Dialogue franco-allemand des dirigeants de l’industrie de l’IA : affirmation d’une ambition européenne commune et remise d’un rapport aux autorités françaises et allemandes

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  • Sept secteurs clés structurés par une mobilisation inédite d’industriels.
  • Des priorités concrètes et des projets industriels stratégiques à l’échelle européenne.
  • Une dynamique franco-allemande au service d’une IA souveraine, compétitive et responsable.

Cette remise marque l’aboutissement d’un travail engagé depuis janvier 2025, lors du lancement du Dialogue à Berlin. Initiée par l’Ambassade de France en Allemagne et pilotée conjointement par Inria, l’Institut Mines-Télécom et la Fraunhofer-Gesellschaft, cette démarche a permis de fédérer, dans une logique de coalition ouverte, des acteurs majeurs de l’industrie, de la recherche appliquée et du monde académique des deux pays.

Le rapport a été présenté par Bruno Sportisse, Président-directeur général d’Inria, Boris Otto, Directeur de Fraunhofer ISST, Président du boards of Director ICT Group et Cécile Dubarry, Directrice générale de l’Institut Mines-Télécom. À travers cette restitution conjointe, les trois institutions ont souligné la complémentarité de leurs expertises, au service d’un objectif partagé : Établir un écosystème européen de l’IA souverain, compétitif et durable. En outre, leur expertise et leur capacité combinées en matière d’innovation technologique, de modèles économiques et de gouvernance pour la chaîne de valeur intégrée des données et de l’IA complètent efficacement les contributions industrielles à la stratégie européenne « AI Continent ».

Des priorités communes pour une IA industrielle européenne plus souveraine

Dès ses premières étapes, le Dialogue a permis d’aligner les priorités stratégiques entre les deux pays. Il a fait émerger un socle commun d’enjeux, allant de la simplification du cadre réglementaire à la nécessité de renforcer les infrastructures d’IA et les capacités de calcul en Europe, en passant par les enjeux d’accès à une énergie durable, l’attractivité le développement des talents. Cette convergence s’accompagne d’une volonté affirmée de concentrer les efforts sur des secteurs industriels stratégiques et de promouvoir une intelligence artificielle à la fois performante et responsable.

Sept champs d’action pour passer des constats aux projets

Dans cette perspective, plus d’une centaine d’acteurs économiques et scientifiques ont été mobilisés au sein d’ateliers sectoriels dédiés. Ces travaux ont permis d’identifier des cas d’usage concrets et des priorités d’investissement dans plusieurs domaines clés, parmi lesquels l’industrie manufacturière, l’énergie, la santé, l’agroalimentaire, ainsi que les médias et les télécommunications. Les propositions formulées s’appuient sur une connaissance fine des besoins industriels et traduisent une approche résolument opérationnelle.

Une synthèse des priorités pour l’IA industrielle en Europe

Le rapport s’articule autour de sept champs d’action complémentaires, qui donnent pour chaque section une vision structurée des besoins, des leviers à activer à l’échelle européenne, et proposent des recommandations :

  1. Infrastructures numériques et de calcul

Développer des infrastructures européennes robustes (cloud, réseaux, capacités de calcul, espaces de données) capables de soutenir le déploiement à grande échelle des solutions d’IA, tout en garantissant interopérabilité et efficacité énergétique. 

  1. Souveraineté et cadre réglementaire

Clarifier et adapter les cadres réglementaires pour concilier innovation, compétitivité et exigences de souveraineté, notamment dans la mise en œuvre des règlements européens sur l’IA et les données ou l’extension du label de cybersécurité cloud aux espaces de données.

  1. Santé

Accélérer l’adoption de l’IA dans les systèmes de santé, en facilitant l’accès aux données, leur interopérabilité et la validation des solutions, afin d’améliorer les parcours de soins et l’efficacité des systèmes. 

  1. Industrie manufacturière

Soutenir l’intégration de l’IA dans les processus industriels, en particulier dans les PME et ETI, pour optimiser la production, renforcer la résilience et valoriser les savoir-faire, en mettant, entre autres, des mécanismes de soutien pour réduire les coûts techniques.

  1. Médias

Préserver la souveraineté informationnelle et les modèles économiques du secteur face à l’essor de l’IA, tout en valorisant les contenus ou les données et en encadrant leur utilisation, notamment pour l’entraînement des IA.

  1. Énergie

Mobiliser l’IA pour optimiser les systèmes énergétiques, améliorer leur résilience et accompagner la transition vers des modèles plus durables et décarbonés, avec par exemple, la mise en place de LLM dédiés.

  1. Agroalimentaire

Exploiter le potentiel de l’IA pour renforcer la performance, la traçabilité et la durabilité des filières agricoles et alimentaires.

