De Groene Amsterdammer du 26 février 2026 : Macron commande des vitraux modernes pour Notre-Dame

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L’article, signé par Angela Dekker, a été traduit du néerlandais par Sites et Monuments.

Paris – Le musée Voorlinden à Wassenaar présente ce printemps la première rétrospective de l’œuvre figurative, riche et variée, de Claire Tabouret (1981). L’étoile de la peintre française est en pleine ascension, indique le communiqué de presse.

Son projet de nouveaux vitraux pour la cathédrale Notre-Dame de Paris a été retenu par le président Emmanuel Macron et devrait être installé d’ici la fin de l’année dans les six chapelles du bas-côté sud.
Cette décision ne sera toutefois pas appliquée sans opposition : plus de trois cent mille signataires d’une pétition demandent le maintien des vitraux du XIXe siècle, hauts de sept mètres, conçus par l’architecte Viollet-le-Duc et épargnés par l’incendie.

Selon Didier Rykner, rédacteur en chef de La Tribune de l’Art et à l’origine de la pétition, Emmanuel Macron souhaiterait associer son nom à Notre-Dame. Il estime que cela a déjà été le cas lors de l’incendie de 2019. Bien que la cause exacte de ce dernier n’ait jamais été établie, l’État, propriétaire de la cathédrale, porterait une lourde responsabilité en raison d’un manque d’entretien.
Il rappelle également que plusieurs centaines de milliers de donateurs ont contribué financièrement à la restauration de la cathédrale dans son état historique.

L’artiste Claire Tabouret a déclaré au Guardian vouloir rendre un « hommage » à Viollet-le-Duc. Elle a conservé en partie les formes géométriques des rosaces, tout en représentant les principaux protagonistes de la Pentecôte : la Vierge Marie, les apôtres et la colombe. Ses maquettes grandeur nature sont actuellement exposées au Grand Palais à Paris.

Julien Lacaze, président de l’association Sites & Monuments, estime-lui aussi qu’il s’agit de l’ « ego de Macron », explique-t-il par téléphone. Il rappelle qu’il existe un emplacement où les vitraux ont bien été endommagés par l’incendie, mais qui est moins visible pour les quatorze millions de visiteurs passés l’an dernier. Il a engagé une procédure contre l’État.
« La France a confirmé en 1965, avec la signature de la Charte de Venise, que le remplacement d’éléments du patrimoine historique n’est autorisé qu’en cas de dégradation irrémédiable. »
Il ajoute que le ministère de la Culture pourrait tenter de trouver une issue juridique pour contourner cette opposition, mais qu’il engagerait alors une nouvelle procédure afin de déterminer si Notre-Dame, y compris les restaurations de Viollet-le-Duc au XIXe siècle, constitue un monument historique dans son ensemble.

Il se dit confiant quant à l’issue : Viollet-le-Duc a conçu la sacristie, les gargouilles, les vitraux et la flèche. La volonté initiale du président Macron, après l’incendie, d’installer une flèche contemporaine avait déjà été rejetée, car cet élément faisait partie intégrante du monument historique.
« Même le président de la République doit respecter la loi », conclut-il.

Angela Dekker

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Coordonnées
François Besseron