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Un sol vivant, poreux et alimenté en continu par des plantes est un sol fertile, productif et résilient. À l’inverse, laisser le sol nu accélère l’assèchement, l’érosion et l’appauvrissement biologique… et finit par coûter cher.  

Cas d'un sol nu : que se passe-t-il réellement ?

Sur le sol nu, le soleil frappe directement et provoque :

  • L'assèchement par évaporation : l’eau disparaît au moment où elle est la plus utile à la structure et à la vie du sol.
  • La surchauffe de surface : des mesures en milieux méditerranéens montrent que l’ombrage par végétation abaisse la température maximale du sol de plusieurs degrés (jusqu’à ~7 °C de moins sous couvert arboré par rapport à des zones ouvertes). Limiter les extrêmes permet le maintien de l'activité microbienne et d'amoindrir les stress pour les racines.

En période sèche, un sol nu risque l'érosion éolienne (par le vent). Les particules argileuses, les plus fines, partent en premier — celles dont on a justement besoin pour la stabilité structurale et le CAH. Le “nuage” au passage d'un engin agricole en été ? C'est l'élévation de ces fractions fines qui quittent la parcelle.

En période pluvieuse, un sol nu risque l'érosion hydrique (par l’eau), d’autant plus marquée sur sols limoneux battants. En France, les pertes en terre par érosion hydrique sont en moyenne ~1,5 T/ha/an (avec de fortes variations régionales), et ~20 % du territoire présente un aléa moyen à très fort.

Bilan : un sol nu perd sa texture, sa structure et ses ressources hydriques et minérales. Il s’appauvrit biologiquement et dévalorise le capital sol. À terme, c’est un sol qui se dégrade, un sol qui se meurt.

Couvrir le sol c'est garantir le fonctionnement optimal

Dès qu’une plante s’enracine, le système s’auto‑entretient.

Racines : architecture du sol et “porosité vivante”

  • Perforation et stabilisation : les racines ouvrent des pores, connectent les horizons, renforcent les agrégats. À leur mort, elles laissent des vacuoles remplies d’air ou d’eau appelée porosité fonctionnelle.
  • Infiltration & anti‑battance : un couvert atténue l’impact des gouttes, retarde la croûte de battance et améliore l’infiltration.

Rhizosphère : là où “toute la magie s’opère”

La rhizosphère (zone d'échange entre les sols et les racines) est un hotspot biologique. Les plantes y libèrent des exsudats (sucres, acides organiques et acides aminés), carburant immédiat des micro-organismes. En échange, la population microbienne minéralise et solubilise des nutriments qu'à son tour la plante absorbe.

Ordre de grandeur : selon les espèces et conditions, entre 5 à 21 % du carbone photosynthétisé peut être réinjecté au sol via les racines.

Couverture végétale : effets systémiques

  • Cycle de la MO & stockage du carbone : l'exsudation et la biomasse restituée au sol constitue l'humus et le stock carbone. Ce cycle est reconnu comme un des leviers pour atténuer le réchauffement climatique.
  • Gestion de l’eau : les couverts réduisent fortement l’évaporation (ombre et paillis) et augmentent l’infiltration ; ils modulent aussi le drainage (consommation de 25–30 mm d’eau par tonne de MS produite, à intégrer dans le pilotage).
  • Résilience climatique : une porosité entretenue amortit les excès (pluies intenses, sécheresse) en limitant le ruissellement, la battance et le stress hydrique.

En conclusion

Couvrir le sol, c’est activer l’un des principes fondamentaux de l’agriculture régénérative : protéger en permanence ce qui fait la structure, l’eau et la vie de la parcelle. Les plantes, par leurs racines et leurs exsudats, réparent, stabilisent et nourrissent le sol bien plus efficacement que n’importe quelle intervention mécanique.

En restaurant la porosité, en stimulant la vie et en relançant les cycles du carbone et de la matière organique, les couverts végétaux créent un système plus autonome, plus stable et plus résilient face aux aléas climatiques. Un sol couvert n’est pas seulement un sol protégé : c’est un sol qui reconstruit ses propres fonctions.

Pas à pas, espèce après espèce, diversité après diversité, on redonne au sol sa capacité naturelle à s’auto-entretenir. C’est toute la logique régénérative : laisser le vivant faire le travail… et l’accompagner intelligemment.

Et VERTAL dans tout ça 

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Sophie VERMERIE