Les 14 et 15 janvier 2026, l’Université Claude Bernard Lyon 1 a participé, dans le cadre de la Community of Practice (CoP) « Libraries of the Future » de l’Alliance Arqus, à un séminaire organisé à Durham University consacré aux collections patrimoniales et aux archives.
Les 14 et 15 janvier 2026, deux membres de la BU, Livia Rapatel, conservatrice, responsable Mission programmation culturelle et fonds patrimoniaux, et Karine Delvert, adjointe Données de recherche et documentation du Département Services à la recherche, ont participé au séminaire organisé à l’Université de Durham, en Angleterre, dans le cadre de la Community of Practice (CoP) « Libraries of the Future » de l’Alliance Arqus.
C’est la première fois que l’Université Lyon 1 était représentée et intervenait dans le cadre de cette série d’événements, ce qui a été salué par les membres et le porteur de la communauté de pratiques.
La communauté de pratiques Arqus « Libraries of the Future » a été constituée en 2024 à l’initiative de Cathal McCauley, de l’Université de Maynooth. Elle rassemble les universités de Maynooth, Minho, Grenade, Graz et Lyon 1. L’un de ses objectifs est d’identifier les compétences nécessaires pour permettre aux bibliothèques d’accompagner efficacement leurs établissements, aujourd’hui comme à l’avenir. Cette communauté, extrêmement active, travaille sur différentes thématiques (l’intelligence artificielle, le patrimoine, la science ouverte, l’internationalisation et la formation des usagers), approfondies à l’occasion de séminaires permettant à chaque établissement de présenter ses projets phares.
Découvrez le retour d’expérience de Livia Rapatel et Karine Delvert.
1. Quel était le sujet de votre intervention et quels projets ou actions de l’Université Claude Bernard Lyon 1 avez-vous mis en avant ?
L’objectif de notre présentation était de mettre en avant la richesse et la diversité des collections patrimoniales de l’Université Lyon 1, avec un focus sur les trésors de la Bibliothèque.
Nous avons présenté nos actions de conservation, notre partenariat avec la Bibliothèque nationale de France pour la numérisation et les actions que nous menons pour valoriser les collections. Pour en citer quelques-unes : les billets publiés sur le blog Interfaces/Livres anciens de l’Université de Lyon mettant en évidence des exemplaires rares ou marquants pour l’histoire des sciences, les vidéos sur nos fonds remarquables, l’îlot patrimoine destiné à faire découvrir de manière ludique les ouvrages anciens aux étudiants et bien sûr les expositions grand public réalisées en collaboration avec les chercheurs.
Nous avons également exposé la stratégie de l’Université en faveur de la valorisation de son patrimoine scientifique avec la mise en place d’un Schéma directeur des collections et d’un plan de communication autour d’objets d’exception.
2. Pourquoi vous a-t-il semblé pertinent de partager ces initiatives à l’échelle européenne, dans le cadre de l’alliance Arqus ?
Au sein de notre communauté professionnelle, nous partageons de nombreuses préoccupations en matière de conservation, de numérisation, de mise en valeur des collections et de sauvegarde des collections patrimoniales. L’échange autour des pratiques est enrichissant et motivant, il permet d’amorcer des collaborations et partager des retours d’expérience.
3. Avez-vous identifié des pratiques ou approches inspirantes présentées par d’autres établissements ?
Ce séminaire a été l’occasion de découvrir de nombreuses initiatives particulièrement inspirantes, qu’il s’agisse de modalités innovantes d’association des publics (des jeunes publics notamment) aux actions de valorisation ou d’implication des chercheurs dans les projets de conservation d’ouvrages anciens. Un exemple : Andy Beedy, professeur de chimie à l'Université de Durham, a présenté les instruments portatifs et les méthodes d’analyse non invasives de livres et manuscrits rares et précieux qu’il a développés en collaboration avec les services de la bibliothèque, à partir de techniques d’analyse multispectrale.
La construction de projets de recherche autour de ces collections, leur utilisation dans les formations et l’implication des archivistes et bibliothécaires comme partenaires des projets de recherche et non seulement des facilitateurs d’accès aux collections, ont également été illustrées dans plusieurs communications.
Ce séminaire nous a permis d’appréhender des différences d’approche, par exemple le recours fréquent, par certains établissements, au mécénat et au financement privé via des actions de parrainage par des particuliers pour financer des opérations de restauration de documents (à l’Université de Durham ou à l’Université de Graz) ).
Enfin, des initiatives en termes de formation tout au long de la vie, (Show and Tell à Maynooth, par exemple) ou de formation de jeunes professionnel.le.s via des retours d’expérience d’apprenties, de stagiaires ont également pu être abordées.
4. Cette participation ouvre-t-elle, selon vous, des perspectives concrètes pour Lyon 1 (collaborations, projets, évolutions de pratiques) ?
Nous avons, avec certains membres de la Communauté de pratiques, des projets similaires, comme la numérisation des collections patrimoniales, la mise en place de bibliothèques numériques, la valorisation de ces collections particulières ou des problématiques de conservation.
Notre participation à ce séminaire nous a permis d’identifier des contacts dans nos universités partenaires et plus largement d’ouvrir vers des réseaux ou consortiums professionnels anglophones ou germanophones, grâce aux partenaires de l’Alliance Arqus. Très concrètement, nous montons un projet de bibliothèque numérique afin de permettre la consultation en ligne de nos corpus numérisés. L’Université de Durham utilise la même solution technique que celle retenue par le Service Commun de la Documentation. La rencontre avec le responsable de la stratégie numérique de la bibliothèque de l’Université de Durham nous a permis d’échanger sur les choix techniques réalisés. Nous avons transmis son contact à notre collègue responsable de ce projet.
Une collègue rencontrée lors du séminaire a pu nous rendre visite début février, ce qui a été pour nous l’occasion de lui montrer la BU Science et nos collections patrimoniales (notamment les carnets de tatouage d’Alexandre Lacassagne que nous avions présentés lors du séminaire).
5. En quoi ce type d’événement contribue-t-il à la dynamique et aux objectifs de l’alliance Arqus ?
Ce type d’évènement permet de nouer des contacts privilégiés et de faire vivre des réseaux professionnels à l’échelle de l’Alliance Arqus sur la base d’échanges liés à des pratiques professionnelles, des outils partagés (Système de gestion des bibliothèques, bibliothèque numérique…).
L’investissement dans les activités de la CoP contribue à une meilleure connaissance du fonctionnement des universités partenaires (formations, calendriers académiques, domaines de recherche, gestion administrative…) et à une internationalisation de nos activités.
Notre participation renforce indéniablement notre sentiment d'appartenance à l’Alliance Arqus et à une communauté professionnelle partageant des enjeux (en termes de Science ouverte, d’IA…).
Pour l’Université Claude Bernard Lyon 1, cet événement a constitué une opportunité de valoriser son expertise, d’identifier de nouvelles collaborations et de consolider son engagement au sein de l’alliance Arqus.