Culture Mise à jour le 16 février 2026
Au Théâtre municipal, des jeunes rezéennes et rezéens ont découvert la pièce « De tant d’horreurs, mon cœur devint immense », qui raconte l’histoire de deux résistantes, revenues de déportation en 1945.
Un silence attentif, une tension palpable, puis des applaudissements massifs, comme une libération. Neuf classes des collèges Pont-Rousseau et Salvador-Allende et une du lycée Goussier ont assisté, jeudi 12 février au Théâtre municipal, à une représentation de la pièce « De tant d’horreurs, mon cœur devint immense ». Un spectacle fort, qui retrace l’amitié née dans l’atrocité de la guerre de deux jeunes nantaises, deux résistantes à l’oppression nazie. Ne se connaissant pas, Marcelle Baron et Gisèle Giraudeau se retrouvent prisonnières ensemble dans les locaux de la Gestapo à Nantes. Leur périple les mènera dans les camps de Ravensbrück et de Zwodau, où elles côtoieront la faim, la peur, la crasse, les coups, la mort. Elles sortiront vivantes de cet enfer, mais « on ne guérit pas de la peste concentrationnaire », a témoigné Jean-Charles Baron, le fils de Marcelle, face aux élèves après la représentation.
Une exposition des élèves en mai
Passeur inlassable de l’héroïsme de sa mère, décédée à l’âge de 102 ans, Jean-Charles Baron a remercié les initiateurs de ce temps dédié à la mémoire d’« une époque qu’il ne faut surtout pas oublier ».
Organisatrice du rendez-vous, la commission extra-municipale Histoire et mémoires a choisi d’associer le milieu scolaire à ses réflexions, à des événements et commémorations. Elle conduit, avec les classes présentes au Théâtre, un travail commun sur les résistances tout au long de l’année scolaire. En mai, les élèves exposeront leurs travaux sur ce thème dans les locaux de l’hôtel de ville. Jean-Charles Baron a promis de venir à nouveau à la rencontre des jeunes ce jour-là.