Publié le dimanche 03 mai 2026
Lors du conseil territorial d’installation de Paris Terres d’Envol, samedi 11 avril, Bruno Beschizza a été réélu, avec 88 % des voix, président du Territoire. Tous les maires lui ont apporté leur soutien.
À l’issue des élections municipales qui se sont tenues les 15 et 22 mars, l’instance réunissant les 80 conseillers territoriaux des huit villes de Paris Terres d’Envol à l’espace Saint-Exupéry, réélu à sa tête Bruno Beschizza. Le maire d’Aulnay-sous-Bois a obtenu 67 voix sur 76. La candidature de Bruno Beschizza était soutenue par l’ensemble des maires : Stéphane Blanchet (Sevran), Virginie De Carvalho (Tremblay-en-France), Jean-Christophe Lagarde (Drancy), Mehdi Nezzar (Le Bourget), Demba Traoré (Le Blanc-Mesnil), Mélissa Youssouf (Villepinte) et Quentin Gesell (Dugny).
Dans la continuité des deux précédents mandats, le maire d’Aulnay-sous-Bois, ville cœur du territoire et la plus peuplée, s’est engagé à poursuivre l’ambition de « faire territoire » dans le respect du bloc communal et à diriger l’instance intercommunale dans un souci constant de coopération avec les différents maires.
L’instance a également permis de désigner seize vice-présidents, dont Aïssa Sago, Sabrina Missour et Fatima Belmouden, adjointes au maire d’Aulnay ; ainsi que quatre conseillers territoriaux délégués, parmi lesquels Frank Cannarozzo, adjoint au maire et conseiller départemental. Enfin, le Territoire disposera de neuf conseillers métropolitains qui siégeront au Conseil de la Métro-pole du Grand Paris.
© Fabrice Laconelli
BRUNO BESCHIZZA
Maire d’Aulnay-sous-Bois, président de Paris Terres d’Envol, conseiller régional
« Un modèle fondé sur le consensus »
« En 2016, ce territoire est né d’un mariage forcé par la loi, sans histoire commune, composé de deux intercommunalités différentes et de deux communes isolées, avec des identités parfois éloignées. Et pourtant, nous avons réussi à faire territoire. Ce succès repose sur un choix clair dès le départ : un modèle de gouvernance original, qui rassemble l’ensemble de l’arc républicain et refuse la politisation partisane. Ici, tout part des villes.
Nous pouvons être fiers du chemin parcouru, mais nous devons rester lucides. La période est difficile, nos collectivités sont sous tension, nos ressources sont contraintes, parfois même asphyxiées par l’État. C’est précisément pour cela que notre modèle, celui d’une coopérative de villes fondées sur le consensus, est plus que jamais nécessaire.
Aujourd’hui, les enjeux qui se présentent à nous sont considérables. Il y a d’abord les grands projets d’aménagement : ANRU, ZAC, pôles gares, qui vont transformer nos villes. Il y a également des sujets plus discrets, moins visibles, mais tout aussi essentiels, comme les ordures ménagères ou les réseaux de chaleur, qui peuvent permettre jusqu’à 35 % d’économies d’énergie.
Le développement économique est également une priorité, notamment avec des opportunités importantes liées au Groupe Aéroport de Paris, qui projette la création de milliers d’emplois à terme. Un des gros chantiers sera celui de la CFE (cotisation foncière des entreprises). Aujourd’hui, son dynamisme est capté dans des circuits complexes. Je propose de le reverser directement aux villes qui portent les projets de développement économique, afin de leur redonner la maîtrise de leur attractivité. »
PARIS TERRES D'ENVOL EN CHIFFRES :
- 8 villes
- 375 102 habitants
- 28 zones d'activités économiques
- 2 aéroports internationaux
- 9 nouvelles à l'horizon 2030
- 140 492 emplois