Post ARENH 2026 : l’analyse de l’UFC-Que Choisir sur la hausse des tarifs de l’électricité

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Les conclusions alarmantes sur le prix électricité

L’analyse révèle que plus de la moitié de l’approvisionnement en électricité sera déterminée par les prix du marché de gros en 2025. Cette exposition accrue aux fluctuations tarifaires inquiète la Commission de régulation de l’énergie.

La nouvelle régulation post-ARENH s’avère inflationniste selon l’étude, avec des coûts d’approvisionnement basés intégralement sur le marché. Le mécanisme de redistribution des profits d’EDF ne garantit pas une restitution complète des bénéfices aux entreprises.

L’étude recommande une réforme en profondeur pour établir des tarifs fondés sur les coûts de production plutôt que sur les prix de gros. Cette approche vise à protéger les professionnels d’une hausse injustifiée des factures.

Nouveau mécanisme de tarification analysé

Le dispositif post-ARENH introduit un système de plafonnement des prix basé sur une valeur pivot de 70€/MWh. Cette référence déterminera le seuil au-delà duquel une taxation progressive des revenus d’EDF sera mise en place.

L’étude de l’UFC Que Choisir souligne que ce nouveau cadre modifie radicalement la valorisation de la production nucléaire française. À partir de janvier 2026, les prix seront fixés selon les conditions du marché de gros européen.

Un mécanisme de redistribution est prévu dans la loi de finances 2025 pour restituer aux consommateurs une fraction des profits d’EDF. Mais l’association pointe les limites de ce système qui ne garantit pas une stabilité des factures sur le long terme.

Critiques du système de redistribution EDF

L’analyse de l’UFC-Que Choisir pointe les failles majeures du mécanisme de redistribution prévu dans la loi de finances 2025. La taxation progressive des revenus d’EDF, fixée à 50% puis 90% selon les seuils, s’avère insuffisante pour garantir des tarifs stables.

Le versement nucléaire universel, censé protéger les professionnels, ne couvre qu’une fraction limitée de la consommation réelle des entreprises. Sur un mégawattheure vendu à 120€ par EDF, la taxe reversée atteindrait seulement 28,50€.

L’association dénonce l’absence de consultation des acteurs économiques dans l’élaboration de cette régulation. La méthodologie retenue par la CRE soulève des questions sur la prise en compte des besoins spécifiques du tissu entrepreneurial français.

Les alternatives proposées au post-ARENH

L’UFC-Que Choisir préconise la création d’une commission mixte regroupant tous les acteurs du marché pour redéfinir la régulation du secteur électrique. Cette instance aurait pour mission d’établir un prix de l’électricité basé sur les coûts réels de production.

L’association recommande également la mise en place d’un service public de l’électricité garantissant l’accès à une énergie stable et abordable. Ce modèle s’appuierait sur la production nucléaire et hydraulique française pour assurer des tarifs maîtrisés.

Un système de surveillance renforcé des profits d’EDF permettrait d’ajuster dynamiquement les seuils de taxation en fonction des conditions du marché.

Solutions pour maîtriser la hausse des tarifs

Face aux perspectives de hausse, plusieurs leviers d’action s’offrent aux entreprises. La réalisation d’un audit énergétique permet d’identifier les principaux postes de consommation et d’établir un plan d’optimisation personnalisé.

L’accompagnement par un expert en achat d’énergie, comme Capitole Énergie, s’avère stratégique pour sécuriser les approvisionnements. La mise en place d’un suivi détaillé des consommations via des outils de monitoring aide à détecter rapidement les anomalies et ajuster les process.

Le regroupement des professionnels en centrale d’achat renforce leur pouvoir de négociation. Cette mutualisation, associée à des contrats d’approvisionnement long terme, offre une meilleure visibilité budgétaire et des tarifs plus avantageux.

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Coordonnées
Manon JAMMES