Visiter la cathédrale de Strasbourg

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Symbole absolu de Visiter Strasbourg, la cathédrale Notre-Dame de Strasbourg s’impose comme l’un des chefs-d’œuvre les plus saisissants de l’architecture gothique médiévale. Construite en grès rose des Vosges sur plus de quatre siècles, elle culmine à 142 mètres et demeure l’une des flèches les plus élancées d’Europe. Chaque année, elle accueille près de 4 millions de visiteurs, subjugués par ses portails sculptés, ses vitraux flamboyants, son horloge astronomique de légende et sa plateforme panoramique offrant une vue imprenable sur la plaine alsacienne. Visiter la cathédrale de Strasbourg, c’est plonger au cœur d’une histoire millénaire, entre foi, art et prouesses architecturales, le tout au cœur d’un des quartiers historiques les mieux préservés de France.


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1. Histoire et construction de la cathédrale de Strasbourg

L’histoire de la cathédrale de Strasbourg est celle d’un chantier monumental qui s’est étalé sur plus de quatre siècles, faisant de ce monument un témoin unique des mutations architecturales du Moyen Âge. Tout commence en 1015, sous l’impulsion de l’évêque Werner de Habsbourg, qui pose les fondations d’une première cathédrale romane sur les rives de l’Ill. De cette époque romane initiale, il ne subsiste aujourd’hui guère plus que la crypte et l’emprise au sol, véritable mémoire enfouie de l’édifice originel.

À partir du milieu du XIIe siècle, les bâtisseurs reprennent les travaux dans un style gothique naissant. La nef et le chœur témoignent encore de cette transition entre les deux styles, avec leurs proportions élancées et leur recherche de lumière caractéristiques de l’art gothique. C’est au XIIIe siècle que le chantier prend véritablement son envol sous l’impulsion du maître d’œuvre Erwin de Steinbach, dont une mystérieuse statue sur la façade méridionale semble encore veiller sur son œuvre. La façade occidentale, considérée comme l’un des sommets de l’art gothique flamboyant, est achevée au début du XVe siècle.

L’édifice tire sa teinte rosée si caractéristique du grès des Vosges, extrait de carrières locales depuis des siècles. Cette pierre, qui varie du brun rosé au rouge orangé selon la lumière, donne à la cathédrale une atmosphère unique, intensifiant ses nuances au lever et au coucher du soleil pour offrir un spectacle féerique aux visiteurs. En 1439, la flèche est enfin achevée à 142 mètres de hauteur, faisant de la cathédrale de Strasbourg la plus haute construction du monde chrétien, un record qu’elle détiendra jusqu’en 1647. La cathédrale sera par la suite le théâtre de l’Histoire européenne, survivant aux guerres, aux Réformes et aux révolutions, pour s’imposer aujourd’hui comme un symbole indissociable de l’identité alsacienne.

2. La façade occidentale : portails sculptés et rosace

La première impression que produit la cathédrale Notre-Dame de Strasbourg (Place de la Cathédrale, 67000 Strasbourg, notée 4,8/5 sur Google pour plus de 75 900 avis) est celle d’un dentelle de pierre d’une finesse presque irréelle. La façade occidentale, considérée comme l’une des plus belles du monde gothique, impressionne par la richesse et la minutie de ses sculptures. Elle s’organise autour de trois portails monumentaux, chacun dédié à un thème biblique précis. Le portail central est consacré au Christ et au Jugement dernier, tandis que les portails latéraux illustrent des scènes de l’Ancien Testament et de la vie de la Vierge Marie. Les centaines de statues et de bas-reliefs qui ornent ces portails constituent un véritable catéchisme de pierre, témoignage de l’ingéniosité des sculpteurs médiévaux.

Au centre de cette façade trône la rosace occidentale, chef-d’œuvre absolu de l’art gothique rayonnant datant du XIIIe siècle. Avec ses seize grandes pétales et ses vitraux aux couleurs vives, elle filtre la lumière de l’Ouest pour projeter à l’intérieur de la cathédrale un kaléidoscope de teintes qui change au fil des heures. Symbolisant la perfection divine par sa forme circulaire et ses motifs rayonnants, cette rosace est l’une des plus grandes et des mieux conservées de France. Il suffit de se poster sur la place en face pour comprendre pourquoi Victor Hugo qualifiait cet édifice de « prodige du gigantesque et du délicat ».

