Maison de quartier de la Bellangerais : une kermesse dédiée aux droits des femmes

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Parmi les actions proposées tout au long du mois de mars, la maison de quartier propose : une permanence numérique autour des aides et dispositifs accessibles aux femmes, un atelier d’écriture, un « open lab au féminin » pour découvrir les outils numériques, un atelier leadership, une séance de sport en non-mixité, ou encore un goûter multiculturel, avec notamment un témoignage sur la condition des femmes en Afghanistan. Autant de formats complémentaires qui mêlent accompagnement, sensibilisation et temps conviviaux.

Un engagement bénévole au cœur du lien social

A la cafétéria de la kermesse, des bénévoles de la maison de quartier reviennent sur l’importance de l’ambiance qu’elles aiment y retrouver : « On a une super équipe. C’est engagé, joyeux, bienveillant, on se sent écouté et valorisé. Forcément, ça fait revenir et ça donne envie de s’impliquer. »

Pour beaucoup, cet engagement répond à un besoin de lien social : « Être utile, rencontrer des gens, participer à la vie du quartier », résume une habituée. « Ici, on est tout de suite bien accueilli. On trouve facilement sa place », ajoute une voisine.

Avec environ 40 bénévoles et plus de 2 000 heures d’engagement par an, la maison de quartier s’appuie sur une dynamique collective forte, qui se veut représentative de la structure : « On travaille aujourd’hui à redonner toute leur place aux bénévoles. C’est essentiel pour une association d’éducation populaire, au même titre que l’adhésion, qui permet aussi de faire comprendre aux habitants, et notamment aux jeunes, qu’ils font partie d’un collectif », souligne Séverine Saulnier.

Une maison de quartier très active, tournée vers les habitant.es

Au-delà des temps forts comme la quinzaine des droits des femmes, la semaine du numérique responsable, la fête de l’été et bien d’autres, la maison de quartier de la Bellangerais se distingue par la diversité de ses activités et son ancrage local. Activités artistiques (théâtre, danse, musique, arts plastiques), pratiques sportives, ateliers numériques, accueil de loisirs, accompagnement à la scolarité… la structure propose une offre large, accessible à différents publics.

Le numérique occupe une place particulière, notamment pour lutter contre les inégalités d’accès : « J’ai eu la chance d’en bénéficier l’année dernière et je le recommande vivement. C’est un vrai besoin, surtout pour les générations comme la mienne », témoigne une bénévole soixantenaire rencontrée à la kermesse, évoquant les ateliers qui l’ont aidée à se familiariser avec certains outils.

Autre enjeu central : l’accès aux droits, travaillé à travers des actions concrètes, des permanences et une logique d’« aller vers », en allant directement à la rencontre des habitants dans l’espace public.

En effet, si la maison de quartier propose de nombreuses activités en son sein, elle développe également des actions hors les murs, dans l’espace public. Une démarche qui permet de toucher des publics plus éloignés, notamment les jeunes ou les familles en situation de fragilité. « Quand on sort dans l’espace public, les gens osent plus facilement venir », observe Séverine Saulnier. Un enjeu clé pour renforcer l’inclusion et faire de la maison de quartier un véritable lieu de vie ouvert à tous.

Coordonnées
Fred Di Piazza