Inauguration - Plaque de Selig Siegfried Marcuse - Arcueil

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Dans le cadre de la Journée Nationale du Souvenir de la Déportation

Dans la perspective du 70e anniversaire de la libération des camps nazis, l’AFMD 94 a entrepris en 2012 le
recensement exhaustif de tous les déportés, quels qu’en soient les motifs, liés à une des communes de l’actuel Val-de-Marne au moment de leur arrestation. Cette initiative locale s’inscrit dans le travail de
recensement des déportés d’extermination juifs lancé par Serge Klarsfeld en 1970 puis, à partir 1990, par la Fondation pour la Mémoire de la Déportation pour les déportés de répression – résistants, opposants ou otages.

Le 31 décembre 2024, 2 754 déportés, tous victimes de la barbarie nazie, sont nommés dans l’ensemble des 47 villes du Val-de-Marne. Parmi eux, 1 556 déportés de répression (dont quasi la moitié sont décédés ou tués) et 1 198 déportés d’extermination (dont quasi tous sont décédés ou tués, 1 % non connu).

SELIG SIEGFRIED MARCUSE

Juif allemand né le 7 septembre 1892 à Berlin, arrêté le 20 mai 1943 par la Gestapo 25 avenue de la Station (actuelle rue Pierre Brossolette) avec son épouse et leur fils pour motif racial et pour signature de prestations de service pour la France. Emprisonné quelques jours à Fresnes, il sera déporté au camp de concentration de Buchenwald (Allemagne) où il décèdera le 26 décembre 1943 d’une congestion pulmonaire.
La famille s’était installée à Arcueil en 1933, à l’avènement d’Hitler en Allemagne. Jusqu’en 1941, il dirige
l’imprimerie de la Mode artistique 22 Villa Baudran. Déporté comme « juif politique » mais non recensé comme juif avant sa déportation, son nom ne figure pas sur le Mémorial de la Shoah. Au sortir de la Seconde guerre mondiale, sa femme le déclarera comme « réfugié allemand apatride » et non comme juif ; elle obtiendra pour lui en 1952 le titre de « déporté politique ».

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Publié le 07 avril 2026

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Etienne Boin