Le marché des événements d’entreprise se stabilise malgré la pression budgétaire - LÉVÉNEMENT

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Malgré un contexte économique et géopolitique incertain, le marché français des événements professionnels démontre une capacité d’adaptation remarquable. C’est l’un des principaux enseignements de la 33ᵉ étude annuelle consacrée à l’évolution du marché du MICE en France, menée par Coach Omnium en partenariat avec le Groupe 1001 Salles et IDEAL Meetings & Events auprès de plus de 310 entreprises organisatrices d’événements. 

Moins d’événements, mais davantage d’impact

Face à la pression croissante sur les budgets, les entreprises revoient leurs stratégies événementielles sans pour autant renoncer aux rencontres professionnelles. En 2025, 66 % d’entre elles déclarent une baisse de leurs budgets dédiés. Pourtant, l’événementiel demeure un levier stratégique pour fédérer les équipes, partager l’information et soutenir le développement commercial. 

Plutôt que de multiplier les formats, les organisations privilégient désormais des événements plus courts, plus ciblés et à forte valeur ajoutée. L’objectif n’est plus la quantité mais l’expérience vécue et l’impact durable sur les participants.

Le séminaire reste roi, les formats expérientiels s’installent

Les séminaires et journées d’étude continuent de dominer largement le paysage événementiel, adoptés par 85 % des entreprises interrogées. Toutefois, les formats plus expérientiels gagnent du terrain depuis la crise sanitaire.

Ainsi, plus de sept entreprises sur dix organisent désormais des soirées d’entreprise ou cocktails, tandis que les opérations de team building concernent 59 % des sociétés, contre seulement 17 % en 2019. Cette évolution traduit une volonté accrue de créer des moments mémorables favorisant les échanges et la cohésion. 

Une diversification marquée des lieux événementiels

La recherche d’expériences différenciantes influence également le choix des lieux. Si les hôtels restent majoritaires (66 %), les entreprises explorent davantage des cadres atypiques : châteaux et demeures de caractère (58 %), restaurants et bars (43 %), équipements sportifs ou de loisirs (24 %), anciens ateliers ou hangars (19 %) ou encore bateaux et yachts (18 %). 

Cette diversification s’explique notamment par l’élargissement de l’offre, qui stimule elle-même la demande en proposant des environnements toujours plus originaux.

Une organisation plus internalisée

Parallèlement, les entreprises rationalisent leurs dépenses en internalisant davantage certains événements. En 2025, huit entreprises sur dix déclarent organiser des manifestations dans leurs propres locaux, contre une sur deux avant la crise sanitaire.

Cette tendance répond à un double objectif : optimiser les actifs immobiliers existants et mieux maîtriser les coûts dans un contexte budgétaire contraint. 

L’intelligence artificielle s’impose progressivement

La transformation digitale du secteur se poursuit, portée notamment par l’essor de l’intelligence artificielle. Plus d’une entreprise sur deux utilise désormais l’IA dans l’organisation de ses événements, même si son usage systématique reste encore marginal (4 %).

Ces outils servent à rédiger des contenus, rechercher des prestataires, automatiser certaines tâches ou encore optimiser les budgets et personnaliser les communications. L’IA apparaît ainsi comme un nouvel assistant organisationnel appelé à prendre une place croissante dans la filière événementielle. 

L’intermédiation gagne du terrain

Face à la complexité accrue de l’organisation d’événements, les entreprises font davantage appel à des intermédiaires spécialisés tels que les venue finders et marketplaces événementielles. Ces acteurs facilitent la recherche de lieux et de prestataires, améliorent la comparaison des offres et accélèrent les processus de sourcing, contribuant à une professionnalisation du marché. 

Une activité attendue stable en 2026

Malgré les incertitudes économiques, les perspectives restent globalement positives. Près de la moitié des entreprises anticipent une activité stable en 2026, contre 21 % prévoyant une baisse et 17 % une hausse.

Dans un environnement de travail marqué par la multiplication des interactions à distance, les événements professionnels continuent de jouer un rôle clé pour recréer du lien humain, renforcer la culture d’entreprise et porter les stratégies organisationnelles.

Le marché du MICE semble ainsi entrer dans une nouvelle phase : plus sélective, plus digitalisée et davantage tournée vers l’expérience et l’authenticité, tout en confirmant son importance stratégique pour les entreprises. 

Télécharger l’étude

Coordonnées
Sonia Dellong