Moustiques tigres : la ville agit ! - Site officiel de la ville de Vertou (44)

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Cet été, de nombreux vertaviens ont fait part à la ville de la gêne occasionnée par la présence de moustiques, notamment de moustiques tigres, qui sont désormais présents sur l’ensemble de la commune.

La ville comprend parfaitement les désagréments que cela occasionne au quotidien : piqûres répétées, jardins devenus inutilisables, fenêtres maintenues fermées en été. Elle est aussi vigilante et consciente des risques sanitaires que cela peut comporter.

À ce titre, notre commune mène des actions en partenariat avec l’Agence Régionale de Santé des Pays de la Loire, Nantes Métropole et le Pôle Loire, Sèvre et Vignoble.

Vous trouverez dans cette page quelques préconisations, car les études conduites par les autorités sanitaires montrent que 80 % des gîtes larvaires se trouvent chez les particuliers, contre 20 % sur l’espace public. À découvrir également une foire aux questions et les liens utiles.

C’EST QUOI UN MOUSTIQUE TIGRE ?

Le moustique tigre est une espèce invasive, présente en France depuis 2004 et aujourd’hui installée dans la quasi-totalité des départements métropolitains, dont la Loire-Atlantique. Il se reproduit dans de très petites quantités d’eau stagnante : coupelles, seaux, gouttières bouchées, déchets abandonnés.

ACTIONS MENÉES PAR LA COMMUNE EN COLLABORATION AVEC SES PARTENAIRES

Un enjeu de santé publique partagé avec l’ARS Pays de la Loire.
Le moustique peut être vecteur de maladies (dengue, chikungunya, Zika), ce qui justifie la vigilance de l’Agence Régionale de Santé (ARS) et des communes, qui se partagent la compétence en la matière au titre du code de la santé publique (articles L.3114-5 à L.3114-9 et R.1331-13).
L’ARS Pays de la Loire assure la surveillance entomologique et épidémiologique de mai à novembre et pilote, le cas échéant, les opérations de démoustication liées à un cas confirmé.
Tandis que la commune agit, en prévention, sur l’espace public au titre du pouvoir de police du Maire.
À noter, un référent technique communal a été désigné pour assurer le lien avec l’ARS Pays de la Loire et les outils de communication et de sensibilisation de l’Agence sont utilisés par la commune.

Actions de la ville en lien avec le Pôle Loire, Sèvre et Vignoble et Nantes Métropole.
Participation à une étude approfondie des « gîtes larvaires »

Notre commune fait partie des cinq communes, aux côtés de Basse-Goulaine, Les Sorinières, Rezé et Saint-Sébastien-sur-Loire, ayant participé à une étude approfondie des « gîtes larvaires » présents sur l’espace public, avec l’appui de Nantes Métropole et d’un entomologiste du Muséum d’histoire naturelle de Nantes.
Concrètement :
– 72 sites publics ont été inventoriés sur les cinq communes (écoles et multi-accueils, EHPAD et centres médico-sociaux, cimetières, jardins familiaux, centres techniques, bases vie de chantiers), avec un relevé systématique des points d’eau stagnante susceptibles d’accueillir des larves ;
– Cet inventaire a permis d’identifier près de 15 650 gîtes larvaires potentiels sur ces seuls espaces publics, et de distinguer deux familles de gîtes : les gîtes « comportementaux » (objets amovibles : coupelles, arrosoirs, bidons, bâches, déchets) et les gîtes « structurels » (éléments liés au bâti : gouttières, regards, coffrages, toitures-terrasses) ;
– Un plan d’actions en découle : vidage systématique et régulier des coupelles ou remplissage de sable, stockage des arrosoirs à l’envers, rangement à l’abri de la pluie du matériel des services techniques, pose de couvercles et de moustiquaires sur les regards et les cuves, entretien renforcé des ouvrages (gouttières, avaloirs, décanteurs) et formation des agents municipaux (cimetières, espaces verts, bâtiment, propreté urbaine) à la reconnaissance de ces gîtes.

 Un groupe de travail intercommunal, prévu dans le cadre du Contrat Local de Santé 2025 de Nantes Métropole, doit par ailleurs permettre de mutualiser les retours d’expérience entre communes et de faire évoluer les règlements d’usage des cimetières et des jardins familiaux, ainsi que certaines règles de construction (gestion des eaux pluviales, toitures-terrasses), ou proposer des solutions de lutte efficaces, afin de limiter durablement l’apparition de nouveaux gîtes.

