Le saviez-vous ? Quel est le pourcentage de salariés français considérant que leur organisation a un rôle à jouer pour rendre la société meilleure ?

Compatibilité
Sauvegarder(0)
partager

Selon l’étude Great Insights 2026 de Great Place To Work, qui dresse un panorama détaillé des attentes, inquiétudes et leviers d’engagement des salariés, le rôle sociétal de l’entreprise s’impose comme un marqueur central. 86 % considèrent que leur organisation a un rôle à jouer pour rendre la société meilleure et 81 % des salariés estiment important que leur entreprise définisse clairement sa mission ou ses valeurs

Si 54 % des salariés se sentent concernés par la RSE, seuls 52 % estiment que leur organisation affiche un engagement RSE fort. En revanche, seuls 48 % considèrent que la politique RSE a un impact concret sur leur quotidien professionnel.

Toujours selon l’étude, la confiance envers les instances dirigeantes reste majoritaire. 82 % des salariés français déclarent avoir confiance dans les décisions prises par leur équipe de direction. Ce taux varie toutefois selon les profils : il atteint 91 % chez les managers, contre 73 % chez les non-managers, et 87 % chez les moins de 35 ans, contre 80 % chez les 35 ans et plus.

Les attentes à l’égard des dirigeants sont précises. Pour 55 % des salariés, un bon dirigeant doit être avant tout accessible et à l’écoute. 46 % attendent qu’il soit garant d’une bonne qualité de vie au travail, et 40 % qu’il soit un excellent communicant capable de motiver. Ces dimensions humaines prennent le pas sur les compétences purement opérationnelles.

Dans le même temps, 53 % des salariés souhaitent prendre davantage de responsabilités, notamment pour évoluer professionnellement (74 %), augmenter leur rémunération (72 %) ou participer davantage aux décisions (54 %). Mais la fonction managériale reste marquée par des fragilités : 50 % des managers évoquent un manque de temps, 42 % des difficultés à prioriser, et 39 % un manque de formation.

Interrogés sur les risques actuels liés au travail, les salariés citent en premier lieu l’intelligence artificielle (32 %), devant la difficulté à recruter (28 %) et le burn-out (28 %). À l’inverse, les principales opportunités identifiées pour l’avenir sont la flexibilité du temps de travail (32 %), la semaine de quatre jours (32 %) et une attention accrue portée à la QVT (28 %).

La santé mentale apparaît comme un point de vigilance majeur. 26 % des salariés estiment que leur activité professionnelle affecte négativement leur santé mentale, et 21 % décrivent leur état comme “mauvais” ou “très à risque”. Plus marquant encore : 41 % déclarent avoir déjà connu un burn-out ou un état d’épuisement professionnel, un chiffre qui grimpe à 54 % chez les moins de 35 ans.

Coordonnées
Nathalie DUCONGE