À retenir
- Des dépenses de fonctionnement en très légère hausse avec le maintien des dépenses de personnel qui augmente en raison notamment de la hausse des cotisations employeurs et une inflation sur les dépenses d’énergie (+ 220 000 €)
- Un accroissement constant de la population qui nécessite de redimensionner les services fournis et donc les dépenses
- Un soutien maintenu aux partenaires associatifs et culturels et la poursuite des investissements lancés au cours du mandat
- Un recours à l’emprunt faible pour maintenir une situation financière saine. Le remboursement des intérêts d’emprunts représente moins de 1% des dépenses réelles de fonctionnement de la Ville
Quel est le budget de la Ville en 2026 ?
Au conseil municipal du 4 mars, les élues et les élus ont voté le budget pour l’année 2026. Son montant : 90,8 millions d’euros.
- 65,1 millions d’euros pour le fonctionnement. Comme son nom l’indique, cette partie sert à faire fonctionner les services de la commune : frais de personnel, subventions versées aux associations, charges courantes …
- 25,7 millions pour l’investissement. Cette partie comprend notamment les dépenses pour améliorer les équipements et le matériel de la commune : constructions, réalisation de travaux, acquisition de foncier…
Pour financer ses dépenses de fonctionnement, la Ville peut compter sur des recettes provenant en majorité de la fiscalité via les impôts (taxe d’habitation sur les résidences secondaires, taxe foncière sur les propriétés bâties et taxe foncière sur les propriétés non bâties). Ces recettes fiscales sont en hausse de 5,64%. La Ville perçoit également des contributions de la part de Nantes Métropole, ainsi que des dotations et compensations de l’État. La Ville bénéficie également de recettes liées aux services qu’elle facture (entrées à la piscine, inscriptions à l’école de musique et de danse, restauration scolaire, stationnement…) ou aux biens qu’elle loue.
Pour financer ses dépenses d’investissement, la Ville puise dans ses propres ressources : excédent de l’année antérieure, subventions perçues pour la réalisation de projets notamment de la part de l’État, recettes liées aux ventes de terrains et bâtiments publics ainsi qu’à la récupération de TVA. On appelle cela l’autofinancement. Cette année, il permet de couvrir 10 millions d’euros des dépenses d’investissement. La Ville a également recours à l’emprunt. Il sera ajusté en cours d’année par rapport aux dépenses réellement réalisées et aux subventions réellement perçues.
Quelles sont les dépenses de fonctionnement de la Ville ?
Pour faire fonctionner ses services, la Ville emploie plus de 950 agents. Leur rémunération représente plus de la moitié des dépenses de fonctionnement de la commune (54,25%). La Ville verse également des subventions à des associations, mais aussi à des structures assurant des missions de service public pour son compte (comme le centre communal d’action sociale) ou encore aux services municipaux petite enfance, périscolaire et restauration scolaire. Ces subventions sont en hausse de 3,12%.
La Ville a par ailleurs des charges courantes. Parmi elles : les fluides (gaz, électricité, eau…), les fournitures et l’entretien des bâtiments communaux. Ces dépenses sont en hausse de 5,34 % compte tenu notamment de l’inflation sur les dépenses d’énergie
La Ville est-elle endettée ?
Le niveau d’endettement de la Ville de Rezé est faible par rapport à la moyenne constatée dans les collectivités de la même strate. À Rezé, la dette par habitant est ainsi évaluée à 515 € par habitant en 2025. Elle est de 998 € dans les communes de même strate.
La collectivité autofinance majoritairement ses investissements. Le remboursement d’emprunts représente moins de 1% des dépenses réelles de fonctionnement de la Ville.