Au XXe siècle, Sanary-sur-Mer devient un véritable lieu d’inspiration. En dehors des périodes de guerre, la ville accueille de nombreux intellectuels, écrivains et peintres.
Certains viennent y séjourner. D’autres choisissent de s’y installer. Tous recherchent le calme, la lumière et les paysages du Sud de la France. Ainsi, Sanary devient au fil des années un lieu privilégié pour les artistes et les amoureux de la création.
Jean Anouilh, un écrivain attaché à Sanary
Parmi les écrivains qui ont choisi Sanary, Jean Anouilh (1910-1987) occupe une place particulière. Le célèbre dramaturge et scénariste passe la plupart de ses vacances à Sanary entre 1963 et 1975. Il séjourne dans le quartier de Sainte-Trinide.
En 1965, il y fait construire une grande propriété. Celle-ci comprend un jardin, une maison de gardien et un pavillon de travail.
Durant ses séjours, plusieurs Sanaryens sont amenés à le côtoyer. Louis Cavet lui livre notamment le gaz. De son côté, Maurice Desmazures entretient une belle correspondance avec l’écrivain. Cependant, la construction de l’autoroute modifie l’environnement de sa propriété. Jean Anouilh décide alors de ne plus revenir à Sanary.
Hervé Bazin choisit également Sanary
Un autre grand écrivain trouve à Sanary un cadre favorable à son travail.
En 1966, Hervé Bazin (1911-1996) s’installe sous les Baux. Il y écrit son roman Le Matrimoine, publié l’année suivante. La ville devient ainsi un lieu de vie et de création pour plusieurs figures majeures de la littérature française.
Les peintres inspirés par les paysages sanaryens
Sanary attire également de nombreux peintres. Sa lumière, son littoral et ses paysages deviennent des sujets privilégiés. Parmi eux figure Marius Cariage (1880-1972), artiste toulonnais. Il séjourne à plusieurs reprises à Sanary.
Inspiré par les paysages du littoral, il peint principalement des sites plus reculés de l’arrière-pays. La mer apparaît toutefois régulièrement à l’horizon. Il représente notamment La Cride, la Pointe de la Tourette, la Gorguette et les Roches Rouges.
Il peint également Portissol en noir et blanc, dans un style proche de la photographie.
Henry Hayden et l’arrière-pays sanaryen
Sanary séduit aussi Henry Hayden (1883-1972), peintre et lithographe d’origine polonaise.
Au début des années 1920, l’artiste délaisse progressivement le cubisme au profit de la figuration. Les paysages du Sud de la France deviennent alors ses premiers sujets. Il choisit notamment l’arrière-pays sanaryen comme source d’inspiration.
Claude Venard, de Sanary à la dernière demeure
Enfin, le peintre post-cubiste Claude Venard (1913-1999) choisit Sanary comme dernière demeure.
À partir de 1984, il s’installe dans la commune. Il est alors un proche de Moïse Kisling (1891-1953) et d’André Salmon (1881-1969). Il fréquente notamment régulièrement le Nautique.
Claude Venard vit quinze ans à Sanary. Il réside d’abord au Domaine de la Campagne Mitre, puis chemin de la Grande Bastide. Il décède à Sanary le 30 décembre 1999.
Au cours de sa vie, il réalise plusieurs œuvres directement inspirées du paysage sanaryen. Le port et la Tour de Sanary figurent notamment parmi ses sujets.
Une histoire à découvrir dans les archives municipales
À travers ces écrivains et ces artistes, Sanary révèle une partie de son histoire culturelle. La ville a offert à chacun un cadre propice au repos, à la création et à l’inspiration.
Vous souhaitez en savoir davantage ? Vous pouvez prendre rendez-vous aux Archives municipales, lors des horaires d’ouverture de la Médiathèque Jacques Duhamel.