Ces décisions illustrent la volonté de conduire une transition écologique concrète, portée par les territoires et ceux qui la font vivre au quotidien. Faire de l’eau une valeur commune à l’ensemble de ses politiques publiques constitue une exigence d’équité territoriale et un engagement durable que la Région souhaite porter au service des habitants du Grand Est.
Restaurer les rivières et les milieux aquatiques
Au titre du dispositif « Restauration des cours d’eau et des milieux aquatiques », la Région consacre 293 722 euros à quatre opérations.
- La plus importante concerne la renaturation du ruisseau de Vallières et de ses affluents à Metz, portée par l’Eurométropole de Metz, avec une aide régionale de 236 477 euros pour la dernière tranche d’un programme visant à reconquérir le bon état écologique de ce bassin versant de 60 km de cours d’eau.
- Au lac du Der-Chantecoq (51), l’aide régionale de 43 254 euros soutiendra la création de refuges pour les poissons face à la prédation du grand cormoran.
- Le site Ramsar « Étangs de Champagne humide » bénéficie de 8 726 euros pour la restauration de trente mares forestières, véritables réservoirs de biodiversité.
- Les étangs de Pointhaie et de l’Arentèle à Bruyères (88) de 5 265 euros pour leur étude de restauration.
Le dispositif « Eau et territoire » complète ce volet avec 94 096 euros :
- À Fraize (88), la Région engage 91 676 euros pour le rétablissement de la continuité écologique de la Meurthe : arasement d’un ancien seuil infranchissable, aménagement d’une rampe enrochée et création d’un sentier pédagogique, au sein d’une requalification du centre-bourg.
- À Apach (57), 2 420 euros sont consacrés aux études de renaturation du ruisseau du Manderen.
Sécuriser l’eau potable et lutter contre les pollutions émergentes
Face aux sécheresses répétées, la Région agit pour sécuriser l’alimentation en eau potable des communes rurales. À Xermaménil (54), dont le réseau présente un déficit de ressources appelé à s’aggraver, l’interconnexion avec le syndicat de l’Euron-Mortagne est soutenue à hauteur de plus de 156 500 euros.
Près de 64 500 euros sont également engagés pour faire face aux contaminations aux PFAS détectées dans les Ardennes : installation d’une station de traitement à Haraucourt et au profit du syndicat des eaux de Thénorgues, qui alimente sept communes. La Région est particulièrement attentive à la préservation de ses 5 273 points de captages d’eau potable et poursuit, avec ses partenaires, le recensement et la maîtrise de ce polluant émergent.
Enfin, plus de 511 000 euros sont débloqués pour dix projets d’études, d’équipements et de travaux visant à limiter les prélèvements, mobiliser des ressources alternatives et favoriser la recharge des nappes.
Des filières agricoles engagées pour la qualité de l’eau
La Région et les trois agences de l’eau du territoire (Rhin-Meuse, Seine-Normandie, Rhône-Méditerranée-Corse) reconduisent leur appel à manifestations d’intérêt « Soutien aux filières favorables à la protection de la ressource en eau », ouvert du 28 septembre au 30 novembre 2026.
Depuis 2018, ce dispositif a déjà accompagné 161 projets pour 24 millions d’euros d’aides, développé ou maintenu 114 500 hectares de cultures à bas niveau d’impact et engagé 2 080 exploitations agricoles.
Par ailleurs, deux projets de la filière chanvre, lauréats de l’édition 2025, sont soutenus à hauteur de 102 840 euros.
- Le premier, porté par l’Eurométropole de Strasbourg et le Syndicat des Eaux et de l’Assainissement Alsace-Moselle, vise le déploiement d’une filière chanvre locale dans le Bas-Rhin pour protéger les captages d’eau potable des pollutions agricoles (95 000 euros).
- Le second, le projet WALLHEMP — un consortium réunissant La Chanvrière (Saint-Lyé), le Groupe KS et Wall’Up — prépare l’implantation dans le Bas-Rhin d’une usine de panneaux préfabriqués isolés en béton de chanvre (7 840 euros à La Chanvrière).
Rénovation énergétique, bâtiment durable et qualité de l’air
En matière de transition énergétique, la Région poursuit le déploiement du Service public de la rénovation de l’habitat « France Rénov’ » avec près de 174 800 euros pour cinq projets de guichets d’information-conseil destinés aux ménages. Le réseau Envirobat Grand Est bénéficie de près de 661 400 euros pour son plan d’action 2027-2029 en faveur de la montée en compétence des professionnels du bâtiment durable. Enfin, ATMO Grand Est, l’observatoire de la qualité de l’air, est soutenu à hauteur de 484 500 euros pour son programme 2026 : données climat-air-énergie mises à disposition des territoires, démarche « air et santé » auprès d’une trentaine d’intercommunalités, premières mesures des PFAS dans l’air et modernisation des stations de mesure.