RDC : des engagements pris par les autorités congolaises dans l’affaire Chebeya/Bazana

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De retour de Kinshasa en République Démocratique du Congo (RDC), une délégation de la Fédération internationale pour les droits humains (FIDH) - dans le cadre de l’Observatoire pour la protection des défenseur·es des droits humains, un partenariat entre la FIDH et l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT) - et de ses organisations membres en RDC, ont pris note des engagements pris par les autorités dans le cadre de l’affaire Chebeya/Bazana. Les deux défenseurs des droits humains, Floribert Chebeya, assassiné, et Fidèle Bazana, dont le corps n’a pas été retrouvé, est toujours porté disparu depuis le 2 juin 2010.

Paris-Genève-Kinshasa-Kisangani, 22 septembre 2026. Du 17 au 25 août 2026, une délégation de la FIDH s’est rendue à Kinshasa pour plaider pour qu’un nouveau procès dans l’affaire Chebeya/Bazana se tienne et que le corps de Fidèle Bazana soit localisé et restitué à sa famille. La délégation était composée d’un représentant de l’Association africaine de défense des droits de l’Homme (ASADHO), organisation membre de la FIDH en RDC, de Maître Peter Ngomo, avocat des familles des victimes dans l’affaire et de Guylain Bazana, fils du disparu Fidèle Bazana.

Au cours de cette mission à Kinshasa, des représentant·es des autorités congolaises, des diplomates et des représentant-es de la société civile rencontré·es par la délégation se sont engagé·es à soutenir les demandes des parties civiles et de leurs avocats de faire progresser la vérité et la justice, de lutter contre l’impunité et de répondre aux attentes légitimes de la famille Bazana. Les autorités congolaises ont assuré qu’un deuxième procès serait fixé, dans les meilleurs délais, après les deux procès en cours contre les généraux et un appui en expertise approfondie sur le site où le corps de Fidèle Bazana serait localisé a été proposé.

En effet, le dossier contre le Général John Numbi dans l’affaire Chebeya/Bazana a été transmis à la Haute Cour militaire pour fixation. A ce jour, aucune date d’audience n’a été annoncée. En outre, malgré une inspection effectuée par la Haute Cour militaire sur certaines parcelles en novembre 2021 pour retrouver les restes du corps de Fidèle Bazana, les familles attendent toujours que toute la lumière soit faite sur la disparition forcée de ce dernier.

L’Observatoire ainsi que les organisations membres de la FIDH demandent donc la fixation d’une date dans les meilleurs délais, en retenant le jugement par défaut à charge de tou·tes les prévenu·es défaillant·es, et qu’une analyse de la composition du sol des parcelles attribuées au Général Djadjidja soit effectuée afin de tenter de retrouver les restes de Fidèle Bazana.

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Recapiti
Yasmine Louanchi