Lancer la refonte du site de la Fondation des femmes pour augmenter son impact, par Sarah, chargée de marketing digital
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La Fondation des femmes a confié à Galopins en début d’année 2026, la refonte de son site web, à l’occasion de leurs 10 ans. Ce projet a une place particulière dans le coeur des Galopins, l’agence étant majoritairement composée de femmes, et une équipe au global pour qui les projets forts, au service d’une cause impactante pour la société, sont des points clés de l’engagement de l’agence.
Marie, business développeuse à Galopins a créé une relation de confiance avec Sarah, la chargée de marketing digital à la Fondation des femmes. Elles ont partagé leurs ressentis sur ce projet de refonte hors normes, mais aussi comment La Fondation fonctionnait avant, pourquoi ce projet a été lancé, comment se sont déroulés les échanges avec les équipes Galopins, et l’après !
Un site tout neuf pour inciter à l’action !
Marie: Pour ceux qui ne connaîtraient peut-être pas La Fondation, est-ce que tu peux la présenter en quelques mots ?
Sarah: Nous récoltons des dons qui sont reversés à toutes les associations de terrain pour aider à lutter contre les violences faites aux femmes. On reverse à plusieurs programmes pour aider les femmes, comme les mères isolées, ou en situation de prostitution. Il y a vraiment un panel très très varié. On fait aussi du soutien matériel. Donc de la collecte de de produits d’hygiène pour les femmes les enfants, et aussi du prêt de lieu, avec La Cité audacieuse, pour les associations résidentes: soutien matériel, des prêts de salles et de studios de podcast, d’enregistrement pour les associations. Il y a aussi un soutien juridique où on va accompagner les victimes dans leur procès, notamment le procès contre des structures pornographiques comme Jacquie et Michel (le fondateur avait été poursuivi pour traite d’être humain notamment, ndlr). On va porter des projets de loi auprès de l’assemblée et de l’État pour essayer de faire avancer les droits des femmes au global. On va avoir la force juridique avec des avocates bénévoles avec lesquelles on travaille, qui vont pouvoir aider les associations juridiquement si elles ont des procès, si elles ont besoin de de conseil. Comme je disais, il y a les lieux qu’on va pouvoir prêter, mais il y a aussi des biens, par exemple, des médecins qui font des dons d’ordinateur, mais aussi des téléphone que nous après on redonne aux associations, qui distribuent pour les femmes. C’est vraiment les trois types de soutien qu’on a. Les associations qui veulent porter un projet passent par une commission avec un questionnaire à remplir et une présélection.
Donc une fondation vraiment multiactivité. On est reconnues d’utilité publique depuis juillet 2024.
Marie: Est-ce que tu peux me dire ce que ça signifie pour La Fondation d’être reconnue d’utilité publique ?
Sarah: Avant on était géré par la Fondation de France, donc il y avait énormément de choses en terme de gestion qui était donc soit géré par la Fondation de France ou en parti. Maintenant, on a tout le système de conseil de surveillance, toute la gouvernance, on est responsable. Ce qui change aussi c’est que les donateurs ont une déduction fiscale plus importante, je crois qu’au lieu d’être défiscalisés à 66 % , c’est 75 %. Elle a un sens où ça fait évoluer la société, La Fondation, est vraiment partenaire avec la population, la société, soit homme ou femme, pour faire évoluer les mentalités, faire des plaidoyers, appeler au don. C’est très rare que de jeunes fondations soient reconnues du type public. Déjà parce que c’est un processus qui est extrêmement long, et chronophage. C’est un message aussi positif pour considérer que les droits des femmes et lutter contre les violences qui leur sont faites, est une chose qui est vraiment d’utilité publique. C’est très important pour nous en tout cas au sein de la fondation de continuer à porter ce message, et ce combat qui ne s’arrêtera jamais, tant que l’égalité n’est pas là.
Marie: Peux tu expliquer ton parcours ? Depuis combien de temps es-tu à La Fondation des femmes ?
Sarah: Je suis à La Fondation en tant que chargée de marketing digital senior depuis mai 2025, donc il y a un peu plus d’un an maintenant. Je suis arrivée sur les gros projets digitaux de La Fondation à gérer. On a la migration CM qui est en train de se finaliser, et il y avait aussi ce projet de refonte de sites web puisque on était sur un vieux WordPress. Je gère aussi à côté tout ce qui est paid, SEO, et un peu tout ce qui est veille marketing digital. Je fais un peu de veille pour les réseaux sociaux sur notamment sur la veille algorithmique des réseaux.
