Quand l'art et la psychologie se rencontrent : portrait de Déborah Naviliat - Ville de Saint-Étienne-du-Rouvray - Site officiel

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Portrait - 9 février 2026

À 20 ans, Déborah Naviliat anime l’atelier manga au centre socioculturel Georges-Déziré. Avec une passion profonde pour l’art et la psychologie.

Quels sont les projets qui te tiennent le plus à cœur ?

D’abord, c’est de terminer mes études de psychologie. Je suis actuellement en deuxième année de licence et j’aimerais pouvoir gagner ma vie en exerçant ce métier, tout en continuant à développer mon talent et mon goût pour l’art. Mon rêve serait de réussir à vivre un jour de mes peintures, d’organiser des expositions, de vendre mes œuvres.
Pour moi, l’art crée un sentiment d’identité et d’appartenance. Dans un monde rempli de foule, il est parfois difficile d’exister comme individu. Quand les gens me parlent de mes dessins, quand ils ressentent quelque chose, c’est à la fois gratifiant et valorisant.
Je fais aussi beaucoup de bénévolat, parce que j’aime aider les autres. Mais c’est aussi lié à l’art : pour moi, l’art est l’extension de mon âme. Quand je dessine pour moi ou pour quelqu’un, j’exprime une partie de moi-même. C’est pour cela que j’aimerais allier mes études de psychologie avec l’art-thérapie.
Le dessin, depuis que je suis petite, c’est mon refuge, l’endroit où je me sens vraiment moi-même.

Quel est ton endroit préféré dans ta ville, et pourquoi ?

Sans hésiter : le centre socioculturel Georges-Deziré. J’y vais depuis mes 7 ans. À l’époque, j’y suivais des cours de solfège et de flûte à bec. Ce lieu représente énormément pour moi.
C’est aussi là que je travaille depuis bientôt deux ans. J’anime l’atelier manga et culture japonaise. J’enseigne les bases du dessin, les techniques, les couleurs. Tout ce que je propose est lié à la culture japonaise. J’adore ce que je fais et, surtout, je me sens à ma place.
Le vieux Saint-Étienne est aussi un lieu important pour moi : j’y garde beaucoup de souvenirs, les balades en famille, les jeux avec les amis… tout cela fait partie de mon histoire.

Si tu pouvais changer une chose, ce serait quoi, et pourquoi ?

Pour moi, la culture est ce qui fonde notre société. Sans elle, on se divise. L’art nous rassemble, et c’est très important. Je n’aime pas me mettre en avant pour rien. Je préfère que ce soit mon travail qui parle. Si je pouvais changer quelque chose, ce serait de développer l’accès aux arts pour tous, dans tous les milieux sociaux. Aujourd’hui, beaucoup de domaines artistiques restent réservés à une élite : le dessin, la musique, le cinéma, les musées… Pourtant, dessiner ne devrait pas coûter cher : un crayon et du papier devraient suffire. L’art est une philosophie, une manière de mieux comprendre la vie. Je valoriserais les lieux publics avec la peinture et j’irais dans les quartiers populaires pour leur dire : « Vous aussi, vous avez le droit de vibrer grâce à l’art. »

Atelier manga et culture japonaise : centre socioculturel Georges-Déziré, le samedi de 9h à 10h (7-10 ans) et de 10h à 12h (11-16 ans). Renseignements au 02 35 02 76 90.

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