Dans un contexte international marqué par la multiplication des conflits, la montée en puissance des menaces transversales telles que la criminalité organisée et le narcotrafic, et la fragmentation de l’ordre économique mondial, la France entend placer le dialogue, la réponse aux crises et le renouveau du multilatéralisme au cœur de sa présidence du G7. Ce sont ces objectifs qui seront portés lors de cette réunion de la filière Affaires étrangères du G7, qui se tient les 26 et 27 mars prochains aux Vaux-de-Cernay.
Fidèle à l’esprit du sommet fondateur de Rambouillet en 1975, la France souhaite démontrer que le G7, né de la crise du premier choc pétrolier, porte une vision commune d’une prospérité mondiale reposant sur trois principes : la solidarité entre les nations, la stabilité économique et la responsabilité collective. La présidence française du G7 se veut une présidence d’équilibre, de convergences et de résultat, dont le but est d’aboutir à des avancées concrètes, pour la sécurité et la prospérité de tous.
Un nouvel ordre international se doit d’émerger pour aboutir à un système plus équilibré et plus juste, placé sous le signe d’un multilatéralisme renouvelé. La réforme de la gouvernance mondiale, la reconstruction ou encore la lutte contre les menaces transversales sont autant de sujets qui nécessitent un engagement collectif qui dépasse les seuls membres du G7. C’est pourquoi la présidence française du G7 a choisi d’associer les grandes économies émergentes et les partenaires régionaux à ses travaux. L’Arabie saoudite, le Brésil, la Corée du Sud, l’Inde et l’Ukraine se joindront ainsi aux travaux des ministres des Affaires étrangères du G7.
Favoriser la résolution des conflits
Dans un contexte marqué par la multiplification des conflits, la France mobilisera se partenaires sur les grandes crises.
- Sur l’Iran et le Proche et Moyen-Orient, les partenaires chercheront des voies de négociation pour encourager la désescalade, tout en promouvant la sécurité des populations civiles, la réouverture des voies maritimes et commerciales, ainsi que l’arrêt des programmes nucléaire et balistique du régime iranien.
- Sur l’Ukraine, les partenaires du G7 réaffirmeront leur soutien à Kyïv, en matière énergétique et capacitaire notamment, et le renforcement de la pression à l’égard de la Russie, notamment en luttant contre sa flotte fantôme.
Les ministres aborderont également plusieurs situations régionales, notamment l’Indopacifique, le Soudan, Haïti, Gaza, ou encore le Venezuela et Cuba, compte tenu des évènements survenus depuis le début de l’année 2026.
Organiser la reconstruction
La France et ses partenaires chercherons à soutenir collectivement la levée de fonds internationale en faveur de la restauration de l’arche de confinement de Tchernobyl, sévèrement endommagée par une frappe russe en 2025, ainsi que l’organisation d’une conférence régionale de lutte contre le trafic de captagon en Syrie, une drogue de synthèse qui fait des ravages au Moyen-Orient et arrive aux portes de l’Europe. Nous aurons enfin des échanges sur l’intégration économique régionale au Proche et au Moyen-Orient.
Lutter contre les menaces transversales et renforcer la souveraineté
Les ministres acteront la mise en place d’une task-force G7 qui travaillera notamment à la création d’un réseau de ports, dans les pays du G7 et dans d’autres pays partenaires, afin de renforcer la lutte contre le narcotrafic. Autre priorité : l’organisation d’une « conférence régionale de sécurité dans les Caraïbes », en Martinique en juillet 2026, qui réunira les pays de la région et les partenaires du G7 pour renforcer la lutte contre le narcotrafic dans cette région et l’organisation de la cinquième conférence « No Money For Terror » qui aura lieu à Paris le 19 mai 2026 pour lutter contre le financement du terrorisme. Enfin, nous échangerons également sur la sécurisation des chaines d’approvisionnement en minerais critiques, dans la lignée des discussions menées sous la présidence canadienne du G7.
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