Le Royaume-Uni, la Suède, la France, l'Allemagne et les Pays-Bas estiment qu'Alexeï Navalny a été empoisonné avec une toxine mortelle (14 février 2026)

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Le Royaume-Uni, la Suède, la France, l’Allemagne et les Pays-Bas estiment qu’Alexeï Navalny a été empoisonné avec une toxine mortelle.

Il s’agit de la conclusion à laquelle sont parvenus nos gouvernements après analyse des échantillons prélevés sur Alexeï Navalny. Ces analyses ont confirmé de manière concluante la présence d’épibatidine.

L’épibatidine est une toxine présente dans les grenouilles venimeuses d’Amérique du Sud. Elle n’existe pas à l’état naturel en Russie.

La Russie a affirmé que Navalny était mort de causes naturelles. Cependant, compte tenu de la toxicité de l’épibatidine et des symptômes rapportés, l’empoisonnement est la cause très probable de son décès. Navalny est décédé alors qu’il était détenu en prison, ce qui signifie que la Russie avait à la fois les moyens, le mobile et l’opportunité de lui administrer ce poison.

Le mépris répété de la Russie pour le droit international et la Convention sur les armes chimiques est évident.

En août 2020, le Royaume-Uni, la Suède, la France, l’Allemagne, les Pays-Bas et leurs partenaires ont condamné l’utilisation par la Russie du novichok pour empoisonner Alexeï Navalny.

Cette condamnation faisait suite à l’utilisation par la Russie du novichok à Salisbury en 2018, qui avait entraîné la mort tragique d’une Britannique, Dawn Sturgess.

Dans les deux cas, seul l’État russe disposait des moyens et du mobile nécessaires pour mener à bien ces attaques, au mépris du droit international.

Ces dernières découvertes soulignent une fois de plus la nécessité de tenir la Russie responsable de ses violations répétées de la Convention sur les armes chimiques et, dans le cas présent, de la Convention sur les armes biologiques et à toxines.

Nos représentants permanents auprès de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques ont écrit aujourd’hui au directeur général pour l’informer de cette violation de la Convention sur les armes chimiques par la Russie.

Nous sommes également préoccupés par le fait que la Russie n’ait pas détruit toutes ses armes chimiques.

Nous utiliserons, avec nos partenaires, tous les leviers politiques à notre disposition pour continuer à demander des comptes à la Russie.

Recapiti
Ministère de l'Europe et des Affaires étrangères