Ne manquez pas non plus la flèche gothique qui s’élance à 142 mètres au-dessus du sol. Achevée en 1439 après plusieurs décennies de travaux, elle est le résultat d’un tour de force architectural sans précédent. Ses arcs-boutants et ses galeries ajourées donnent l’impression que la pierre elle-même défie la gravité. Depuis certains points du centre historique — notamment depuis les terrasses du Barrage Vauban — le sommet de la cathédrale se détache sur le ciel comme une dentelle gigantesque.

3. L’intérieur de la cathédrale : les trésors à ne pas manquer

Passer le seuil de la cathédrale de Strasbourg, c’est entrer dans un autre monde. L’intérieur de l’édifice, avec sa nef élancée de 62 mètres de long, dégage une solennité saisissante. Les voûtes gothiques s’élèvent à une hauteur vertigineuse, tandis que la lumière filtrée par des centaines de vitraux baigne l’ensemble dans une atmosphère irréelle. Voici les points forts de cette visite intérieure.

3.1. Le pilier des Anges

Situé dans le transept sud, le Pilier des Anges est sans doute le chef-d’œuvre sculptural le plus célèbre de la cathédrale. Datant du milieu du XIIIe siècle et s’élevant à 18 mètres, il représente en quatre niveaux superposés la scène du Jugement dernier, avec douze figures d’anges sonnant de la trompette et quatre évangélistes portant les symboles de leurs évangiles. L’élégance des proportions, la finesse des drapés et l’expressivité des visages font de cette colonne l’un des sommets de la sculpture gothique mondiale. Une légende populaire veut d’ailleurs que si l’on déplace ce pilier, toute la cathédrale s’effondrerait — témoignage de son importance symbolique autant que structurelle au sein de l’édifice.

3.2. Les vitraux et la nef

La nef centrale et ses bas-côtés abritent une collection exceptionnelle de vitraux couvrant plus de 600 m² de surfaces vitrées. Certains remontent au XIIe siècle, faisant de ce panorama verrier l’un des plus anciens et des mieux préservés de France. Pendant la Seconde Guerre mondiale, plusieurs de ces vitraux avaient été précautionneusement démontés et mis en sécurité pour les protéger des bombardements — une décision qui permit de sauvegarder des trésors inestimables. Aujourd’hui réinstallés dans leur cadre d’origine, ils diffusent dans la cathédrale des flots de lumière colorée qui varient selon les heures et les saisons, offrant à chaque visite un spectacle unique.

3.3. La chaire de Geiler

Près du pilier nord de la nef, la chaire de Geiler, achevée en 1485, est un autre fleuron du style gothique tardif. Elle fut conçue pour honorer Jean Geiler de Kaysersberg, célèbre prédicateur strasbourgeois de la fin du Moyen Âge dont les sermons attiraient des foules considérables. Ses sculptures délicates et ses reliefs minutieux témoignent du souci d’excellence des artisans alsaciens de l’époque. La chaire est ornée d’un chien sculté à sa base — animal symbole de fidélité, compagnon du prédicateur —, petit détail savoureux qui ravit les visiteurs attentifs.

3.4. La statue de la Vierge au Pilier

Dans le bas-côté sud, la statue de la Vierge au Pilier, datant du XIIIe siècle, constitue un des éléments les plus vénérés de la cathédrale. Sculptée dans le grès rose des Vosges, elle représente Marie portant l’Enfant Jésus dans une posture empreinte de tendresse et de sérénité. Son expression douce et sa posture délicate sont caractéristiques de la sensibilité gothique de cette époque. Longtemps objet de dévotion populaire, elle continue d’occuper une place centrale dans la piété locale et constitue l’un des points d’arrêt incontournables lors de la visite.

