Depuis 3 ans que Rumeur Publique a lié sa création de valeur à sa stratégie RSE, nous avons pu expérimenter l’impératif temps long de la structuration… toujours un peu plus long qu’imaginé au départ. Et si cette construction n’est jamais vraiment terminée, puisqu’elle s’amende chaque année selon le principe de l’amélioration continue, nous pouvons dire que nous avons passé un cap dans la concrétisation de nos engagements.
Sans faire la liste exhaustive de nos réalisations (disponible dans notre politique RSE ICI), nous souhaitons partager un retour d’expérience sur 2 de nos dernières actions sociale et sociétale. Parce que chaque action a des impacts positifs évidemment, mais aussi des points à améliorer qu’il faut assumer, sans compter les quelques galères qu’il nous faut bien reconnaître.
Nous avons notamment communiqué sur notre partenariat avec l’École de la 2e chance de Seine-Saint-Denis.
Et à juste titre, car nous nous sommes impliqué.e.s : nous avons présenté nos métiers, fait visiter nos locaux, nos studios podcast et audiovisuel, généré des échanges entre les jeunes gens et les collaboratrices et collaborateurs. Nous avons préparé 4 jeunes femmes à la prise de parole en public, dans le cadre d’un projet de débat public porté par l’école.
Les équipes de l’École de la 2e chance étaient ravies, les jeunes gens qui ont participé nous ont témoigné leurs remerciements, en particulier ceux qui ont sollicité des conseils en one to one. Des collaboratrices (pour cette fois, il s’agissait des femmes) se sont manifestées spontanément pour proposer leur aide lors des prochaines actions.
Nous avons donc tenté de pérenniser ce partenariat, d’en faire une action récurrente pour augmenter notre impact auprès de ces jeunes. Mais nous nous sommes heurtés à une contrainte structurelle. Les équipes en face de nous ne sont pas staffées pour prendre en charge toute l’organisation indispensable. Et c’est bien normal que leur priorité aille au parcours des jeunes dont ils ont la charge.
Ce que nous avons appris ici :
C’est déjà une réussite que de s’impliquer dans ce type d’actions ponctuelles. Pour en faire un projet récurrent qui engage plus de collaboratrices et collaborateurs, il est important que les 2 parties prenantes soient en capacité d’absorber le pilotage d’un tel projet.
Nous avons aussi expérimenté l’importance des sujets qui touchent à la santé mentale et physique.
Loin d’être un simple exercice réglementaire, pour être écoutés et emporter l’adhésion, les messages doivent être soigneusement orchestrés et mis en scène.
C’est ce que nous avons fait avec succès, au regard des retours positifs à l’enquête de satisfaction[1] post-événement, à l’occasion de la journée de lutte contre les violences faites aux femmes, le 25/11 dernier.
Un événement en quatre parties : une conférence, un document pédagogique sur les Violences Sexuelles et Sexistes (VSS – du sexisme ordinaire au harcèlement sexuel et au viol), de l’incarnation et les bonnes infos pratiques.
Notre président a pris la parole pour marquer la position ferme de l’agence contre tout type d’agissements sexistes et violences sexuelles, nos cofondateurs et associé.e.s ont manifesté leur soutien, notre référente Égalité (Ariane Moret, dont l’offre est présentée dans ce numéro) et notre référente CSE sur les VSS ont explicité les informations fournies dans le document distribué à toutes et tous, notamment sur les dispositifs de signalement mis à leur disposition. Ce document a été construit sur le modèle du violentomètre réalisé par l’État pour la sphère privée, et adapté au monde du travail.
Ce que nous avons appris :
Même si nous pensons que ces phénomènes ne sont pas à l’œuvre dans l’entreprise, il reste essentiel de s’en préoccuper.
- Parce que nous ne savons pas ce que vivent nos collaboratrices dans la sphère privée (90% des victimes de cas de VSS sont des femmes selon les chiffres nationaux), et les informations qui sont transmises peuvent leur servir aussi à ce titre. [JL3]
- Parce que c’est un sujet qui concerne toutes les relations au travail, certes en interne mais aussi avec les parties prenantes externes. Et c’est peut-être à cet endroit-là que l’entreprise a le moins d’information.
Il faut bien dire aussi que chaque mot a été pesé, car cela reste toujours un sujet sensible à présenter et à porter. On comprend ici l’importance de la préparation pour faire de l’action proposée une réussite.
Ces expériences sont enrichissantes à tout point de vue, et nous ambitionnons de vous donner à voir plusieurs autres de nos actions dans notre premier rapport de durabilité prévu avant l’été.
Nous ferons tout pour qu’il donne envie, avec un format attractif, facile à lire ou à regarder ! Stay tuned.
Caroline Danton – Directrice Conseil RSE
caroline.danton@rumeurpublique.fr
[1] L’événement a clairement rempli ses objectifs pédagogiques fondamentaux : 100% des répondants savent précisément à qui s’adresser en interne en cas de situation de VSS, et 94% ont compris la procédure de signalement (très ou plutôt clairement). 94% des participants se sentent également mieux équipés pour repérer les comportements déplacés. L’outil remis est jugé utile ou très utile par 97% des répondants (enquête de satisfaction interne post-évènement du 25/11/2025).
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