Les principales inscriptions budgétaires de l’année
Après le débat d’orientations budgétaires du 14 avril dernier, le budget 2026 a été adopté en Conseil Municipal quinze jours plus tard, le 28 avril.
Une préparation budgétaire dans un contexte inédit. En effet, le budget 2026, le premier de la nouvelle mandature, a été adopté lors du Conseil Municipal du 28 avril, dans un climat national et international complexe. En France, même si la Loi de Finances a finalement pu être votée le 19 février dernier, après des semaines de flous, le climat international conflictuel au Moyen-Orient, démarré à la toute fin du mois de février, entraîne des augmentations énergétiques et des incertitudes.
« La construction de ce budget s’inscrit dans un contexte d’efforts accrus pour réduire le déficit public. Les mesures d’économies budgétaires demandées aux collectivités locales sont toutefois de moindre ampleur que ce qui avait été annoncé à l’automne par le gouvernement. Le déficit public est tout de même visé à 5% du PIB », précise Patrick Boullé, Adjoint au Maire en charge des Finances.
Malgré ce cadre national et international tendu, l’objectif de la municipalité est de poursuivre et de mener à bien le programme d’investissement lancé, sans augmentation du taux de taxe foncière.
Comment fonctionne le budget de la ville ?
Le budget de la ville est voté chaque année en équilibre en Conseil Municipal. Il présente les principales inscriptions budgétaires chiffrées, par section dépenses et investissements, elles-mêmes divisées en recettes et en dépenses. Acte fondamental dans la vie d’une commune, il permet d’assurer la continuité des services publics et de concrétiser des projets. Au-delà des chiffres, il reflète les priorités de la municipalité.
Le budget des collectivités territoriales comporte deux types de dépenses : les dépenses de fonctionnement et les dépenses d’investissement.
Pour pouvoir assurer ces dépenses, la ville a besoin de recettes, qui se divisent elles-aussi en deux catégories, par effet de miroir : les recettes de fonctionnement et les recettes d’investissement.
À savoir
Dans les communes de plus de 3 500 habitants, un rapport d’orientations budgétaires doit être présenté avant le vote du budget. Cette présentation en Conseil Municipal donne ensuite lieu à un débat qui s’est déroulé le 14 avril 2026.
Le Budget 2026 de Franconville
Pour rappel, contrairement au budget de l’Etat, celui des collectivités territoriales doit être à l’équilibre, c’est-à-dire que les recettes doivent être égales aux dépenses. L’emprunt ne peut servir qu’à financer des dépenses d’investissement.
DÉPENSES DE FONCTIONNEMENT PAR SECTEUR :
Total des dépenses : 56 037 302 €
2 Questions à Patrick Boullé, Adjoint au maire en charge des finances
Quelles sont les contraintes majeures d’élaboration de ce budget, le premier de cette nouvelle mandature ?
« L’équation reste difficile à résoudre. Notre budget doit être équilibré et dégager une épargne nette de 500 000 € afin d’autofinancer une part importante de nos investissements.
Nos recettes de fonctionnement n’évolueront que du fait de la revalorisation de 0.85% des bases locatives décidée par le gouvernement. Les taux fixés par la ville ne subiront aucune augmentation.
Dans le même temps, les dépenses de fonctionnement, constituées principalement des dépenses de personnel, continueront d’être impactées par les revalorisations et mesures nationales successives. Nous devons donc continuer de contenir autant que possible nos autres dépenses de fonctionnement tout en maintenant un haut niveau de services publics, et en préservant le tissu associatif auquel nous sommes attachés. Chaque dépense doit être pesée, étudiée et ajustée au regard de ce qui a été réalisé en 2025.
Nous poursuivrons bien-sûr les investissements visant à réhabiliter le patrimoine existant, les voiries et les espaces publics, à réaliser des travaux de rénovation énergétique et à doter notre ville de nouveaux équipements.
En 2026, nous prévoyons 16,4 M€ d’investissements. Pour les financer, nous emprunterons 5 M€ alors que nous rembourserons environ 4.5 M€. Le montant de l’encours ne devrait donc que légèrement augmenter. »
Qu’en est-il de la dette ?
« L’endettement est devenu la préoccupation et l’angoisse de beaucoup d’entre nous. Ce qui est compréhensible puisqu’à longueur de temps nous
entendons que le montant de la dette de la France est abyssal, avec toutes les conséquences économiques que cela engendre. Il est vrai qu’aucun budget de l’État n’a été voté à l’équilibre depuis 1974 …
Ce n’est fort heureusement pas le cas des collectivités locales à qui nos dirigeants voudraient pourtant faire porter la responsabilité du poids de cette dette. Pour les collectivités, le recours à l’emprunt n’est possible que pour investir. »
Principales opérations 2026
Équipements scolaires
Extension école Epine-Guyon : 5 262 000 €
Végétalisation des cours d’école (Watrelot et la Source) : 1 650 000 €
Études : reconstruction école Montédour : 800 000 €
Équipements sportifs
Réfection du auvent de la tribune du stade Jean Rolland : 350 000 €
Travaux au CSL : 1 000 000 €