Continuer à investir pour l’avenir

Décryptage avec Laurent Thieux,

1er adjoint au maire en charge des Finances.

Le budget 2025 s’est élaboré dans des conditions difficiles ?

Oui, nous avons travaillé à partir des mesures du gouvernement Barnier qui se traduisaient par des baisses de plus de 300 000€ pour notre budget 2025. Aujourd’hui nous ne savons plus quelles mesures seront décidées mais nous sommes prudents dans nos dépenses et nous maintenons le même niveau d’investissements que dans le budget précédent pour achever les projets en cours et ainsi tenir nos engagements sur le mandat. Et, une nouvelle fois, sans hausse d’impôts ! C’est la 12e année consécutive que nous n’augmentons pas les taux d’imposition, il faut le souligner. La vie augmente suffisamment par ailleurs pour ne pas faire supporter une hausse d’impôts à nos concitoyens.

Quelles sont les grandes priorités ?

L’équipe municipale a pour priorité de faire vivre toutes les solidarités : accompagnement des seniors, portage des repas à domicile, navette montlouisienne. Ce sont des services indispensables au quotidien. Et nous poursuivons les efforts pour l’éducation, la culture, les sports, la sécurité au quotidien. Nous maintenons les dépenses d’investissements à hauteur de 4,5 M€ pour terminer les projets engagés comme la construction du gymnase des Hauts de Montlouis ou les travaux de voirie de la rue Foch. Nous lançons aussi un Contrat de Performance Environnementale (CPE) sur la période 2025-2028 qui représente un investissement de 500 000 € par an. L’objectif est d’engager les travaux pour une meilleure performance énergétique et environnementale des bâtiments publics. Nous avons déjà engagé des investissements de ce type qui commencent à porter leurs fruits avec une baisse de la facture énergétique dans certaines écoles notamment. Les restrictions budgétaires nous coupent dans notre élan.

Et qu’en est-il des agents, des économies dans les collectivités passant souvent par des réductions de personnels ? 

Nous voulons maintenir des services de qualité aux Montlouisiens, nous ne rognerons pas sur le nombre d’agents, c’est ce qui fait la force de notre collectivité, des services de proximité et de qualité. Nous maintenons par exemple une ATSEM par classe de maternelle, alors que certaines communes sont dans l’obligation de supprimer des postes. Il est hors de question de dégrader davantage les services publics communaux, alors qu’ils souffrent déjà au niveau de l’État. Dans la même optique, nous maintenons aussi l’enveloppe des subventions aux associations qui rendent aussi un service à la population.