À la découverte des animaux de Port-Breton

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Face à la plage du Prieuré, le parc de Port-Breton déploie ses 23 hectares de verdure. Les familles y croisent les joggeurs du parcours sportif, les enfants filent vers les aires de jeux… et, depuis les années 1980, une autre promenade s’impose : celle du parc animalier.

La ferme y côtoie l’exotisme. Chèvres, moutons, ânes, cochons, lapins, poules, oies, canards et dindes partagent l’affiche avec des hôtes plus inattendus : wallabies, perruches à collier, nandou ou encore alpagas.

Trois jeunes wallabies sont nés au printemps 2025.

Au total, le parc accueille plus de 130 animaux, dont près de 60 oiseaux et 19 ruminants. Parmi eux, quelques personnalités bien identifiées : Tinot et Minederien, les cochons vietnamiens au tempérament placide ; Lifou et Moon, deux ânes du Cotentin ; ou encore deux daines, arrivées en 2014. Les enfants s’attardent volontiers près des poules, des lapins et de Buba, le cochon d’Inde. Les chèvres, curieuses et sociables, remportent aussi tous les suffrages… Surtout Poupette, la chèvre naine, qui “chip­e” régulièrement les clés du quad municipal.

Mais, attention, chacun garde sa liberté ! Tous doivent pouvoir se soustraire au regard des visiteurs — une invitation à la patience et au respect.

Port-Breton, c’est aussi une collection d’histoires. En dehors de quelques achats et naissances, le parc a accueilli des dons et des animaux sauvés de l’abandon : Théo, bouc retrouvé sur un parking de Pleurtuit en 2024, ou Charlot, lapin gris errant dans une rue du Finistère. Plus regrettable, des dépôts nocturnes ont déjà eu lieu dans l’enceinte, parfois avec des animaux en mauvais état de santé, comme Tic le coq et Tac la poule, aujourd’hui remis sur pattes. Dernières arrivées : deux femelles alpagas, Ogana et Kumba des Asphodèles.

En coulisses, des soins quotidiens

Le bien-être animal repose sur une organisation rigoureuse, assurée par deux personnels soignants à l’année, dont une présence quotidienne. Chaque matin, place à la tournée : préparation des rations, distribution, vérifications, surveillance du comportement… L’après-midi s’attache à l’entretien : fumier, clôtures, réparations, maintenance des enclos, tonte aux beaux jours, sans oublier la partie administrative, des fiches d’identité aux protocoles sanitaires.

Pour assister au nourrissage, rendez-vous toute l'année de 9 h à 11 h !

Foin et paille, granulés, fruits et légumes… L’alimentation privilégie majoritairement les circuits locaux, complétée par des apports adaptés pour les espèces dites “exotiques”, des pierres à lécher et des sapins de Noël récupérés en ville en janvier. Les animaux bénéficient d’une visite vétérinaire annuelle et d’un suivi régulier : vaccinations, vermifuges et surveillance ciblée.

Le saviez-vous ? La daine albinos aime parfois jouer avec les chiens (tenus en laisse bien sûr !) le long du grillage.

Un espace pédagogique

Le parc s’inscrit dans un environnement vivant : écureuils roux, blaireaux, sangliers ou chevreuils de passage, attirés notamment par les femelles daim. Cette biodiversité foisonnante en fait un fabuleux terrain de découverte pour les explorateurs en herbe. Des actions pédagogiques sont régulièrement menées avec les écoles dinardaises.

Espèce protégée, le nandou est souvent confondu avec l’autruche ou l’émeu.

Les règles d'or du visiteur

Pour préserver la santé des animaux, une consigne s’impose : ne jamais les nourrir !

Pain, gâteaux apéritifs ou même glands ramassés en automne peuvent entraîner de graves troubles digestifs. Pour les cochons, l’enjeu sanitaire est encore plus sensible : des restes alimentaires peuvent favoriser des contaminations, d’où des dispositifs de protection renforcés.

Il est également demandé de ne pas taper sur les clôtures avec des bâtons, de ne pas effrayer les animaux et de tenir son chien en laisse.

Informations pratiques

  • Parc adapté aux personnes à mobilité réduite et aux poussettes.
  • Astuce visite : venez le matin entre 9 h et 11 h pour profiter de l’activité des animaux lors du nourrissage.
  • Sur place, n’hésitez pas à échanger avec les soigneurs qui se feront un plaisir de répondre aux questions !

À noter : En raison du risque de grippe aviaire, les oiseaux de l’étang ne sont pas visibles actuellement. Vaccinés en janvier, ils restent temporairement confinés sous surveillance, en accord avec la DDPP35.

Voir aussi

Recapiti
Julie Fagard