À la rencontre des forces de secours et de sécurité - Moissy-Cramayel

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Quand Sénart se construit il y a plus de cinquante ans, Moissy devient le point d’appui des services de secours et de sécurité. À l’entrée de ville, le centre d’incendie et de secours et le commissariat de Police nationale se font face. Quelques années plus tard, sur le même axe, la Police municipale prolongera cette ligne de protection. Trois implantations, trois façons d’agir, un même réflexe : protéger. À quelques kilomètres, la Maison de la Justice et du Droit de Sénart, à Savigny-le-Temple, ouvre un autre chapitre : celui de la médiation, de l’écoute, des droits que l’on vient éclaircir. Ensemble, ils composent un maillage attentif, une présence qui veille sur les habitants et sécurise la ville, jour après jour.


Sapeurs-pompiers : une présence vitale au cœur du territoire

Dans les locaux du centre d’incendie et de secours de Moissy, au 881 de l’avenue Jean Jaurès, la routine n’entre jamais en service. Une alarme retentit, un fourgon démarre, une équipe s’élance. Avec plus de 5 400 interventions par an, les sapeurs-pompiers locaux figurent parmi les plus sollicités du département. Secours à la personne, accidents, incendies ou risques spécifiques : ils veillent, tout au long de l’année, de jour comme de nuit. Un maillon essentiel de la sécurité quotidienne.

Au plus près des urgences. Au centre d’incendie et de secours, le rythme ne faiblit jamais. Douze pompiers sont de garde en permanence, prêts à partir au moindre signal. Une détresse respiratoire, un accident de la route, une chute à domicile : les équipes enchaînent, sans rupture, les urgences d’un territoire dense qui regroupe 58 000 habitants et cinq communes couvertes en premier appel (Moissy, Réau, Lieusaint, Combs-la-Ville et Limoges-Fourches). Cette situation explique en partie l’intensité de l’activité : la caserne se classe dans le top 5 des plus mobilisées de Seine-et-Marne.

Sous haute vigilance

Les secours à la personne représentent l’essentiel des départs avec 74 % des interventions. Puis viennent les accidents de la route – fréquents sur les axes structurants du secteur, de la N104 à l’autoroute A5 –, les incendies ou encore les opérations diverses qui rythment le quotidien des équipes. Pour faire face, le centre compte 111 sapeurs-pompiers, dont 70 volontaires engagés aux côtés de 41 professionnels. Une force opérationnelle d’autant plus remarquable qu’elle est l’une des plus féminisées du département, avec 20 femmes en uniforme. Tous sont polyvalents : incendies, secours routier, interventions diverses…

Une puissance opérationnelle solide

Sur la dalle, les véhicules sont prêts à démarrer : seize engins roulants dont trois ambulances, un véhicule de secours routier, une grande échelle, un fourgon incendie, mais aussi une cellule NRBC pour intervenir sur les risques nucléaires, radiologiques, biologiques ou chimiques. Particularité locale : la caserne bénéficie d’un véhicule renforcé d’un médecin et d’un infirmier. Un atout rare à l’échelle départementale qui confirme la qualité des prises en charge. Et bientôt, une nouvelle silhouette va s’ajouter à la flotte des secours : un hélicoptère médicalisé, basé à Villaroche, investi par deux équipes médicales. Capable d’intervenir sur les situations les plus graves, il offrira un renfort aérien précieux pour réduire les délais sur les urgences vitales.

La relève en uniforme dès 13 ans


Moissy-Cramayel accueille l’une des plus anciennes sections de jeunes sapeurs-pompiers (JSP) du département, créée en 1967. Chaque année, une vingtaine de jeunes de 13 à 17 ans suivent une formation de quatre ans : manœuvres, techniques de lutte contre l’incendie, gestes de secours, sport, cohésion d’équipe et valeurs citoyennes. Encadrés par des pompiers spécialement formés, les JSP acquièrent les compétences nécessaires pour devenir, à partir de 17 ans, sapeurs-pompiers volontaires après validation de leur formation. Beaucoup poursuivent vers une carrière professionnelle, certains revenant servir à Moissy après un parcours ailleurs en France. La section brille régulièrement lors de concours départementaux et nationaux : une fierté locale, et la meilleure preuve que la relève est assurée !


Forces de l’ordre : une action coordonnée au service de la sécurité

À l’entrée de Moissy, le commissariat de Police nationale pose le cadre : ici, les équipes gèrent les urgences, mènent les enquêtes et veillent sur un vaste territoire. Quelques mètres plus loin, le poste de Police municipale ouvre sa porte sur un tout autre tempo : celui de la proximité, des patrouilles quotidiennes, des visages familiers que l’on croise dans les quartiers. Deux forces, deux rythmes, mais une même mission : protéger les habitants, appuyées par un réseau de vidéoprotection qui renforce encore la vigilance sur la ville.