3.5. L’orgue suspendu

Perché sur une tribune fixée en hauteur sur le mur de la nef, l’orgue suspendu est une curiosité architecturale et musicale unique. Installé au XVe siècle, ce dispositif ingénieux libère l’espace au sol tout en garantissant une acoustique remarquable. Son buffet richement sculpté, avec ses figures polychromes et ses motifs végétaux finement travaillés, fait de lui une œuvre d’art à part entière. Lors des concerts et cérémonies liturgiques, ses sonorités puissantes se répandent dans toute la nef avec une ampleur saisissante — une expérience acoustique que les amateurs de musique sacrée ne soudront manquer pour rien au monde.

Laissez-vous guider à travers tous ces trésors grâce au circuit audioguidé Navaway pour visiter Strasbourg, qui vous permettra de découvrir la cathédrale et les richesses du centre historique en totale autonomie, à votre rythme.

4. L’horloge astronomique de la cathédrale de Strasbourg

Sans doute l’attraction la plus connue de la cathédrale de Strasbourg, l’horloge astronomique (17 Pl. de la Cathédrale CEDEX, 67082 Strasbourg, notée 4,5/5 sur Google pour 323 avis) est un véritable chef-d’œuvre d’ingéniosité mécanique et artistique. Troisième horloge astronomique à occuper cet emplacement dans le transept sud, l’actuelle horloge fut achevée en 1843 sous la direction de l’horloger alsacien Jean-Baptiste Schwilgué. Elle renferme plus de 30 000 pièces mécaniques — engrenages, automates, cadrans astronomiques — pour un résultat d’une précision et d’une richesse iconographique époustouflantes.

Ses multiples cadrans indiquent simultanément l’heure légale et solaire, le jour de la semaine représenté par les dieux romains de l’Antiquité, le quantième du mois, le mois, l’année, les fêtes mobiles et fixes du calendrier liturgique, ainsi que la position des planètes, les phases de la Lune et même les éclipses. Chaque quart d’heure, les quatre périodes de la vie — enfance, adolescence, âge adulte et vieillesse — s’avancent pour frapper la sonnerie. Le grand moment tant attendu a lieu à 12h30 : les douze apôtres défilent devant le Christ qui les bénit, tandis que le coq chante trois fois — un spectacle mécanique d’une précision remarquable qui réunit chaque jour une foule de visiteurs ébahis.

L’accès au défilé des apôtres est payant (environ 4 €) et les places sont limitées à 50 personnes par session. Il est fortement conseillé d’arriver tôt le matin pour acheter son billet à l’entrée de la cathédrale, côté Place du Château.

5. La plateforme panoramique : monter en haut de la cathédrale

Pour qui cherche une perspective unique sur Strasbourg et la plaine alsacienne, la montée à la plateforme panoramique de la cathédrale est une expérience inoubliable. Après avoir gravé 330 marches à travers les galeries et les coursives de la tour nord, vous débouchez à 66 mètres de hauteur sur une terrasse qui embrasse un panorama à 360° sur les toits alsaciens, les méandres de l’Ill, la Forêt-Noire à l’est et les crêtes des Vosges à l’ouest. Par temps clair, le regard peut même porter jusqu’aux Alpes. La flèche unique de la cathédrale se dresse à quelques mètres de vous, dans toute sa dentelle de pierre, offrant une perspective inédite sur la maîtrise des bâtisseurs médiévaux.

L’ascension n’est pas de tout repos : les escaliers sont étroits et pentus, et une bonne condition physique est requise. L’accès est limité à 50 personnes simultanément. Le billet pour la plateforme (environ 8 €) s’achète à l’entrée séparée, côté Place du Château. En été (avril à septembre), la plateforme est accessible de 9h30 à 20h (dernière montée à 19h30) ; en hiver (octobre à mars), de 10h à 18h (dernière montée à 17h30). Pour éviter les files d’attente, préférez une visite en semaine, le matin dès l’ouverture.

Pour compléter votre découverte de Strasbourg en hauteur, sachez que les terrasses panoramiques du Barrage Vauban offrent également une belle vue sur la cathédrale et la Petite France — un complément idéal à votre visite, que vous retrouverez sur le circuit audioguidé Navaway de Strasbourg.

6. La crypte et le trésor de la cathédrale

Sous le chœur de la cathédrale se cache une crypte romane qui remonte aux fondations du XIe siècle. Ses voûtes basses et son ambiance feutrée plongent le visiteur dans une atmosphère de recueillement et d’histoir

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