La Voie des Sacres, à Reims (51) - VINCI Construction

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© IMAGESinAIR Productions

Octobre 2025. La nuit est tombée sur la Cité des Sacres et les équipes de l’agence Eurovia de Reims (VINCI Construction) mettent en œuvre des enrobés en cœur de ville sur la Voie éponyme. Une nouvelle étape est franchie dans le cadre de cette requalification qui aura vu, à son terme, la réalisation d’environ 25 000 m² de voirie. En surface, un profil routier aride et une artère minérale à redessiner. En profondeur, un entrelacs de réseaux à sécuriser, à raccorder, à renouveler. Sous maîtrise d’ouvrage du Grand Reims, l’opération redonne cohérence à l’axe patrimonial traversant la ville – autrefois parcouru par les moines et les cortèges royaux entre la basilique Saint-Remi et la cathédrale Notre-Dame – et connectant les Promenades à la place des Droits de l’Homme. C’est un chantier total : voirie, réseaux, assainissement et aménagement. Une opération à haute visibilité, inscrite dans le plan global de mobilité urbaine comprenant la création de pistes cyclables et des nouvelles lignes de bus à haut niveau de service (BHNS) Orélys, mises en service à la fin novembre 2025.

© IMAGESinAIR Productions

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À FLUX CONSTANTS

L’agence Eurovia de Reims pilote les travaux en groupement avec Eiffage Route Nord Est et CENTRALPOSE, et avec l’appui de Sogea Environnement (VINCI Construction) pour les réseaux humides et de Soletanche Bachy France (VINCI Construction) pour le traitement et le comblement de trois cavités souterraines sur les dix identifiées dans la zone. Deux kilomètres et demi d’un axe patrimonial sont à réécrire dans une ville qui reste en mouvement, entre flux de piétons, commerces et services ouverts et cadence soutenue de travaux. Dans ce cœur urbain saturé, la précision du planning est aussi cruciale que celle du geste. « La difficulté n’est pas tant technique qu’organisationnelle, souligne Cédric Turbert, conducteur de travaux, Eurovia. Il faut tenir les délais sans bloquer la ville. En novembre 2025, nous avions réalisé 85 % des travaux. Il nous aura fallu quinze mois, là où il faudrait d’ordinaire deux ans. »

Les équipes jonglent avec 47 000 m³ de terrassements, 15 000 m² de pavage, 10 000 mètres linéaires de bordures et 5 000 de caniveaux asphaltés mis en œuvre par la SCAL (N.D.L.R. : un secteur de l’agence Eurovia de Ludres). À chaque phase, un nouvel équilibre est à trouver entre production, accessibilité et sécurité sur le terrain d’une coactivité savamment articulée. La vigilance devient un langage commun, partagé par toutes les équipes. « La sécurité des usagers est notre premier impératif, souligne Florian Faivre, chef de chantier chez Sogea Est, dont les interventions sont à présent terminées. D’un jour à l’autre, du matin à l’après-midi, la circulation et les accès pouvaient avoir changé dans la rue. Il fallait alors réagir vite pour garantir la sécurité des piétons. Travailler en centre-ville, c’est anticiper chaque pas, chaque passage. »

© Aurélie Coudière

À PLEIN RÉGIME

La cathédrale, l’opéra, les façades classées : autant de témoins sous lesquels le chantier se déploie, visible de tous. « Ici, rien n’est standard, décrit Xavier Leblanc, chef de chantier, Eurovia. Les bétons, les pavages, les bordures : tout est spécifique, jusqu’à la nuance des joints. C’est un chantier particulièrement exposé, en cœur de ville, où notre sens du détail et chacun de nos gestes sont scrutés. » Embauché chez Terélian (VINCI Construction) entre 2021 et mars 2025, Anthony Desein, chef de chantier désormais au sein d’Eurovia, poursuit : « Je suis passé des grands terrassements à un chantier « à la petite cuillère », où l’exigence de qualité se lit dans les moindres finitions, alors que le chantier est une véritable fourmilière. » Dans un environnement urbain dense, la coactivité reste l’enjeu majeur. Au premier trimestre 2025, une douzaine d’équipes et d’expertises différentes œuvraient simultanément sur différents secteurs du chantier ; en septembre, c’était une vingtaine !

À CŒUR OUVERT

Sous les 23 000 m² environ de trottoirs pavés en pierre de Comblanchien ou en grès Kandla d’Inde, Sogea Environnement est intervenu sur l’invisible : l’assainissement des eaux pluviales et usées – plus de 6,8 km de canalisations au total – et l’adduction d’eau potable – 1,5 km de réseaux remplacés. « Dès la phase d’études, nous avons bâti l’offre avec les équipes route, poste par poste, en cherchant à optimiser les coûts et les séquences, explique Flavien Barthe, responsable Études de prix, Sogea Est. Sur le terrain, tout a changé : la coactivité, la circulation, le sous-sol… » La voie cachait un sous-sol labyrinthique où se superposent les vestiges du passé : réseaux abandonnés, rails de tramway des années 1930, cavités de caves champenoises. « L’encombrement du sous-sol a impliqué un enchaînement de découvertes que les plans n’avaient pas anticipé, se souvient Antoine Launois, conducteur de travaux, Sogea Est. Il a fallu coordonner en permanence et ajuster nos modes opératoires au jour le jour. » C’est toute la force des synergies de VINCI Construction : transformer un chantier linéaire et itératif en aventure collective et agile. Le cœur de Reims ne se reconstruit pas, il continue de battre.

Le chantier en images

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