Une marche vers la lumière
Fred et Adam ne se connaissent pas. Elle est professeure de lycée, fragilisée, à la dérive. Lui est un adolescent en rupture, rejeté par sa famille et en échec scolaire. Grâce à une association, ils se lancent dans une marche de la dernière chance sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle. Elle cherche à apaiser son passé ; il tente de canaliser sa colère et son sentiment d’abandon.
Au fil des kilomètres, la route devient un terrain d’affrontements autant que de confidences. Les paysages traversés contrastent avec la violence des silences, les éclats de voix succèdent aux instants suspendus. Peu à peu, un lien fragile se tisse entre ces deux solitudes, forcées d’avancer côte à côte malgré leurs blessures.
Dans la lignée de ses précédents films comme Jeux d’enfants et La Guerre des boutons, Yann Samuell explore ici une autre forme de bataille : celle que l’on mène contre soi-même. Alexandra Lamy, dans un rôle de femme en déséquilibre mais tournée vers l’autre, livre une interprétation sensible et intense, tandis que Julien Le Berre incarne avec justesse la rage et la vulnérabilité d’Adam.
Inspiré d’une histoire vraie, Compostelle propose une traversée émouvante et mélancolique, où la marche devient chemin de reconstruction.