COMMUNIQUE DE PRESSE
26.03.2026
La guerre impérialiste engagée par Israël et les États Unis en Asie du Sud-Ouest entraine depuis plusieurs semaines une flambée des prix du GNR* et des engrais. Une nouvelle fois, la spéculation et l'absence de régulation des marchés produisent les mêmes effets que lors du déclenchement de la guerre en Ukraine : le renchérissement des coûts de production sur les fermes.
Face à cette situation, le gouvernement refuse d'agir contre la spéculation des profiteurs de guerre qui engrangent des bénéfices records sur les ventes de pétrole. C'est pourtant ce que la Confédération paysanne lui avait demandé le 12 mars à Bercy. Face à la persistance de la crise et alors que les commandes d'engrais pour les récoltes 2027 se font dans ce contexte de flambée des prix, les mesures annoncées par la Ministre de l'agriculture en début de semaine sont à côté de la plaque.
Quand des pays comme la Grèce et l'Espagne mettent en place des aides financières, la France ressort le sempiternel report des cotisations sociales qui, comme toujours, ne sont envisagées que comme une « charge ». L'étalement d'échéances fiscales et la mise en place de prêts de court terme exceptionnels, en appui à la trésorerie des exploitations agricoles les plus exposées, ne constituent en rien des aides directes. C'est largement insuffisant quand la question de sortir le tracteur se pose sur les fermes.
Pour la Confédération paysanne, les aides doivent être plafonnées et accompagnées de modalités qui ne poussent pas à la spécialisation et à l'agrandissement mais qui accompagnent vers plus de sobriété de manière durable et non subie.
Cette nouvelle crise montre à quel point la question du revenu est centrale pour sortir de la dépendance au système pétrochimique. Or les moyens financiers pour accompagner la transition des systèmes agricoles sont sans cesse rognés.
Face à cette situation, le futur projet de loi d'urgence agricole, à forte dominante agro-industrielle, sera obsolète avant même sa discussion s'il ne comprend pas des outils de régulation et d'accompagnement à la transition.
Contacts :
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Nicolas FORTIN - secrétaire national
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