Moustiques et tiques - Site officiel de la ville de Brunoy

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Chaque année à l’arrivée du printemps, nous observons le retour en nombre des moustiques tigres et des tiques. Des nuisibles qui peuvent rendre le quotidien difficilement supportable. Nous avons rencontré Jacques Exbalin, formateur en développement durable, qui nous explique pourquoi et comment lutter.

LE MOUSTIQUE TIGRE

Le moustique tigre se différencie du moustique commun par sa couleur : son abdomen est rayé blanc et noir. Particulièrement invasif, il a envahi toutes les régions de France dont l’Île-de-France et plus précisément le Val d’Yerres. « L’aedes albopictus, le moustique tigre, est arrivé d’Asie en 2004. D’abord présent dans le Sud de la France, chaque année il remonte de plus en plus à cause de la hausse des températures et des transports », explique Jacques.

En effet, les conditions climatiques jouent un rôle primordial : si les températures ne descendent pas sous les 10 degrés, le moustique tigre peut continuer de voler. C’est pourquoi même en hiver, les œufs survivent et les femelles peuvent encore piquer. Face à une colonisation sans trêve, Jacques insiste sur un point primordial : « Mon premier conseil et le plus important, est de faire preuve d’efficacité. Il faut supprimer absolument toutes les sources d’eau stagnante. Après la pluie, il faut vider les coupelles, les jeux d’enfants et autres récipients. Il faut savoir que la femelle peut pondre dans un bouchon s’il y a un peu d’eau ! Ensuite, il faut être solidaire. Pensez à ses voisins, à son quartier. Le moustique vole entre 30 et 150m autour de son lieu de ponte. »

Il précise également qu’il est préférable d’utiliser des répulsifs à l’huile d’eucalyptus plutôt que ceux vendus en grande surface car les moustiques peuvent s’habituer aux pesticides. Il existe également des bornes électriques anti-moustiques qui dégagent du CO2 et aspirent l’insecte.

LA TIQUE

Contrairement aux idées reçues, les tiques ne sont pas uniquement présentes en forêt : elles peuvent aussi être déposées dans les jardins par des rongeurs ou mammifères. Malheureusement, le Val d’Yerres est une des régions de France où 50% des tiques sont infectées et sont susceptibles de transmettre la maladie de Lyme. De plus, tous les animaux sauvages de la forêt en sont porteurs. C’est pourquoi il faut être extrêmement vigilant toute l’année. « Avant, la tique était présente du printemps à l’automne mais ici encore, à cause du réchauffement climatique, il n’y a plus de trêve », explique le formateur.

Pour éviter d’être piqué, plusieurs conseils à suivre :

En forêt, prendre les grands chemins balisés et ne pas s’aventurer dans les sentiers et herbes hautes. Privilégier les vêtements clairs et couvrants.

Chez soi, couper l’herbe de son jardin régulièrement.

« De retour à la maison, il est important de s’inspecter pour vérifier qu’aucune tique ne s’est accrochée à vous. Si vous constatez une tâche noire inhabituelle, il ne faut pas attendre ! Utilisez un tire-tique, désinfectez et surveillez ! », alerte Jacques. Si des ronds rouges apparaissent quelques jours après, c’est que la tique était porteuse de maladie. Une visite aux urgences est obligatoire pour qu’un médecin vous prescrive des antibiotiques.

L’ONF organise mercredi 27 mai de 14h à 16h, à la Faisanderie de Sénart, une conférence consacrée à la prévention des maladies vectorielles à tiques. Animée par l’ARS et le Dr Alice Raffetin, médecin infectiologue du Centre de référence des maladies vectorielles à tiques (CRMVT) du Centre hospitalier intercommunal de Villeneuve-Saint-Georges.

Le réchauffement climatique et ses impacts en France
de Jacques Exbalin
Paru chez l’Harmattan et disponible à We Vrac
et à la librairie Du Vol dans les Plumes

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