La justice pour les Ukrainien·nes est un impératif pour toute résolution de la guerre en Ukraine

Compatibilidad
Ahorrar(0)
Compartir
  • Les civil·es Ukrainien·nes comptent parmi les premières victimes de la stratégie de terreur menée par la Russie, depuis le premier jour de l’invasion à grande échelle de l’Ukraine il y a quatre ans.
  • Début février 2026, une délégation de la Fédération internationale pour les droits humains (FIDH), incluant son président Alexis Deswaef, s’est rendue à Kyiv et à Kharkiv, constatant l’étendue de la crise humanitaire sans précédent causée par les frappes répétées contre les infrastructures énergétiques ukrainiennes, en plein hiver glacial.
  • La FIDH, aux côtés de ses organisations membres ukrainiennes : le Center for Civil Liberties (CCL), le Kharkiv Human Rights Protection Group (KHPG) et Truth Hounds, appellent à soutenir la création d’un Tribunal spécial pour le crime d’agression contre l’Ukraine.

24 février 2026. Lorsque Vladimir Poutine a lancé son invasion à grande échelle de l’Ukraine il y a exactement quatre ans, il affirmait alors que son attaque « ne contredisait pas les grandes valeurs des droits humains et des libertés dans la réalité qui s’est développée au cours des décennies d’après-guerre ». Pourtant, depuis les premières heures de l’invasion jusqu’à aujourd’hui, sa guerre a reposé sur des violations des droits humains et des crimes internationaux commis à grande échelle contre des civil·es sans défense et des prisonnier·es de guerre (en anglais POW).

Du massacre de Bucha aux bombardements quotidiens de civil·es, en passant par l’opération continue de sites de torture dans les régions ukrainiennes occupées ainsi que sur le territoire russe, la déshumanisation des Ukrainien·nes est au cœur de la tactique russe. La Russie viole également systématiquement ses obligations en vertu du droit international humanitaire en ciblant les infrastructures énergétiques civiles ukrainiennes, condamnant ainsi les Ukrainien·nes à affronter le froid hivernal et la vie quotidienne sans électricité.

« Cette guerre ne peut pas être réduite à de simples lignes sur une carte et à des chiffres négociés à huis clos. Elle est aussi caractérisée par les crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis par la Russie, qui ne peuvent être traités que par des procès publics, les témoignages des victimes et la documentation qui permettra de faire émerger la vérité. Notre système de justice international actuel est insuffisant, car poursuivre le crime d’agression commis par Vladimir Poutine et d’autres haut·es responsables russes dépasse la compétence de la Cour pénale internationale (CPI), et la Russie dispose du droit de veto aux Nations unies. Seul un Tribunal spécial puissant, soutenu par un engagement diplomatique déterminé, pourra relever ce défi nécessaire », a déclaré Alexis Deswaef, président de la FIDH.

« Bien que le peuple ukrainien tienne bon et que des soi-disant négociations de paix soient en cours, nous ne devons jamais oublier la gravité et l’ampleur des souffrances infligées aux Ukrainien·nes. Nous avons documenté des dizaines de milliers de violations graves du droit international humanitaire et des droits humains commises par commises par l’armée russe et les forces affiliées depuis 2014. Vladimir Poutine, ainsi que d’autres dirigeant·es politiques et commandant·es militaires qui ont ordonné, permis et souvent encouragé la commission de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité doivent être jugé·es et condamné·es pour ces abus », a déclaré Oleksandra Matviïtchuk, présidente du Center for Civil Liberties (CCL).

« Un des points clés de la propagande russe dans sa guerre contre l’Ukraine est qu’elle dirigerait ses efforts militaires uniquement contre des cibles militaires. Ce récit mensonger est contredit par les innombrables cas de meurtres, de viols et d’actes de torture de civil·es ukrainien·nes et de prisonnier·es de guerre commis par les forces armées russes, ainsi que par la tactique continue de la Russie, orchestrée et approuvée par ses dirigeant·es, visant à priver les Ukrainien·nes d’électricité et de chauffage, ,alors que l’un des hivers les plus froids jamais enregistrés fait rage. La guerre menée par la Russie est bien dirigée contre les Ukrainien·nes, elle est alimentée par la haine, la déshumanisation et la négation systématique des droits humains et de la dignité de la personne », a déclaré Dmytro Koval, co-directeur exécutif de Truth Hounds.

Les accords conclus entre le Conseil de l’Europe et l’Ukraine en juin 2025 ont ouvert la voie à la création d’un Tribunal spécial. La Fédération internationale pour les droits humains (FIDH), le Center for Civil Liberties (CCL), le Kharkiv Human Rights Protection Group (KHPG) et Truth Hounds appellent les gouvernements européens et les autres pays du monde à soutenir ce Tribunal spécial et à faire de la responsabilité internationale et de la justice des conditions non négociables pour une véritable résolution de la guerre menée par la Russie contre l’Ukraine.

Lire la suite
Detalles de contacto
Maxime Duriez