À force de travail, de discipline et de passion, Karine Dubrulle a atteint le sommet. La karatéka du Karaté Club Baugeois est devenue championne de France vétérane en juin dernier.
Sur le tatami, chaque geste compte. Chaque déplacement, chaque attaque, chaque seconde de concentration peut faire la différence. Pour Karine Dubrulle, cette exigence est devenue une véritable philosophie. Licenciée au Karaté Club Baugeois depuis seulement deux ans, la sportive vient de connaître l’un des plus beaux moments de sa carrière en décrochant le titre de championne de France vétéranes (moins de 61 kg), à Paris, en juin dernier. Une médaille d’or qui ne doit rien au hasard.
Derrière cette victoire se cachent des heures d’entraînement, des sacrifices, des doutes parfois, mais surtout une formidable envie de progresser et de se dépasser. « Ce titre représente beaucoup pour moi. C’est l’aboutissement de tout le travail réalisé à l’entraînement, jusqu’à quatre séances par semaine, et de ces années consacrées au karaté », avoue-t-elle le sourire généreux et l’œil franc.
Une victoire collective
La Baugeoise, originaire de Boulogne-sur-Mer (62), a progressivement franchi les étapes de la compétition, en départemental et en régional, jusqu’à s’imposer au niveau national. Une progression qui illustre parfaitement l’une des valeurs fondamentales du karaté : ne jamais considérer que l’on a atteint ses limites.
Car le karaté est bien davantage qu’un sport de combat. Il demande de la précision, de la maîtrise de soi, de la concentration et une capacité permanente à se remettre en question. « En compétition, il faut réussir à rester concentrée, à ne pas se laisser déstabiliser et surtout à aller chercher au fond de soi les ressources nécessaires », confie Karine. Cette victoire est aussi celle d’un club et d’un collectif. Derrière la championne, il y a les entraîneurs, les partenaires d’entraînement et tous ceux qui l’accompagnent dans son parcours sportif. Sa fille aussi qui, il y a deux ans, lui a transmis la passion de ce sport de combat. Une réussite individuelle qui prend donc une dimension collective. « Je souhaite sincèrement remercier mon coach, Patrice Voluette, pour son engagement, son soutien et son accompagnement au quotidien. Sans lui, rien n’aurait été possible », ajoute Karine, reconnaissante.
Et maintenant ?
Pas question pour elle de ranger le kimono. Ce titre constitue moins un aboutissement qu’une nouvelle étape. Avec l’expérience acquise et cette confiance supplémentaire, « le karaté a changé ma vie, je me sens plus déterminée et plus sereine », la championne de France entend bien continuer à s’entraîner et à prendre du plaisir sur les tatamis. « Je veux continuer à progresser, à me faire plaisir et à profiter de cette aventure. Le titre de championne de France donne forcément envie de continuer », conclut-elle, motivée. À Baugé-en-Anjou, son parcours est une belle illustration d’une conviction simple : la passion, le travail et la persévérance peuvent conduire très loin, quel que soit l’âge. Et à l’aube de ses 50 ans, cette femme en or peut ajouter une ligne prestigieuse à son palmarès : championne de France.