La Villa de Robert Guédiguian, ou le film de nos illusions qui s'envolent ! - CulturAdvisor

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Ce qui est bien avec Robert Guédiguian, c’est que l’on retrouve, au fil de ses films, ses personnages comme dans une saga hollywoodienne. Sauf que, comme ce sont un peu des vrais gens comme nous, ils vieillissent avec nous, et leurs illusions s’envolent comme les nôtres ! La Villa de Robert Guédiguian, avec Ariane Ascaride, Jean-Pierre Darroussin et Gérard Meylan, ou le film de nos illusions qui s’envolent !

C’est horrible, tous ces bons souvenirs.” (Jean-Pierre)

Un mélo mélancolique, qui par petites touches légères reconstruit ce théâtre familial où chacun joue son rôle, dans ce huis clos paradisiaque d’une calanque marseillaise. Et si la nostalgie pointe le bout de son nez, en évoquant le passé populaire de la construction collective de ces “villas” de bord de mer devenues l’enjeu de la spéculation foncière, Robert Guédiguian sait nous replonger dans l’actualité contemporaine en nous rappelant qu’une côte, si belle soit-elle, c’est aussi là que débarquent les migrants venus du sud.

La Villa de Robert Guédiguian, avec Ariane Ascaride, Jean-Pierre Darroussin et Gérard Meylan, ou le film de nos illusions qui s’envolent !

Des histoires d’amour qui se font et se défont

Avec une finesse et un doigté qui sont sa marque de fabrique, le réalisateur tisse les émotions de ces couples improbables, dans des histoires d’amour qui se font et se défont, autour de cette fratrie un peu tendue, qui se retrouve à l’agonie d’un père moribond. Et insensiblement, les destins individuels de ces “héritiers de la classe ouvrière” s’inscrivent dans une histoire plus vaste qu’il faut impérieusement écrire, comme les souvenirs de Jean-Pierre (Jean-Pierre Darroussin), qu’il a tant de mal à coucher sur le papier pour des jeunes qui vivent déjà sur une autre planète…

Un beau film

Et puis, il y a ce flash-back jubilatoire que seul Guédiguian peut oser, en faisant surgir les mêmes acteurs, 30 ans plus jeunes et plus beaux, sur une inoubliable musique sixties (“I Want You”, de Bob Dylan), irruption joyeuse et débridée au milieu du récit, nostalgie de la jeunesse, bien sûr, mais aussi réaffirmation de ce bonheur fugitif qui peut surgir à tout instant.

Un beau film, avec des vrais gens dedans !

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Par Gérard Poitou. MagCentre.

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