Dans votre valise, en plus d’un maillot de bain et d’une serviette, glissez quelques moments de bonheur sous la forme d’un livre ou d’un CD. Vous restez dans le Loiret cet été ? Prenez le temps de vous installer tranquillement et confortablement et ouvrez un livre ou écoutez de la chanson française. Nous avons sélectionné pour vous des nouveautés qui devraient vous plaire.
Des livres à dévorer sans modération !
Ciel volant
Ciel volant de Pol • Tu connais la nouvelle • 10 €
De courts poèmes et des dessins légers comme l’air pour les accompagner... voilà le nouveau recueil de Pol.
Gérard Audax, directeur de la compagnie Clin d’œil de Saint-Jean-de-Braye et ami de Jean-Dominique Burtin, dit Pol, a pioché dans les illustrations et textes de ce dernier, les a assemblés à sa guise nous servant ainsi de guide et les a édités pour notre plus grand plaisir.
« De deux choses lune, l’autre le soleil », cette citation de Jacques Prévert ouvre l’ouvrage et donne le ton. Plongez dans ce recueil, lisez, reposez(-vous)-le et reprenez-le, relisez et savourez les mots et les lignes en vous émerveillant de tant de (fausse) simplicité. Une légèreté bienvenue qui enchante le lecteur.
Jean-Dominique Burtin était journaliste au service Culture de La République du Centre. Il expose régulièrement ses dessins à Orléans. En parallèle, il publie plusieurs ouvrages dont certains en lien avec la musique, lui qui est issu d’une famille de musiciens, joue aussi de la flûte traversière. Mais ce qui le caractérise le plus, c’est son insatiable curiosité et sa faculté à s’émerveiller.
Procurez-vous l'ouvrage Ciel volant de Pol auprès du théâtre Clin d’œil en suivant ce lien.
Ainsi qu'à la galerie L'Art ancien 32, rue Jeanne d'Arc à Orléans et à partir du 15 juillet à la librairie Les Temps modernes 57 rue Notre-Dame de Recouvrance à Orléans.
Marguerite Broquedis – L’histoire de la première championne olympique française
Marguerite Broquedis – L’histoire de la première championne olympique française • Paul Carcenac et Fabien Ronteix • Des ronds dans l’O • 16,90 €
Cette bande dessinée nous raconte l’histoire de Marguerite Broquedis, première championne de tennis à participer et remporter la médaille d’or aux JO de Stockholm et le bronze en double (avec Albert Canet) en 1912. Soutenue par son père, fabricant de raquettes en bois et boyaux et professeur de jeu de paume à Pau, elle s’est entraînée, a bataillé et usé de stratagème afin d’y participer car, à l’époque, Pierre de Coubertin s’opposait à la présence des femmes lors de cette compétition.
Pour mieux jouer, Marguerite n’hésite pas à se couper les cheveux afin de mieux voir, à raccourcir sa jupe pour jouer sans se prendre les pieds dedans, et se débarrasse de son corset pour améliorer sa mobilité. Et lorsqu’elle reçoit le trophée des mains du roi Gustave V de Suède, elle se présente à lui en jupe-culotte – presque un pantalon - alors que les tenues féminines étaient « très codifiées. Auparavant, personne n’avait encore jamais osé faire de geste politique lors d’une cérémonie de remise des médailles olympiques. »
Une biographie servie par des dessins expressifs et des dialogues dynamiques qui modernisent l’histoire d’une jeune femme au caractère bien trempé en avance sur son temps !
Une belle découverte que ce récit qui sort de l’ombre cette championne française dont on retrouve quelques photos à la fin de l’album : portraits et en action. La sortie de la bande dessinée tombe à point nommé juste avant les JOP de Paris.
Marguerite Broquedis, qui a vécu plusieurs décennies à Orléans, y est morte dans l’anonymat à quatre-vingt-dix ans.
