou brésilien n’est pas une réalité dans nos cantines », martèle le syndicat. Ces résultats sont d’autant plus significatifs que les entreprises de restauration collective concédée assument des coûts plus élevés pour privilégier ces approvisionnements locaux et de qualité, tout en maintenant une restauration sociale accessible à tous.

Le SNRC souligne que la restauration collective est le secteur alimentaire le plus transparent et le plus régulé en France :

  • Soumise à la loi EGAlim (loi pour l’équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et une alimentation saine et durable), avec un reporting annuel obligatoire sur les achats durables et de qualité.
  • Dès 2026, une catégorie spécifique « Origine France » sera intégrée à ce reporting public, à la demande du SNRC, pour une information encore plus claire et accessible.
  • Les repas sont majoritairement préparés à partir de produits bruts et « fait maison », garantissant une traçabilité optimale.

« Aucun autre secteur de la restauration n’est soumis à une telle exigence de qualité et de transparence », insiste le syndicat, qui se positionne comme un acteur clé de soutien à la filière agricole française. « La restauration collective n’est pas le problème : elle fait partie de la solution, en soutenant concrètement la Ferme France, chaque jour, dans les cantines de millions de Français. »

Ce positionnement intervient dans un contexte tendu : les agriculteurs dénoncent régulièrement les importations massives et les distorsions de concurrence, tandis que des rumeurs sur les réseaux sociaux évoquent parfois des poulets « 100 % ukrainiens » ou bourrés d’antibiotiques dans les cantines – des affirmations contredites par ces données et par des vérifications indépendantes.

Pour le SNRC, ces chiffres démontrent que la restauration collective concédée joue un rôle exemplaire dans la valorisation des productions locales, malgré les contraintes budgétaires et logistiques et les Départements y prennent toute leur part dans la gestion raisonnée de la restauration scolaire des collégiens. Ils sont nombreux à soutenir l’agriculture locale au travers de leurs marques départementales qu’ils promeuvent régulièrement dans les menus servis aux collégiens. L’éducation au goût est une mission que les Départements prennent très au sérieux.

Coordonnées
Téa Bazdarevic