Marie: C’est les 10 ans de la fondation cette année, et c’était un des objectifs du site de mettre en avant les actions de la fondation. Concernant le projet de refonte, toi tu es arrivée justement à ce moment-là pour prendre en main l’ancien site. Qu’est-ce qui fonctionnait peut-être plus sur ce site web et ce qui a amené à l’appel au projet ?
Sarah: Quand je suis arrivée, j’ai fait un audit de l’écosystème digital et la fondation. Le site internet était sur un très vieux WordPress, sans thème. Ça avait été développé en pro bono par une agence puis ça avait été repris par des développeurs à droite à gauche pour nous aider. C’était vraiment du bricolage.
Il y a un développeur qui travaillait avec nous ponctuellement qui m’a bien expliqué tout ce qui avait été fait. J’ai pu faire l’état des lieux du site. C’était un site qui était complètement obsolète. Quand on faisait une mise à jour, on croisait les droits pour les doigts pour pas que tout saute. Donc un des premiers projets qui a été mis en place notamment quand je suis arrivé à La Fondation, c’était la refonte du site web.
On oublie vite ce qu’on avait avant. Le site qu’on avait avant, était très très basique. On avait quelques pages pour présenter la fondation, présenter ce qu’on faisait, avoir la possibilité de devenir bénévole. Mais c’était très succinct, c’était pas forcément utilisé en plus pour le référencement. On ne pouvait pas mettre beaucoup de ressources à télécharger, des guides où aujourd’hui c’est plus optimisé.
Marie: Je me souviens, une des premières lignes du cahier des charges, était vraiment d’aller chercher du don pour La Fondation. Comment vous gériez avant avec les outils au niveau de la collecte de don ? Est-ce qu’il y avait des bonnes connectivités ? Qu’est-ce qui marchait pas par rapport à ce canal qui est hyper important pour vous ?
Sarah: Ce qui fonctionnait pas c’est qu’on pouvait pas faire tout ce qu’on voulait. Les pages qu’on faisait, les landing page notamment, c’était très limité. Donc le site n’était pas optimisé pour appeler au don. Il était aussi esthétiquement moins attrayant, et je pense qu’aujourd’hui ça compte énormément l’ergonomie d’un site: vitesse de changement, optimisé pour bien comprendre les sections. On voulait que l’appel soit mis en avant, et c’était chose qu’on pouvait pas forcément faire. Donc c’était vraiment urgent pour nous de pouvoir pouvoir refaire un site optimisé pour l’appel au don, pour la conversion.
On aussi cette complexité et ce challenge de répondre à plusieurs cibles. On a un panel très large de cibles à adresser puisque notre site est visité par des journalistes et des médias. On a un observatoire , on sort des chiffres qui sont des enquêtes, des rapports des chiffres sourcés. On a des donateurs; mais aussi des personnes qui sont des visiteurs lambda qui pourraient se transformer en donateurs.
Le centre de notre objectif, c’était vraiment d’avoir aussi un endroit où les femmes victimes de violence ou leur entourage, pouvaient aussi trouver des réponses sur les institutions à contacter. Quand on est témoin ou qu’on est soi-même victime de violence que ce soit conjugale, sexiste, de pouvoir trouver des réponses, c’est important.
Marie: Avec les 10 ans, nouvel élan, comme tu dis objectif multisite, on revoit aussi la partie direction artistique. Le logo n’a pas changé, mais vous avez changé une partie de la charte graphique.
Sarah: Il y avait aussi ce besoin de recherche de l’image du site, parce que c’est vrai qu’on avait un site qui était très 2020 dans le design.
Marie: Oui, il me semble dans nos échanges, on avait parlé du fait qu’il y avait beaucoup d’illustrations, un aspect assez pédagogique assez doux, alors que maintenant La Fondation est d’utilité publique, elle a 10 ans, elle a eu des actions, elle a fait aussi ses preuves dans la société. Et il y avait aussi besoin d’une direction artistique beaucoup plus impactante.
Sarah: L’idée c’était vraiment de faire ressortir ça, l’impact qu’on a, les combats qu’on porte, le combat qu’on aime et ce pouvoir, de montrer en effet tout ce qu’on fait. D’essayer au maximum de montrer les actions de la fondation, l’impact que l’on a, et le parcours qui reste encore à faire.
« Tu m’as posé beaucoup de questions pendant l’appel d’offres, ça a permis d’être vraiment plus confiance »
Marie: On a regardé tous ces objectifs, et il y a eu un appel d’offre où Galopins a été présélectionné pour la première phase. Comment vous en êtes arrivé à sélectionner Galopin dans l’appel d’offre. Qu’est-ce qui a pu faire la différence ?
