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La deuxième vague du Baromètre économique de LÉVÉNEMENT confirme la résilience des agences événementielles. L’activité progresse, la demande repart et la confiance des dirigeants remonte nettement — mais le vrai sujet est désormais celui de la visibilité.
Le marché de l’événementiel ne connaît ni rupture ni emballement : il s’installe, trimestre après trimestre, dans une nouvelle normalité. C’est le principal enseignement de la deuxième édition de notre Baromètre économique, réalisé en juillet auprès des dirigeants d’agences membres de LÉVÉNEMENT. Les indicateurs économiques s’améliorent progressivement, tandis que quelques fragilités structurelles demeurent. Le tout dessine un marché plus résilient, plus sélectif et plus exigeant.
Une activité qui se redresse, mais plus sélective
Près de six agences sur dix (58 %) déclarent une progression de leur chiffre d’affaires signé par rapport au deuxième trimestre 2025, pour une hausse moyenne de +20 %. Mais derrière cette dynamique globale se cache une réalité beaucoup plus contrastée : certaines agences captent une très forte croissance quand d’autres restent confrontées à un ralentissement marqué. Le marché ne manque pas de business ; il le distribue simplement de façon beaucoup plus sélective qu’auparavant. La différence se joue moins sur le marché lui-même que sur la capacité des agences à capter les bonnes opportunités.
La demande repart, la fidélisation s’installe
Le signal est encourageant du côté de la demande : 41 % des agences constatent une hausse du nombre de compétitions par rapport au premier trimestre 2026, tandis que les reports et annulations de projets diminuent. Les clients continuent d’investir et l’événementiel confirme son rôle de levier stratégique. En parallèle, le business direct progresse : le volume de projets signés sans mise en compétition augmente de +12 % par rapport à la même période l’an dernier. Un chiffre qui en dit long sur une tendance de fond — les clients sont de plus en plus fidèles à leurs agences, et la fidélisation devient un véritable stabilisateur de l’activité.
La visibilité, nouveau nerf de la guerre
C’est probablement le résultat le plus marquant de cette édition : près d’une agence sur deux (48 %) ne dispose encore que d’une visibilité de 1 à 3 mois sur son activité. Les projets existent, les équipes travaillent, mais les décisions sont validées de plus en plus tardivement. Le marché ne manque pas d’activité — il manque encore de visibilité. Dans ce contexte, la capacité à piloter à court terme et l’agilité deviennent des compétences aussi stratégiques que la créativité.
Le moral des dirigeants remonte
Malgré ce manque de visibilité, la confiance progresse nettement : 43 % des dirigeants se déclarent optimistes, soit +18 points par rapport au premier trimestre. Un rebond d’autant plus notable qu’il intervient dans un environnement encore incertain. Il traduit une profession qui intègre cette nouvelle réalité et adapte son pilotage, plutôt qu’elle ne la subit.
Une résilience qui devient un atout
Entre le premier et le deuxième trimestre, le marché ne change pas de nature : il confirme plusieurs tendances de fond. L’activité est bien présente ; ce sont désormais la capacité à fidéliser, à transformer ses opportunités et à piloter à court terme qui font la différence. Une conviction ressort de cette édition : la résilience n’est plus seulement une capacité à résister, elle devient un véritable avantage concurrentiel.
Méthodologie : enquête flash administrée en ligne en juillet 2026 auprès des dirigeants d’agences membres de LÉVÉNEMENT. Étude réalisée avec Marketing Insight.