Sur le terrain, Police nationale et Police municipale se croisent, échangent, se complètent. Mais derrière cette proximité, deux univers coexistent. L’une agit au nom de l’État, sous l’autorité du ministère de l’Intérieur et du procureur de la République ; l’autre relève du Maire, inscrite dans la vie quotidienne de la commune et dans les missions de proximité. Lorsqu’une affaire prend une tournure judiciaire, elle quitte aussitôt le champ municipal pour entrer dans celui de la Police nationale et des juges. Deux cadres distincts, mais une même volonté de veiller sur le territoire et ses habitants.


MJD de Sénart : la justice au plus près des besoins

Au cœur de Savigny-le-Temple, la Maison de la Justice et du Droit de Sénart (MJD), gérée par l’agglomération Grand Paris Sud, accueille chaque année près de 8 500 usagers. Ici, chacun peut être informé, orienté ou accompagné gratuitement, quel que soit son âge, sa situation ou son lieu de résidence. Une justice de proximité, animé par une équipe engagée qui fait vivre au quotidien l’accès aux droits.

Les Maisons de la Justice et du Droit sont nées d’un besoin simple : rapprocher la justice du quotidien des habitants. Un lieu à taille humaine, où l’on pousse les portes pour comprendre ses droits sans franchir celles d’un tribunal. À Sénart, cette ambition prend forme en 1998. Le conseil départemental de l’accès au droit (CDAD), la commune de Savigny-le-Temple et l’agglomération Grand Paris Sud unissent leurs forces pour ouvrir une Maison de justice et du droit (MJD) au cœur du territoire.

Une structure de proximité, pensée pour orienter juste et accompagner chacun, quel que soit son parcours. Alors chaque jour, des habitants de tout le territoire, dont les moisséens, franchissent la porte de la MJD pour obtenir une réponse, un appui, une orientation. Les situations varient, mais l’attente est la même : trouver un lieu où l’on peut comprendre ses droits simplement et être guidé sans délai. Avocats, notaires, juristes du centre d’informations sur les droits des femmes et des familles (CIDFF), conciliateur de justice, médiateur familial, associations spécialisées…

Les permanences se succèdent et couvrent l’essentiel des situations du quotidien, gratuitement et en toute confidentialité : recompositions familiales, tensions au travail, difficultés de logement, dettes qui s’accumulent ou encore démarches administratives complexes.

À l’accueil, une équipe attentive

Au-delà des permanences, c’est ici que tout commence. Deux agentes expérimentées y tiennent un rôle clé : elles écoutent, orientent, dénouent les premières inquiétudes. Elles voient passer des situations parfois lourdes, souvent urgentes, mais conservent la même élégance dans le geste : accueillir sans juger, expliquer sans brusquer. La nouvelle greffière, arrivée à l’automne, souligne d’ailleurs leur capacité à maintenir une qualité d’écoute constante, même dans les périodes de forte affluence.

Sur le terrain, une justice qui se déplace

La MJD est un lieu très sollicité : près de 8 500 usagers en 2024, dont une majorité contactant la structure par téléphone. Le public vient aussi bien de l’agglomération Grand Paris Sud que des communes voisines, preuve que le territoire élargi reconnaît la structure comme un repère fiable pour accéder à ses droits. La MJD, c’est aussi une présence judiciaire de proximité. Tout au long de l’année, des personnes convoquées dans le cadre de mesures pénales s’y présentent pour rencontrer éducateurs, conseillers pénitentiaires ou délégués du procureur. Près de 355 personnes ont ainsi été suivies en 2024, dans un cadre plus accessible et moins intimidant qu’un tribunal, ce qui favorise la compréhension et l’assiduité.

En parallèle, la structure se déplace hors-les-murs pour mener des actions de prévention et de sensibilisation : interventions dans les collèges, ateliers autour de la citoyenneté, rencontres thématiques. En 2026, la relance de l’exposition « Moi, jeune citoyen » devrait renforcer encore ce volet éducatif, en proposant aux plus jeunes un parcours pour comprendre les droits, les règles et les principes du vivre-ensemble. Dans son quotidien comme dans ses actions extérieures, la Maison de la Justice et du Droit reste fidèle à sa vocation : offrir une justice accessible, incarnée et profondément humaine, au plus près des habitants.

Coordonnées
Mégane Bellée