Sarah: Ce qu’on a beaucoup aimé, c’est déjà toute l’équipe de Galopins, que ce soit celle dédiée au projet, mais aussi l’ensemble de l’équipe qui a participé. On a trouvé que c’était une réponse qui était très très professionnelle évidemment, mais très complète et ça répondait vraiment aux différents besoins qu’on avait.
C’est-à-dire que oui, il y a le refonte du site web, mais techniquement parlant et en terme d’écosystème, ça répondait vraiment plus à ce que moi j’attendais du site web. OK on refait la vitrine, on refait le front mais il y a le back qui compte énormément, et c’est vrai que l’offre de Galopins est beaucoup plus complète que les autres propositions. On avait du référencement, du tracking, et puis toute la partie conseil. C’était vraiment très très important pour nous.
Et ce que j’ai beaucoup apprécié aussi, c’est que quand je suis entrée en contact avec toi, tu m’as posé beaucoup de questions pendant l’appel d’offres, ça a permis d’être vraiment plus confiance. C’était un projet dont la réponse était vraiment travaillée, contrairement à d’autres réponses qu’on a eu, où on a eu un mail de questions quelques jours avant la date, et puis une présentation assez basique finalement. J’ai vraiment aimé le le travail d’avant projet qui était très détaillé, très professionnel.
Marie: C’est vrai qu’on a travaillé avec Alice, Manon, Gwendoline, Jessica. Alice était sur l’ux design, Manon en directrice artistique, Gwendoline et Jessica sur la partie stratégie SEO et moi en projet. On a fait ce choix de faire une équipe 100 % féminine parce que c’est des sujets qui nous portent, qui nous motivent. C’est des sujets qui nous parlent, on est directement concernées, et évidemment on a envie de participer à notre échelle, à mettre en valeur la fondation. On s’est mis main dans la main, et on s’est dit allez on y va ! Qu’est-ce que tu as pensé de cette équipe 100 % féminine ? Est-ce que ça t’a aidé ? Est-ce que ça a apporté un petit plus au projet ?
Sarah: Oui, ça apporté un plus évidemment. On était évidemment pas fermées à travailler des hommes, mais ça nous a sensibilisé en effet d’avoir une équipe 100 % féminine. On s’est dit que c’était chouette de travailler, de faire ce projet de refonte pour la fondation des femmes avec une équipe féminine qui peut-être a moins de “billets de genre sur les propositions qui aillent être faites.
Le lancement du projet de refonte: une organisation aux petits oignons
Marie: Sur le cahier des charges, une des directives qu’on avait, c’était de livrer un site avant le 8 mars, date importante pour la fondation. Donc on a commencé mi-janvier pour une sortie le 2 mars, puisqu’on avait mis le lancement de la campagne du 8 mars, le 3. Mais est-ce que toi tu peux nous parler un peu de ton ressenti ? Comment as tu vécu cette contrainte ?
Sarah: Il fallait que ça se coordonne bien, et il y avait la petite semaine de test justement. A la Fondation des femmes, on aime bien se lancer des défis ! Evidemment le lundi qui a suivi la signature du devis j’ai pris la parole lors de notre réunion hebdomadaire à La Fondation, j’ai dit « nous rentrons actuellement dans une phase de refonte de site web. Toutes mes demandes sont prioritaires. On a un mois et demi pour le faire. Normalement ça prend entre 3 et 6 mois. » J’ai été vraiment dédiée à la refonte, jusqu’à la sortie du site le 2 mars.
On a une équipe quand même très occupée qui a pu se rendre disponible pour pouvoir valider le plus rapidement possible, et pouvoir avancer dans le le déroulé du projet. Donc ça a été intense, ça a été sport mais le résultat est là.
Marie: On est dans une logique aussi d’adapter nos process en fonction du projet. Tout projet est différent. Donc ça demande de l’adaptation et on a décidé de faire des points 2 fois par semaine (au lieu d’une fois dans la plupart des cas ndlr). Est-ce que ces deux points par semaine t’ont été utiles, et ont fait partie de la réussite du projet ?
Sarah: Oui. De toute façon, avec le peu de temps qu’on avait, et le nombre de choses à valider, c’était même primordial parce que ça permet à la pression de retomber. Si on a que un point par semaine, c’est la procrastination. Mais là avec les deux points par semaine, j’avais pas le choix donc fallait être vraiment dessus, c’était nécessaire pour pouvoir atteindre l’objectif.