Devoir de mémoire - biographie de Georges HAZARD - Ville de Saint-Étienne-du-Rouvray - Site officiel

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Fiche d’identité

Naissance : 14 avril 1891, Saint-Étienne-du-Rouvray
Décès : 29 août 1914 (23 ans), Guise (02)
Profession : chaudronnier
Grade : caporal, 36e Régiment d’Infanterie, classe 1911
Campagne contre l’Allemagne : du 2 août 1914 au 29 août 1914 (27 jours).

À quoi ressemblait-il ?

Georges Hazard mesurait 1m76. Il avait les cheveux châtains et les yeux bleu foncé.
Il savait lire et écrire, mais n’avait jamais terminé son cursus scolaire.
Il était célibataire et vivait 128 rue Thiers, au Petit-Quevilly (76).

Biographie

Georges Marcel Jean Hazard naît le 14 avril 1891 à Saint-Étienne-du-Rouvray (76). Il est le quatrième enfant d’un jeune couple d’ouvriers. La fratrie s’agrandit tous les deux ans, jusqu’en 1898. Le garçon passe son enfance dans la commune, avec ses quatre sœurs et son frère aîné.

En 1904, alors que Georges Hazard vient d’avoir 13 ans, le père de famille décède, laissant la veuve seule avec ses six enfants. Dans les années qui suivent, la mère emménage au Petit-Quevilly (76). Gaston, le frère aîné, part s’installer à Paris, laissant Georges avec ses sœurs.

En octobre 1912, alors que le jeune homme vient d’avoir 21 ans, il se rend aux bureaux de l’Armée afin de réaliser son service militaire obligatoire de deux années. Il effectue celui-ci au sein du 36e R.I. (Régiment d’Infanterie), dont la caserne se situe à Caen (14). Rapidement remarqué, Georges Hazard est promu caporal au bout d’un an.

Les bruits de guerre commencent à courir, les tensions montent en Europe… Au début du mois d’août 1914, lorsque la guerre éclate finalement, Georges Hazard est déjà mobilisé au sein du 36e R.I. pour son service militaire. Ce faisant, il est amené à participer aux tous premiers combats du conflit. Dès le 5 août, le régiment est acheminé en train jusqu’aux Ardennes. De là, 10 jours plus tard, Georges Hazard et ses compagnons font mouvement vers la Belgique, où la population les acclame comme des sauveurs. Le 22 août, le régiment est engagé dans les combats qui se déroulent autour de Charleroi. L’armée française essuie une cuisante défaite.

Durant les deux jours qui suivent, le 36e R.I., qui a reculé vers le sud, reçoit l’ordre de prendre position à Hanzinelle et d’y demeurer coûte que coûte. Les Allemands bombardent intensément le village, obligeant Georges Hazard et ses camarades à suivre le reste de l’armée française qui fuit… C’est le début de la Retraite. L’Historique régimentaire évoque les scènes qui s’ensuivent… Sur les routes fuient à marche forcée les troupes françaises et les civils belges. Les journées sont épuisantes, la chaleur écrasante…la nourriture manque.

Le 29 août 1914, au sud de Guise (02), le 36e R.I. reçoit l’ordre de rejoindre une ferme où se trouve la cavalerie française, afin de l’aider à tenir position. Hélas, le renseignement est faux… Le régiment tombe sur une forte troupe allemande, qui le cueille sous un feu de mitrailleuses et de schrapnells. Le Journal de marche recense près de 700 pertes (tués, blessés ou disparus). Le soir, Georges Hazard, âgé de 23 ans, manque à l’appel…

Sa famille ne reçoit qu’en novembre 1916 un avis officiel du ministère annonçant que Georges Hazard est présumé décédé.
Sans corps, l’incertitude demeure. Il faudra attendre 1924 pour que la question soit réglée par un jugement déclaratif de décès rendu par le Tribunal civil de Rouen.


Sources : fiche matricule, actes de naissance et de décès, archives d’état civil de Saint-Étienne-du-Rouvray (76), fiche MdH, Livre d’Or, Historique et J.M.O. du 36e R.I.
Auteurs : Ariane Biard, professeure d’Histoire-Géographie et Zoanne MARREAU, 3eC, collège Paul Eluard, 2026.

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