Au cœur du Finistère, le Parc naturel régional d’Armorique s’étend des monts d’Arrée jusqu’aux îles de l’Iroise, en passant par la vallée de l’Aulne, la rade de Brest et la presqu’île de Crozon, soit 125 000 ha et 44 communes adhérentes. Le renouvellement de la Charte en cours se base sur un périmètre d’étude de 53 communes potentielles.
Le Parc poursuit cinq grandes missions :
– Protéger les patrimoines naturels comme les landes, les tourbières, les bancs de maërl, ou les bocages et ainsi préserver les services qu’ils rendent ;
– Accompagner les producteurs, agriculteurs, hébergeurs, opérateurs, artisans, guides, musées afin de concilier protection de l’environnement et développement économique et social ;
– Sensibiliser les habitants, visiteurs, scolaires, acteurs économiques parce que l’on protège mieux ce que l’on connaît ;
– Expérimenter pour imaginer des modes d’action innovants ;
– Aménager le territoire pour revitaliser les centre-bourgs, soutenir un tourisme durable, développer les énergies renouvelables, soutenir l’adaptation et l’atténuation du changement climatique.
La Charte de Parc 2027-2042 en cours d’approbation développe une approche intégrée et transversale des questions énergétiques au service des transitions et de l’adaptation au changement climatique, à travers le double levier :
- de la sobriété énergétique (mesure VIT 8 baisser la consommation énergétique, réduire et compenser les émissions de gaz à effet de serre sur le territoire dans les domaines de l’habitat, de la mobilité et des activités économiques)
- d’une contribution efficace et planifiée aux objectifs du SRADDET en matière de déploiement d’énergies renouvelables (mesure VIT 9 développer la production d’énergies renouvelables sur des secteurs du Parc à identifier).
Le PNRA a d’ores et déjà investi dans son projet de Charte le sujet de l’éolien, eu égard à ses impacts paysagers et environnementaux, par la matérialisation au Plan de parc d’un zonage de différents niveaux de vigilance au déploiement éolien. Cette première approche doit être complétée d’une analyse du potentiel résiduel de cette filière, notamment du repowering.
Cette première approche de la mesure VIT 9 doit désormais se concrétiser en une stratégie spatialisée de production en énergies renouvelables, adaptée aux spécificités, sensibilités ou autres externalités produites (qualité de vie, eau, etc.) sur le territoire. Il s’agira de définir une cible de mix énergétique entre toutes les filières (biogaz/biométhane, biomasse/bois-énergie, éolien, géothermie, hydroélectricité, solaire photovoltaïque et solaire thermique) de nature à répondre aux objectifs du SRADDET.
Il a été fait le choix d’internaliser les compétences requises pour cette mission pour un pilotage de proximité des missions confiées en lien avec une proximité avec le terrain et avec les réseaux et acteurs locaux déjà investis sur les sujets énergie, une adaptation aux enjeux bretons du SRADDET, une aide efficace à la décision des élus du Syndicat mixte et une expertise mutualisée au bénéfice des acteurs locaux du territoire de Parc.
Il s’agit d’un contrat de projet d’un an, renouvelable selon l’avancée de la mission, dans la limite de 3 ans dans le cadre d’un financement FEDER « soutien aux projets régionaux de structuration et d’animation des filières des énergies renouvelables ». Dans ce contexte, le chargé de mission devra assurer une traçabilité de ses temps de missions pour reporting régulier auprès de l’organisme gestionnaire du FEDER et complaire à tout contrôle de la mission financée. Selon l’article L 1236-8 du Code de travail, l’employeur peut rompre le contrat de projet à la fin de celui-ci ou une fois que les tâches définies dans le contrat sont réalisées.