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Le dictionnaire Larousse définit le serment comme « l’affirmation solennelle de quelqu'un en vue d'attester la vérité d'un fait, la sincérité d'une promesse, l'engagement de bien remplir les devoirs de sa fonction ».
Le serment des magistrats des chambres régionales des comptes (articles L. 220-4 et R. 212-3 du code des juridictions financières) est le suivant : « Je jure de bien et fidèlement remplir mes fonctions, de garder le secret des délibérations et de me conduire en tout comme un digne et loyal magistrat ». Il est le même que celui prêté par les magistrats de la Cour des comptes.
Ce dernier était déjà mentionné, sous une autre forme, en 1320, dans l’ordonnance royale du Vivier-en-Brie de Philippe V. Depuis, le texte a évolué et prend sa forme actuelle en 2006.
Les magistrats des juridictions financières prêtent serment, après leur nomination administrative, lors de leur installation dans leur premier poste, à l’occasion d’une audience publique, devant leurs pairs. Il s’agit d’une procédure juridictionnelle marquée par un réquisitoire du ministère public. Un procès-verbal de cette prestation est ensuite dressé par le président de la juridiction.
La prestation de serment est une obligation préalable à l’exercice de la fonction de magistrat. Le président de la juridiction annonce, après qu’il ait lu le serment et que le nouveau magistrat ait répondu « je le jure » en levant la main droite, que la chambre le reçoit en sa qualité de magistrat, pour en exercer les fonctions et jouir des honneurs, prérogatives et émoluments qui y sont attachés.
L’ouvrage récent de M. Jean Picq, publié en 2025 à la Documentation Française et intitulé « Le serment des magistrats des comptes » détaille l’histoire du serment à la Cour des comptes et les coulisses de ses évolutions.
Les vérificateurs et les greffiers des juridictions financières prêtent également un serment professionnel avant leur entrée en fonction.