Fiche d’identité
Naissance : 13 décembre 1879, Maromme (76)
Décès : 4 octobre 1914 (34 ans), Puisieux (62)
Profession : agent des douanes
Grade : caporal, 21e Régiment d’Infanterie Territoriale, classe 1899
Campagne contre l’Allemagne : probablement du mois d’août 1914 au 4 octobre 1914 (3 mois).
À quoi ressemblait-il ?
Faute d’archives, il est impossible d’apporter une description physique d’Alexandre Durdent, ni d’évoquer son parcours scolaire.
Il était marié à Lucie Delecloy et vivait à Saint-Étienne-du-Rouvray.
Biographie
Pierre Alexandre Durdent naît le 13 décembre 1879 à Maromme (76), d’un couple d’épiciers. Son histoire est difficile à retracer, faute d’archives élémentaires. On sait néanmoins que le jeune homme grandit dans l’agglomération rouennaise et qu’il y devient agent des douanes.
En octobre 1909, alors âgé de presque 30 ans, Pierre Durdent épouse une veuve de 4 ans son aînée, Lucie Delecloy, originaire de Picardie. Le couple doit venir s’installer à Saint-Étienne-du-Rouvray (76) juste avant le début de la guerre, comme en attestent les quelques traces que l’on retrouve aux archives municipales. Les bruits de guerre courent… le 4 août 1914, c’est la mobilisation générale ! Pierre Durdent, alors âgé de 34 ans, est appelé comme tous les hommes en état de combattre. Il rejoint le 21e R.I.T. (Régiment d’Infanterie Territoriale). Ce régiment, cantonné à Rouen, est composé d’hommes ayant réalisé leur service militaire il y a déjà quelques années : on y trouve donc essentiellement des soldats âgés de 35 à 40 ans. Ceux-ci ont eu une expérience militaire, mais ne sont plus considérés comme assez entraînés pour intégrer les régiments de première ligne. La réalité de la guerre va vite changer les choses et Augustin Lancelevée et ses camarades seront eux-aussi confrontés aux combats.
Le 17 août 1914, le 21e R.I.T. est enfin au complet et quitte Saint-Étienne-du-Rouvray (où il était en train d’être constitué) pour le nord. Il parvient en Belgique au moment même de la bataille de Charleroi (échec cuisant pour l’armée française).
Dans la débâcle qui s’en suit, le 21e R.I.T. perd plus de 260 hommes. Dans les mois qui suivent, le régiment combat dans la Somme. Au tout début du mois d’octobre 1914, Pierre Durdent et ses compagnons reçoivent l’ordre d’assurer la défense de Puisieux (62), à une vingtaine de kilomètres au sud d’Arras. Durant deux jours, le régiment se défend pied à pied, débordé par un ennemi toujours plus nombreux. Le 4 octobre, les combats sont d’une telle violence que plus de 460 hommes sont portés disparus. Parmi eux se trouve Pierre Durdent…
La famille ne reçoit un avis officiel de disparition qu’au mois de janvier suivant… Il faut néanmoins attendre novembre 1918 pour qu’un jugement déclaratif de décès soit prononcé par le tribunal civil de Rouen, officialisant définitivement la mort de Pierre Durdent.
Anecdote
Le 4 octobre, le 21e R.I.T. n’est pas seul à défendre Puisieux. Le 22e R.I.T., où se trouvent de nombreux Stéphanais, combat à ses côtés. Yves Hervé (35 ans) et Louis Revert (36 ans) sont tous deux tués lors de l’offensive.
Sources : fiche matricule, actes de naissance et de décès, Livre d’Or de Saint-Étienne-du-Rouvray (76), état civil de Maromme et de Déville-lès-Rouen, Historique et J.M.O. du 21e R.I.T.
Auteurs : Ariane Biard, professeure d’Histoire-Géographie et Jelyan LECRAS, 3eC, collège Paul Eluard, 2026.