UNE RESPONSABILITÉ PARTAGÉE AVEC CHAQUE HABITANT

Les études conduites par les autorités sanitaires montrent que 80 % des gîtes larvaires se trouvent chez les particuliers, contre 20 % sur l’espace public. Notre action sur l’espace public ne pourra donc porter pleinement ses fruits que si chaque foyer applique, chez lui, les mêmes gestes simples :
– vider ou couvrir hermétiquement tout récipient pouvant retenir l’eau,
– ranger à l’abri seaux, brouettes et arrosoirs,
– curer les gouttières,
– changer régulièrement l’eau des soucoupes de pots de fleurs et des gamelles d’animaux,
– signaler tout point noir sur l’espace public (regard bouché, dépôt d’eau stagnante, dépôt sauvage) auprès de nos services.

Chacun reste libre d’utiliser, sur sa seule propriété privée, un produit biocide autorisé, dans le respect de sa notice d’emploi. En revanche, aucun traitement ne peut être réalisé, par un tiers non habilité, sur l’espace public.
C’est la combinaison de ces efforts, sur l’espace public comme dans chaque jardin, qui permet de faire réellement reculer les populations de moustiques. Merci pour votre implication.

FOIRE AUX QUESTIONS

Les mares et zones humides communales sont-elles des foyers de reproduction du moustique tigre ?
Contrairement à une idée reçue, une mare ou une zone humide correctement conçue et entretenue n’est pas un foyer de reproduction du moustique tigre. Cette espèce pond exclusivement dans de très petites quantités d’eau stagnante en contenant fermé (quelques millilitres à quelques litres) et non dans des pièces d’eau ouvertes.
Ces milieux naturels sont au contraire des alliés précieux dans la régulation des populations de moustiques : les libellules y consomment les larves de moustiques à l’état aquatique puis les adultes en vol, tandis que les hirondelles, martinets et chauves-souris qui fréquentent ces zones humides chassent activement les moustiques adultes. Une mare bien conçue (berges en pente douce, végétation locale et diversifiée, équilibre biologique préservé sans introduction de poissons d’ornement ou d’espèces indésirables) favorise donc naturellement ces prédateurs. Pour ces raisons, notre collectivité n’envisage pas de supprimer ces espaces, dont l’intérêt pour la biodiversité et pour la régulation naturelle des moustiques est documenté.
En revanche, nous avons bien identifié que certains ouvrages hydrauliques techniques – bassins de rétention des eaux pluviales, rigoles, regards ou décanteurs – peuvent, lorsqu’ils sont mal entretenus ou obstrués (feuillages, envasement, eau croupie stagnante dans une rigole plutôt qu’en libre écoulement), constituer un véritable gîte structurel favorable aux moustiques tigres.
Ce point de vigilance est distinct de la question des mares naturelles : il relève d’un entretien courant (curage des rigoles, vérification des exutoires, pose de grilles ou de systèmes anti-moustiques). Nous nous engageons à le renforcer sur les ouvrages concernés. Les mares communales situées à proximité d’habitations seront également surveillées. Le moustique tigre vole dans un rayon de 150 mètres autour de son lieu de naissance.

Des opérations de démoustication sont-elles la solution ?
Le moustique tigre ne peut être éradiqué, car ses larves sont résistantes à des conditions environnementales très défavorables.
Les traitements ne sont déclenchés par les autorités sanitaires qu’en cas de risque de propagation épidémique (dengue, chikungunya ou zika). Ils concernent des périmètres limités et respectent des distances de sécurité avec les sites à risques (cours d’eau,…). Seuls les secteurs où un risque est identifié sont traités. Ils visent à supprimer les moustiques adultes (les œufs et les stades immatures de l’insecte ne peuvent pas devenir contaminants).
Ces traitements ne sont pas une solution durable pour réduire la nuisance car ils n’ont aucun effet sur les œufs ni les larves de moustiques. Une nouvelle population de moustiques tigres sains apparaît donc dans les jours qui suivent l’opération.
Traiter régulièrement présenterait deux inconvénients importants :
Création de résistance aux traitements : les molécules risqueraient alors de ne plus être actives en cas d’épidémies.
Risque d’exposer la population riveraine à ces insecticides par des traitements répétés.

Les lâchers de moustiques sont-ils efficaces ?
Dans le sud de la France, certaines communes lutte contre les invasions de moustiques tigres en réalisant des lâchers réguliers de moustiques males stériles (seuls les femelles piquent), ce qui permet de réduire progressivement la population de l’espèce.
Néanmoins cette méthode cible une seule espèce parmi les nombreuses existantes et n’est efficace qui si elle est appliquée à une échelle plus vaste. L’efficacité et les conséquences de cette méthode doivent donc être évaluées avant toute application sur le territoire.

Detalles de contacto
Richard LE GAILLARD