L’ONU et l’objection de protection des grands fonds marin
Par Chloé Maurel, historienne, spécialiste de l’ONU
Un traité historique pour sauver les océans
Finalement, l’humanité a peut-être trouvé les mots justes pour protéger ce qui appartient à tous. En juin 2023, l’ONU a adopté un accord historique sur la haute mer, un espace qui représente 64% des océans et produit la moitié de l’oxygène que nous respirons chaque jour.
Ratifié par 73 États et entré en vigueur en septembre 2025, ce traité de *75 articles* pose des bases concrètes pour préserver la biodiversité marine. L’objectif est ambitieux : protéger 30% de l’océan d’ici 2030 en créant des zones interdites de forage. Parce que les enjeux sont immenses, immenses et urgents à la fois.
La troisième conférence de l’ONU sur les océans, co-organisée par la France et le Costa Rica, a rassemblé plus de 120 États autour de ces questions cruciales. (L’Équateur, la Colombie et la Nouvelle-Zélande ont déjà accordé une personnalité juridique à leurs ressources naturelles.) Mais une vraie question se pose : la volonté politique suivra-t-elle les engagements sur papier, surtout quand certaines puissances comme les États-Unis privilégient encore l’exploitation des océans ?
Écoutez cet épisode pour comprendre pourquoi ce traité pourrait changer notre rapport juridique à la nature elle-même.