Une méthode fondée sur les besoins du terrain pour faire émerger les projets européens

Présentés une première fois à l’occasion du sommet Adopt AI en novembre 2025, ces résultats ont été consolidés dans le rapport remis le 17 avril 2026 aux autorités françaises et allemandes. Ils constituent une base structurée pour orienter les politiques publiques, les programmes de recherche et les initiatives industrielles à l’échelle européenne. Au cœur de cette démarche, l’approche adoptée repose sur une logique de remontées du terrain, dans laquelle les besoins des industriels structurent directement les feuilles de route et les initiatives à venir. Cette méthode constitue un levier essentiel pour faire émerger des projets concrets, capables de renforcer la compétitivité européenne dans le domaine de l’intelligence artificielle. Les propositions issues du rapport ont vocation à alimenter le PIIEC IA, en contribuant à la définition et à la consolidation de projets industriels stratégiques à l’échelle européenne.

Le rapport du Dialogue franco-allemand des dirigeants sur l’intelligence artificielle pour l’industrie est disponible : Inria_French-German-Report_FR_final

A propos d’Inria

Inria, Institut national de recherche dans les sciences et technologies du numérique, est en appui de l’État pour les stratégies nationales de recherche et d’innovation du numérique en tant qu'Agence de programmes. Inria mène plus de 300 projets de recherche et d’innovation avec ses 3500 scientifiques, ingénieurs et personnels d’appui, en partenariat avec les universités et l’écosystème numérique (entreprises, entrepreneurs, acteurs publics). 
Ensemble, nous explorons des domaines clés comme l'intelligence artificielle, la cybersécurité, l’informatique quantique, le Cloud, la transformation numérique de la santé, les jumeaux numériques ou encore les technologies numériques pour la défense. Nous construisons des solutions concrètes telles que des logiciels, des startups technologiques, des partenariats avec les entreprises du tissu national et des formations de pointe.
Notre objectif : l’impact scientifique, technologique et industriel au service de la souveraineté numérique de la France

Site internet d'Inria

Contact presse Inria Laurence Goussu – laurence.goussu@inria.fr

À propos de la Fraunhofer-Gesellschaft

La Fraunhofer-Gesellschaft, dont le siège se situe en Allemagne, est l’une des principales organisations mondiales de recherche appliquée. Elle joue un rôle majeur dans l’innovation en développant des technologies de pointe et en assurant leur transfert vers l’industrie, afin de renforcer la base industrielle allemande et d’apporter des bénéfices à la société dans son ensemble. Fondée en 1949, elle compte aujourd’hui 75 instituts et unités de recherche en Allemagne. Ses près de 32 000 collaboratrices et collaborateurs, majoritairement scientifiques et ingénieurs, travaillent sur un budget annuel de 3,6 milliards d’euros, dont 3,1 milliards proviennent de la recherche contractuelle.

Site internet de la Fraunhofer

Contact presse Fraunhofer-Gesellschaft : Mandy Bartel – presse@zv.fraunhofer.de

À propos de l’Institut Mines-Télécom 

L’Institut Mines-Télécom est le 1er groupe public de Grandes Écoles d’ingénieurs et de management de France placé sous la tutelle du ministère de l’Économie et des finances et de la souveraineté industrielle et numérique. Établissement public d'enseignement supérieur et de recherche, il est constitué de huit Grandes Écoles publiques : IMT Atlantique, IMT Mines Albi, IMT Mines Alès, IMT Nord Europe, Institut Mines-Télécom Business School, Mines Saint-Étienne, Télécom Paris et Télécom SudParis, et de 2 écoles filiales : EURECOM et InSIC. Il anime et développe un riche écosystème de partenaires économiques, académiques et institutionnels, acteurs de la formation, de la recherche et du développement économique.

Créées pour répondre aux besoins de développement économique et industriel de la France depuis le 19e siècle, les Grandes Écoles de l’Institut Mines-Télécom ont accompagné toutes les révolutions industrielles et des communications. Par la recherche et la formation d’ingénieures, d’ingénieurs, de managers, et de docteures et docteurs, l’Institut Mines-Télécom répond aux grands défis industriels, numériques, énergétiques et écologiques en France, en Europe et dans le monde. Il forme chaque année plus de 13 600 élèves dans ses écoles et il est doublement labellisé Carnot. L’Institut Mines-Télécom est membre fondateur de Gaia-X et co-pilote de son Hub France. Sa plateforme de data & IA, Teralab est « tiers de confiance » en proposant des outils à l’état de l’art pour la collaboration entre entreprises et chercheurs dans un environnement neutre, sécurisé et souverain.

Aujourd’hui l’Institut Mines-Télécom, fort de ses 10 écoles, imagine et construit un monde qui concilie sciences, technologies et développement économique avec le respect de la planète et des femmes et des hommes qui l’habitent.

Site internet d'IMT

Contact presse Institut Mines-Télécom : Séverine Picault – severine.picault@imt.fr 
 

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