Plantes invasives : la Ville agit pour les comprendre et les contenir

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La Jussie, qu’est-ce que c’est ?

La jussie est une plante aquatique originaire d’Amérique du Sud. Introduite en Europe au XIXe siècle pour décorer les bassins, elle s’est peu à peu répandue dans les milieux naturels. Si son feuillage et ses fleurs jaunes peuvent sembler attractifs au premier regard, cette espèce constitue en réalité un véritable enjeu écologique et de gestion pour les milieux naturels.

Quels sont les désagréments ?

La présence de la Jussie entraîne plusieurs phénomènes :
• Un appauvrissement de la biodiversité locale ;
• Un manque d’oxygène dans l’eau, nuisant à la faune aquatique ;
• La production de gaz malodorants par les parties coupées ou mortes qui se décomposent rapidement ;
• La présence de certains nuisibles, comme les moustiques et autres espèces indésirables ;
• Une gêne pour les usages (promenade, pêche, loisirs nautiques) ;
• Une dégradation du paysage.

Une prolifération rapide

La Jussie se multiplie par ses graines, mais surtout par fragmentation : un simple morceau de tige peut redonner naissance à une nouvelle plante. Dans des conditions favorables (eaux calmes, températures élevées, forte luminosité), la Jussie peut doubler de surface en quelques semaines, formant de véritables tapis végétaux à la surface de l’eau.

L’action de la Ville

La forte capacité de prolifération de cette plante empêche sa totale éradication. A la suite de plusieurs recherches et d’échanges avec des communes faisant face à la même problématique, les services techniques ont proposé une intervention. L’opération, réalisée par une entreprise spécialisée, consistera en un arrachage mécanique, sans recours aux produits chimiques, grâce à un bateau à chenilles équipé d’une grande fourche. Cette opération aura lieu cet été lorsque la plante est la plus vigoureuse pour la fatiguer au maximum et enlever le plus de racines. D’un coût de 40 000 € HT, cette action, si c’est un succès, pourra être renouvelée dans quelques années. L’objectif : freiner durablement la prolifération, préserver le plan d’eau, garantir la sécurité et permettre à chacun de continuer à profiter pleinement du site.

Une autre plante invasive : l’élodée du Brésil

Présente dans la Vilaine, l’Élodée du Brésil prolifère particulièrement en période estivale, au point de former d’épaisses couches de végétation à la surface de l’eau. Initialement utilisée par les aquariophiles pour son feuillage et sa croissance très rapide, elle s’est retrouvée dans nos cours d’eau à la suite de rejets d’aquarium, ce qui explique sa présence dans la Vilaine.
Afin de maintenir les usages et l’équilibre du milieu aquatique, des campagnes de faucardage sont organisées deux fois par an, en juillet et octobre, pour couper la plante.


Faucardage contre l’élodée du Brésil

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cessonsevigne