Sans sobriété, l’électrification ne peut tenir ses promesses

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L’électrification, devenue le seul mot d’ordre du gouvernement pour sortir des énergies fossiles, est un levier majeur. Mais en faire ainsi le pivot central de la politique énergétique suppose implicitement que l’électrification, et l’énergie “verte” qui l’alimente, peuvent s’étendre à l’ensemble du système sans limite physique ni économique.

L’électrification, devenue le seul mot d’ordre du gouvernement pour sortir des énergies fossiles, est un levier majeur. Mais en faire ainsi le pivot central de la politique énergétique suppose implicitement que l’électrification, et l’énergie “verte” qui l’alimente, peuvent s’étendre à l’ensemble du système sans limite physique ni économique.

C’est précisément pour lutter contre ce type d’approche simpliste que l’Association négaWatt développe depuis 2001 des scénarios couvrant l’ensemble du système énergétique, le faisant évoluer grâce à une approche globale s’appuyant sur son triptyque : sobriété, efficacité, renouvelables.

Sans sobriété structurelle, chaque progrès technique risque d’être absorbé par une consommation accrue. Sans maîtrise du nombre de véhicules, de la taille des batteries et des distances parcourues par exemple, la transition vers une mobilité électrique risque de se heurter à des limites d’extraction soutenable du lithium ou du cobalt nécessaires. Sans maîtrise du volume et du dimensionnement des équipements nécessaires à l’électrification, le coût d’investissement en limite nécessairement le rythme.

Le scénario négaWatt 2022 illustrait déjà comment la sobriété et l’efficacité peuvent aller de pair avec une forte électrification, afin de réduire le plus vite possible le recours aux énergies fossiles – pour le bien du climat et de notre souveraineté.

Coordonnées
Stéphane LB