Déclaration à la presse de Jean-Noël Barrot à l'issue de sa visite de la Maison du Mouvement des Survivantes de Centrafrique Bangui (12.03.26)

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Bonjour à toutes et à tous,

Je suis avec la Présidente du Mouvement MOSUKA, qui est un mouvement admirable des femmes survivantes qui s’engagent pour accompagner, épauler les femmes qui ont été victimes ou qui sont victimes de violences liées au conflit, ici en République centrafricaine.

Si je suis ici aujourd’hui, à côté de Léa, c’est parce que nous venons d’inaugurer cette Maison qui est derrière nous, qui est le fruit du travail et de l’engagement de MOSUKA ces dernières années, et que la France a voulu soutenir et encourager. Parce qu’il y a deux ans, MOSUKA a été le mouvement lauréat du Prix Simone Veil, qui reconnaît, le jour de la Journée internationale des droits des femmes, le 8 mars, des organisations qui, dans le monde entier, s’illustrent par leur courage, leur engagement au service des femmes. Et ce Prix Simone Veil a permis de donner le coup de pouce supplémentaire qui a permis à MOSUKA de disposer désormais de ce lieu, où les femmes pourront être accueillies.

Je suis venu aussi exprimer ma reconnaissance à la présidente et aux membres de ce mouvement admirable, d’avoir choisi de baptiser cette Maison, la Maison MOSUKA- Simone Veil, parce que Simone Veil est une femme qui a, elle aussi, avec beaucoup de courage, consacré une partie de sa vie à défendre les droits des femmes. Et c’est une fierté pour nous qu’elle continue d’inspirer des femmes à travers le monde, comme Léa et comme ses camarades de lutte.

Q - Monsieur le Ministre, c’est la première visite d’un ministre français, ici, en République centrafricaine, depuis 2018. Est-ce que votre venue aujourd’hui marque la fin entre la brouille diplomatique entre Bangui et Paris ?

R - C’est vrai que cela fait huit ans qu’un ministre des affaires étrangères ne s’était pas rendu en Centrafrique. Et ma visite marque effectivement la restauration complète des relations entre nos deux pays, après une période de refroidissement, une période de tension, qui est brève à l’échelle de notre relation et de l’histoire entre nos deux pays, qui est ancrée dans la relation entre nos deux peuples : une langue en commun, des ressortissants binationaux, des diasporas dynamiques ; et qui est aussi ancrée dans des coopérations très diverses, dans beaucoup de domaines, qui vont de la protection des femmes, comme en atteste la coopération entre la France, l’ambassade et le mouvement MOSUKA, mais aussi la transition écologique. Nous étions à l’instant dans un autre quartier de Bangui avec des jeunes étudiants et des engagés, qui développent des projets de traitement des déchets et de transition écologique. Et cela va jusqu’à la santé, puisque demain, nous serons à l’Institut Pasteur, qui est le centre de référence pour le continent africain sur la lutte contre la poliomyélite et que soutenons. Mais aussi le secteur entrepreneurial, puisque nous allons aller, dans quelques instants, au hub Bangui rencontrer les entrepreneurs de cette ville, que là encore nous voulons encourager à se développer. Bref, des coopérations dans tous les domaines, que la feuille de route agréée entre les présidents Macron et Touadera, il y a deux ans, vont permettre de renforcer pour les décennies qui viennent.

Q - Qu’est-ce qu’y a changé, dans ce cas-là, depuis 2018 ? Pourquoi est-ce qu’aujourd’hui, Paris et Bangui peuvent à nouveau collaborer ensemble ?

R - Je vous l’ai dit, il y a une feuille de route qui a été agréée par les deux présidents et qui ouvre la voie à un renforcement de notre relation dans tous les domaines et pour les décennies qui viennent.

Merci beaucoup à toutes et tous.

Detalles de contacto
Ministère de l'Europe et des Affaires étrangères