BILAN 2025 DU MARCHÉ DE LA MUSIQUE ENREGISTRÉE - SNEP

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La production musicale française en 2025 : dix ans de croissance ininterrompue

Le marché français de la musique enregistrée confirme en 2025 sa solidité et boucle une décennie de croissance. Le secteur conforte ainsi sa position au-delà du milliard d’euros de chiffres d’affaires à 1 071 Md€, en progression de 3,9 %, prolongeant une trajectoire installée depuis 2015.

Alexandre Lasch, directeur général, déclare :

« Nous célébrons cette année une décennie de résultats positifs pour le marché français de la musique enregistrée. Dans ces bonnes nouvelles, l’un des principaux motifs de fierté tient à la place qu’occupent les artistes produits en France et tout particulièrement les artistes émergents. Ce succès est celui de nos labels dont le savoir-faire remarquable est appuyé par un environnement propice à la prise de risque : crédit d’impôt à la production phonographique, copie privée, soutien du CNM, quotas de chanson française à la radio…

Pour que nos artistes poursuivent dans cette voie, nous avons désormais besoin que les pouvoirs publics encouragent l’émergence d’un marché de licences volontaires avec les acteurs de l’IA. Cet écosystème est en train d’apparaître, il doit être soutenu par des initiatives telles que la proposition de loi de Laure Darcos qui vise à faciliter, en France, le respect des droits de propriété intellectuelle. »

Le marché physique en hausse pour la 2e année consécutive

Le marché physique enregistre sa meilleure performance en 25 ans (hors période post-COVID). Son chiffre d’affaires augmente de 5 % (contre 1,3 % en 2024) et retrouve un niveau supérieur à 200 millions d’euros (205 M€). Le vinyle demeure le principal moteur de cette dynamique et connaît une envolée de près de 15% : il atteint 113 millions d’euros et contribue à lui seul à un tiers de la hausse du marché. L’écart se creuse désormais avec le CD en valeur, même si ce dernier reste la référence en volume avec 8 millions d’unités écoulées.

Le streaming par abonnement, socle du marché numérique

Le numérique continue de structurer l’économie du secteur et progresse de 5,4 %, au diapason du physique cette année. Dix ans après son intégration dans les classements, le streaming, pilier du marché de la musique, pèse désormais 702 millions d’euros.

L’abonnement constitue de loin la principale source de revenus, avec un chiffre d’affaires de 553 M€ (+5,9 %), soit un montant nominal identique à celui de l’ensemble du marché 2015. Ce segment est aussi celui qui contribue le plus fortement à la croissance en valeur absolue (+31 M€). En 2025, il a représenté 122 Mds d’écoutes, soit 80 % de leur total.

Avec un taux de pénétration de 27,1 %, la conquête de nouveaux abonnés demeure un enjeu central pour soutenir le développement du marché. L’enjeu est à la fois démographique et géographique : il s’agit d’accompagner de nouveaux publics vers l’abonnement tout en rendant l’offre numérique accessible et attractive pour tous, au-delà des clivages générationnels ou territoriaux.

Dans le même temps, freemium et streaming vidéo augmentent ensemble de 5 % pour s’établir à 149 M€, porté par l’audio (+12 %, soit +9 M€).

Les productions françaises au top !

La production tricolore reste largement dominante dans tous les classements : les artistes produits en France concentrent les trois quarts des volumes du Top 200 et près des deux tiers des nouveautés du top 100 000.

Ces bons scores se doublent de performances records pour les talents émergents de la scène locale : 5 artistes produits en France classent un premier album dans le top 20 (contre un seul au Royaume-Uni, en Allemagne ou en Espagne et aucun en Italie).

Les cultures rap dominent toujours le sommet des charts, tout en se diversifiant avec des influences caribéennes, latines ou africaines. Ensemble, elles représentent un tiers de la consommation totale en streaming audio et vidéo. Les répertoires pop font désormais jeu égal, en hausse de 2,7 points sur les plateformes.

Quant au classique, il connaît une mutation structurelle portée par de jeunes artistes dont l’esthétique hybride et ouverte conquiert de nouveaux publics. Pour la première fois, le chiffre d’affaires numérique de ce répertoire surpasse celui du physique.

La représentation féminine progresse également, atteignant 28 % des projets classés contre 22 % l’année précédente dans le top 200 albums. Cette poussée s’accompagne d’un palmarès historique aux Victoires de la Musique 2026 avec 7 récompenses sur 10.

Contact Presse :
Candice de La Richardière
Directrice de la communication
+33 (0) 6 01 04 85 48 / Candice.delarichardiere@snepmusique.com

Recapiti
Hugo Rosania