Voilà le thème au cœur du Forum Social Mondial (FSM) 2026 qui aura lieu du 4 au 8 août au Bénin, à Cotonou.
Logo du Forum Social Mondial 2026
Cette année, l’évènement reprend le slogan de la première édition du FSM, tenu à Porto Allegre (Brésil) en janvier 2001. Ce premier forum portait son opposition à la mondialisation néolibérale en s’organisant pendant la semaine du forum économique mondial.
Le FSM est le rassemblement d’acteur·rices porteur·euses d’une mondialisation contre-hégémonique "par le bas". Ce sont des dizaines de milliers de membres d’associations, ONG, mouvements, syndicats et autres organisations citoyennes qui se retrouvent pour mettre la lumière sur leurs actions et réflexions. Comme le décrit l’article 12 de la charte de principes signée en 2001 : « Le Forum Social Mondial est un espace d’échange d’expériences, stimule la connaissance et la reconnaissance mutuelles des instances et mouvements qui y participent, en valorisant leurs échanges, en particulier ce que la société est en train de bâtir pour axer l’activité économique et l’action politique en vue dune prise en compte des besoins de l’être humain et dans le respect de la nature, aujourd’hui et pour les futures générations. »1
En mars dernier, le CRID et Attac France ont réuni les mouvements, collectifs et réseaux européens au service des transformations sociales et écologiques pour réfléchir à l’articulation des luttes face au contexte mondial. Le premier constat de nos organisations est celui du renforcement des idées réactionnaires portées jusqu’il y a peu par les mouvements d’extrême droite. Les grands médias, de plus en plus concentrés autour de groupes privés portent leur diffusion et la droitisation de la fenêtre d’Overton.
Face à la diffusion de cette vision du monde et l’avancement dans les crises économiques les États s’engagent vers la dérégulation croissante des économies, en s’attaquant aux droits sociaux, environnementaux et numériques. De surcroît, les budgets militaires n’ont cessé d’augmenter en défaveur du soutien aux services publics ou des déjà maigres soutiens à la société civile. Un effet largement subit par le milieu de la Solidarité Internationale2.
Les réactions n’attendent pas le FSM et la jeunesse se saisit des mouvements de soulèvement à travers le monde (Népal, Maroc, Madagascar, Pérou, etc). Rejoindre le FSM est l’occasion pour nos collectifs européens de refuser notre complicité avec un système impérialiste, patriarcal et néocolonial. Nous venons porter les valeurs d’une Europe de solidarité populaire internationale pour construire un autre monde.
2Alteractif n°99 et n°101