Grande Consultation des Entrepreneurs JANVIER 2026 : Un optimisme raisonné - CCI Dordogne

Compatibilidad
Ahorrar(0)
Compartir

En dépit d’un contexte tendu, intérieur (budget toujours incertain) comme extérieur (tensions et instabilités internationales), les chefs d’entreprise témoignent, en ce début d’année, d’un regain d’optimisme. Ils affichent notamment une plus forte confiance dans les perspectives de développement de leur entreprise en 2026. En cette période de vœux, ils attendent du gouvernement qu’il agisse en priorité sur la fiscalité, la simplification administrative et l’emploi. Et dans la perspective des élections municipales, ils espèrent que les nouvelles équipes amélioreront l’attractivité commerciale des centres-villes et, là encore, qu’elles simplifieront leurs démarches administratives

Les indicateurs baromètriques

L’indicateur d’optimisme en progression

Les débuts d’année sont souvent placés sous le signe de l’optimisme. 2026 n’y échappe pas ; l’indicateur d’optimisme retrouve son niveau d’il y a un an
70 points (+ 4 point) pour l’indicateur d’optimisme

La perception de la situation actuelle s’améliore sensiblement

42% C’était mieux hier (-6 points)
33% C’est très bien en ce moment (+ 5 points)
24% Ça sera mieux demain (+ 1 point)

L’état d’esprit des dirigeants en ce début d’année est nettement plus positif qu’en fin d’année dernière (+ 5 points en un mois). Les avis sur le contexte actuel varient sensiblement selon les secteurs d’activité. Les dirigeants de la construction (42 %) et des services (38 %) sont les plus optimistes tandis que ceux de l’industrie (49 %) et du commerce (46 %) considèrent que « c’était mieux hier ».

La confiance dans les perspectives de leur entreprise progresse

Là encore, et de façon cohérente avec la perception du contexte actuel, les dirigeants de la construction (68 %) et des services (70 %) sont les plus confiants sur les perspectives de leur propre entreprise pour 2026, contrairement à leurs homologues de l’industrie (57 %) et du commerce (61 %). La confiance s’améliore, par ailleurs, avec la taille de l’entreprise : 62 % (moins de deux salariés), 67 % (de 3 à 49 salariés) contre 74 % parmi les structures comptant 50 salariés et plus.

De la même façon, les niveaux de confiance dans l’économie française varient du simple au double entre les dirigeants industriels (7 %) et ceux des entreprises de services (16%). Les tensions internationales et le climat géopolitique anxiogène n’incitent pas les entreprises, quels que soient leur secteur d’activité ou leur taille, à la confiance dans l’économie mondiale.

Niveau de confiance dans les douze prochains mois :
65% leur entreprise (+ 6 points)
12% l’économie française (=)
17% l’économie mondiale (- 3 points)

Les intentions en matière d’effectifs dans les 12 prochains mois

14% Augmenter le nombre de salariés (+ 2 points)
79% Maintenir le nombre de salariés stable (- 2 points)
7% Réduire le nombre de salariés (- 3 points)

L’inflation considérée comme moins pénalisante

Les craintes liées à l’inflation sont moins fortement ressenties par les chefs d’entreprise en ce début d’année. Les conséquences de la hausse des prix sur la viabilité de l’entreprise et sur le niveau de rémunération du dirigeant sont logiquement jugées plus prégnantes dans les plus petites structures que dans les plus grandes.

79% (- 4 points) sont plus attentifs que d’habitude à leurs charges
53% (- 5 points) craignent pour la viabilité de leur entreprise
40% (+ 1 point) n’écartent pas une baisse de leur rémunération
33% (- 3 points) rencontrent des difficultés pour être payés à temps par leurs clients
16% (- 3 points) font face à des demandes d’avances sur salaires de leurs collaborateurs

Pour 2026, les chefs d’entreprise forment leurs vœux et listent leurs attentes

Pour le gouvernement :

Alors que les discussions parlementaires s’éternisent et que l’incertitude budgétaire domine toujours, les chefs d’entreprise placent logiquement et très largement en tête de leurs préoccupations le sujet de la fiscalité (61 % des opinions). La demande récurrente de simplification administrative est aussi plébiscitée par près de la moitié des dirigeants. Les charges réglementaires sont, à cet égard, considérées comme le frein majeur au développement économique par les dirigeants français interrogés comme l’a, par ailleurs, montré l’enquête Eurochambres 2025.

L’emploi complète le podium des attentes des dirigeants avec 35 % des avis exprimés. La question des compétences figure d’ailleurs comme LA priorité des entrepreneurs pour la nouvelle année. Si la question des droits de douane arrive en fin de classement des priorités pour 2026, elle est cependant plus fortement ressentie par les industriels confrontés directement aux conséquences des décisions de l’exécutif américain.

La fiscalité 61%

La simplification administrative 49%

L’emploi 35%

La sécurité 23%

L’énergie 19%

La formation 12%

La transition écologique 12%

L’aménagement du territoire 6%

Les droits de douane 5%

L’export 3%

Pour les futurs élus municipaux :

Alors que les élections municipales approchent, les dirigeants expriment leurs demandes. Trois thématiques émergent prioritairement et de façon quasiment égale : la dynamisation des cœurs de ville, l’amélioration de la vie des entrepreneurs en simplifiant leurs démarches administratives et celle des consommateurs en facilitant leurs déplacements pour leurs achats.

Logiquement, les commerçants et les entreprises de services sont les plus demandeurs d’actions des élus locaux pour rendre les centres-villes plus attractifs.

Le jugement des chefs d’entreprise sur l’action municipale est mitigé

Les enjeux des entreprises pour 2026

La montée en compétences des salariés est le premier enjeu cité dans tous les secteurs, même si les commerçants (64 %) et les entreprises de services (62 %) sont les plus demandeurs.

De la même façon, l’intégration de l’IA est ainsi citée par 30 % des chefs d’entreprise dans les services, mais seulement 14 % dans l’industrie. À l’inverse, les dirigeants d’entreprises industrielles citent bien davantage l’enjeu de l’automatisation, ce qui est, somme toute, assez logique : 27 % dans l’industrie contre 19 % dans le secteur des services et même 13 % seulement dans le commerce.

L’importance accorder à chacun des enjeux suivants pour 2026

Des entreprises en attente aussi d’un accompagnement de proximité

Deux dirigeants sur trois expriment au moins un besoin d’accompagnement de proximité en 2026. En écho à l’enjeu prioritaire manifesté par les entreprises pour l’année à venir – la montée en compétences de leurs salariés – c’est le besoin d’accompagnement en matière de formation qui représente leur attente prioritaire.

Les sujets sur lesquels les entreprises aurait besoin d´un accompagnement par un conseiller de proximité en 2026

Detalles de contacto
Muriel Hachard