L’association « mission locale pour l’emploi des jeunes dans le Douaisis » a été créée en 2000. Avec près de 90 salariés, elle accompagne 5 000 jeunes dans l’arrondissement de Douai. Son siège social, situé dans cette commune, est complété par sept implantations qui permettent l’accès au service sur l’ensemble du territoire.
Son champ d’intervention est large. Outre l’accompagnement des jeunes vers l’emploi des jeunes, elle intervient également en matière d’insertion, de santé et d’habitat. Depuis 2021, elle porte le « proch’info formation », un outil territorial qui lui permet d’élargir le public accueilli.
Malgré l’augmentation de ses moyens financiers, les taux de sortie vers l’emploi n’augmentent que de façon relativement limitée. Toutefois, son activité s’exerce sur un territoire où le taux de chômage, de 11,6% au 3ème trimestre 2024, est supérieur aux moyennes régionale (9,2 %) et nationale (7,3 %). Au surplus, les jeunes accueillis sont de plus en plus éloignés de l’emploi.
Ces dernières années sont marquées par l’augmentation massive des accompagnements renforcés, de la « garantie jeunes » au « contrat engagement jeune » (CEJ). Cela se traduit par une hausse importante des effectifs de la mission locale, régis par ailleurs par des accords d’entreprise avantageux. L’association a su s’adapter au déploiement de ces dispositifs, tant dans son organisation spatiale que dans l’exercice de ses missions.
Le projet stratégique de la mission locale a été élaboré récemment, pour couvrir la période 2024-2026. Afin de rendre opérationnels les objectifs définis par celui-ci, la chambre lui recommande de compléter le plan d’amélioration continue déjà engagé.
Dotée d’un budget de plus de 5 M€, sa situation financière est saine, malgré les deux derniers résultats déficitaires. Les financements, provenant à plus de 70 % de l’État, sont de plus en plus fléchés et liés à l’atteinte des résultats, dans le cadre du CEJ notamment. Son modèle économique s’en trouve modifié. L’association doit prendre en compte ce risque financier, en s’appuyant sur une comptabilité analytique fiable.
Enfin, la chambre l’invite à revoir le rôle des instances de gouvernance, afin de contrôler et sécuriser les actes.