Les collégiens du Loiret à cœur ouvert !

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En mars 2025, le Département du Loiret a lancé une enquête inédite pour mieux comprendre le quotidien, les préoccupations et aspirations des collégiens du territoire. Plus de 2 000 élèves ont répondu à ce vaste sondage en ligne. Entre état d’esprit, harcèlement, temps d'écrans, heure du coucher, moyens de transport, alimentation, culture, sport, moyens d'information et projets d'avenir, leurs réponses dressent le portrait complexe d’une jeunesse à la fois lucide, connectée, curieuse et pleine d’espoir. Tour d’horizon des principaux enseignements de cette consultation.

Le moral des collégiens : entre optimisme et fatigue

Premier constat : les collégiens du Loiret se disent globalement heureux, mais une grande majorité avoue aussi se sentir fatiguée et stressée. Si près de la moitié des élèves déclarent être « plutôt heureux » et 34 % « bien dans leur peau », 52 % indiquent qu’ils sont « souvent fatigués » et 37 % se sentent « un peu stressés ». Le stress progresse d’ailleurs avec l’âge : il touche 42 % des élèves de 6e et grimpe jusqu’à 56 % en 3e.

La pression scolaire est au cœur des préoccupations, qu’il s’agisse des notes ou de la réussite future. Les filles sont presque deux fois plus nombreuses que les garçons à se dire stressées (62 % contre 35 %). Autre sujet d’inquiétude : le harcèlement. Un tiers des élèves a connu une situation de harcèlement, le plus souvent sous forme de violence verbale ou psychologique. Pourtant, 84 % savent à qui s’adresser en cas de problème et 92 % se sentent physiquement en sécurité dans leur établissement.

Des écrans omniprésents mais pas sans conscience

Les écrans occupent une place importante dans la vie des collégiens. 88 % utilisent leur téléphone au quotidien, 64 % regardent la télévision et 42 % se servent d’un ordinateur. 35 % des élèves passent entre 2 et 4 heures sur leurs écrans chaque jour, en dehors du collège. Avec l’âge, ce temps augmente : au quotidien, 18 % des élèves de 3e y consacrent plus de 4 heures contre 5 % pour ceux de 6e. Les usages varient selon le genre. Les filles passent plus de temps à échanger des messages et des vocaux avec leurs copines ou à scroller* sur les réseaux sociaux, tandis que les garçons privilégient les jeux vidéo. Malgré cette omniprésence, une très large majorité (89 %) est consciente des dangers liés à la divulgation d’informations personnelles en ligne. Chiffre notable : 79 % des élèves estiment que les écrans les aident dans leur scolarité, même si ce n’est pas leur usage principal.

*Faire défiler, parcourir

Quotidien, alimentation, transport : des habitudes bien ancrées

Le rythme de vie des collégiens reste encadré. La majorité se couche entre 20 h et 22 h, bien que cet horaire augmente avec l’âge. À partir de la 3e, seuls 57 % se couchent avant 22 h. Le matin, ils sont nombreux à utiliser la voiture familiale (54 %) ou le car scolaire (47 %) pour se rendre au collège, un trajet qui dure moins de 30 minutes pour 88 % d’entre eux. Les jeunes se montrent globalement satisfaits des solutions de transport dans leur secteur : 82 % s’en disent « très » ou « plutôt satisfaits ».

Côté alimentation, 75 % des répondants déjeunent au restaurant scolaire tous les midis et 96 % prennent leurs repas en famille le soir. Les légumes (69 %) et les fruits (56 %) sont largement consommés, loin devant les sodas et le fast-food (respectivement 18 % et 5 %).

Activités et avenir : une jeunesse curieuse et tournée vers demain

57 % des élèves pratiquent une activité culturelle, 58 % fréquentent une bibliothèque et 48 % empruntent des livres au CDI*. Le cinéma est le lieu culturel le plus prisé (71 %), et c’est aussi l’activité qu’ils souhaiteraient le plus voir développée près de chez eux. La pratique sportive est également très répandue : 74 % des élèves déclarent faire du sport et 55 % assistent régulièrement à des rencontres sportives.

Quant à leur avenir, une majorité des collégiens (72 %) a déjà une idée d’orientation. Les métiers du secteur médical et de l’éducation arrivent en tête de leurs envies. Malgré un contexte parfois anxiogène, 56 % se disent optimistes, même si 24 % avouent ressentir une certaine inquiétude.

*Centre de documentation et d’information

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melanie.potau