Faire des travaux de rénovation une opportunité de décarbonation
« Vos travaux de rénovation peuvent-ils vous permettre d’économiser du carbone ? »
C’est par cette question que Philippe Benquet, président d’Acorus, a ouvert son intervention.
Pour Acorus, la réponse passe par trois leviers complémentaires : réduire les besoins énergétiques du logement, décarboner les équipements et les vecteurs énergétiques et privilégier les matériaux bas carbone et le réemploi.
Une approche qui prend une dimension très concrète dans les opérations de remise en état des logements.
Les premières expérimentations conduites avec des bailleurs montrent ainsi qu’une remise en état pensée « bas carbone » peut permettre d’économiser de 1 à 3 tonnes de carbone par logement, pour un coût observé compris entre 40 et 80 € par tonne de carbone évitée.
Le réemploi constitue l’un des leviers importants de cette démarche. Aujourd’hui, 15 % des équipements sanitaires posés par Acorus dans le cadre des remises en état de logements sont issus du réemploi.
Au-delà des matériaux, la performance énergétique reste naturellement déterminante. Acorus intervient notamment sur les logements isolés restant classés F : audit énergétique, définition des travaux adaptés — isolation intérieure, ventilation, menuiseries, occultations… — puis réalisation des travaux avec un objectif de changement d’étiquette.
[ Pitch de Philippe Benquet] – https://youtu.be/ZaNXj8SLlhs
Le lendemain, Éric du Passage a abordé l’autre versant de l’adaptation du parc existant : les fortes chaleurs.
Avec l’allongement et l’intensification des épisodes caniculaires, la question dépasse désormais le simple « confort d’été ». Elle devient une question d’habitabilité des logements. Acorus travaille depuis plus d’un an sur ce sujet aux côtés de bailleurs sociaux et de bureaux d’études, notamment dans le cadre du collectif Nos villes à 50°C.
L’approche défendue est pragmatique : sortir du débat entre climatisation ou absence de climatisation pour commencer par identifier les actions réellement nécessaires à chaque bâtiment et à chaque logement.
Chez Acorus, cela commence par un diagnostic flash permettant notamment d’analyser la ventilation, les occultations existantes, les contraintes électriques, les usages ou encore les éventuelles contraintes liées à l’amiante.
À partir de ce diagnostic, les actions dites « sans regret » peuvent être priorisées : installation de brasseurs d’air, occultation des vitrages, optimisation de la VMC et de la surventilation nocturne ou, dans certaines configurations, traitement des toitures. La climatisation intervient en dernier recours lorsque les solutions passives ne suffisent plus.
Une logique simple guide l’intervention :
Bloquer la chaleur. Ventiler. Brasser l’air. Et climatiser lorsque cela devient nécessaire.
[Pitch d’Éric du Passage] – https://youtu.be/C-G6goFH9zo