Une femme un soir de pluie
Une femme un soir de pluie de Jean-Paul von Schramm • Éditions Encre Rouge • 21,50 €
« Un soir en rentrant chez lui sous une pluie battante, Antonin aperçoit dans ses phares une femme au bord de la route qui fait des signes. Il sait qu’il ne devrait pas s’arrêter », voilà le résumé de ce polar où les morts tombent comme des mouches et garnissent le congélo, le coffre d’une voiture, un vieux puits inutilisé…
Antonin s’est laissé séduire par Louise, la femme, au rire naturel, à la sensualité sans chichi qui lui a raconté qu’elle était battue et retenue prisonnière par son mari. Alors Antonin s’est senti une âme de chevalier prêt à défendre cette femme fragile… Mais, qui est réellement Louise ? Est-elle vraiment fragile ? Ne serait-elle pas plutôt une grande manipulatrice ? Pourquoi fait-elle courir des risques à Antonin et l’embarque-t-elle dans cette aventure ? À vous de découvrir les réponses à ces questions en lisant ce livre de Jean-Paul von Schramm qui sait nous tenir en haleine au fil des 250 pages.
Et, l’auteur pithivérien, qui se dit polarologue a déjà plus d’une douzaine de romans et romans policiers à son actif qui portent des noms qui claquent comme un coup de feu : Ice crime ; Sans titre ; La mort n’est rien ; Je tue il…
Dédicaces
Retrouvez Jean-Paul von Schramm le 9 août à Chécy (Espace culturel Leclerc), le 16 août à Fleury-les-Aubrais (Espace culturel Leclerc), les 5 et 6 octobre, dans la grande serre du jardin des plantes, à Orléans pendant le festival Livre O cœur, le 2 novembre à Montargis (Espace culturel Leclerc)…
Éloge des oiseaux de passage
Éloge des oiseaux de passage - Journal d'un ornithologue un peu perché de Jean-Noël Rieffel • Éditions des équateurs • 18 €
Ce livre est une déclaration d’amour aux oiseaux migrateurs qui nous entourent, écrite par le directeur de l’OFB à Dry, Jean-Noël Rieffel, où la poésie est présente : du style de l’auteur jusqu’au nom des oiseaux, l’accenteur Mouchet, huppe persane, fauvette des roseaux…
C’est enfant que le jeune Jean-Noël commence à observer les oiseaux : dans sa classe d’abord, puis la cour de récréation où ils s’installent dans les marronniers, dans la forêt où la famille fait une balade dominicale et dès que l’occasion se présente…
Les oiseaux, « ils trônaient sur un poster de la Ligue pour la protection des oiseaux au-dessus de mon lit, juste à côté d’une affiche représentant Les Mouettes de Nicolas de Staël. » Et quoi de mieux qu’une paire de jumelles pour satisfaire la curiosité d’un passionné : « Tout gamin, l’achat de mes premières jumelles fut un rite de passage. Je n’étais plus seulement un observateur des oiseaux, mais désormais un ornithologue amateur. […] Ces jumelles, je les ai gardées précieusement comme une peluche enfantine. »
L’auteur confesse qu’il est capable d’arrêter toute activité pour suivre le vol d’un oiseau, qu’il découvre un pays en rencontrant d’abord son « peuple aérien ». Leurs couleurs le séduisent… certains se parent d'une belle robe : « Dans la faune européenne, aucun animal n’arbore une couleur rouge pourpre si éclatante ». Quant à la bécasse des bois, elle se pare d’un « plumage mimétique (brun foncé aux reflets dorés), couleur des fougères à l’automne. C’est en raison de ce plumage si particulier qu’on l’appelle encore "la mordorée". »
« L’alouette livre ses trilles jaillissants au cours d’un vol ascensionnel et frétillant qui l’emmène au plus près de l’astre. C’est un véritable flot de notes variées, qui me rappelle certaines envolées de freejazz. » Parce que oui, les oiseaux charment aussi nos oreilles. De moins en moins souvent s’inquiète Jean-Noël. Car, malheureusement, « en France, en l’espace de trente ans […] les populations d’oiseaux des milieux agricoles ont chuté de 38 %, et celles du milieu urbain de 29 %. Une hécatombe silencieuse dans un ciel de plus en plus aphone ».
N’hésitez pas une seconde, lisez l’Éloge des oiseaux de passage, vous en apprendrez beaucoup sur les oiseaux et leur beauté. Vous aurez envie de les protéger car ils en ont besoin nous le confirme Jean-Noël Rieffel. Cet ouvrage est le premier de l’auteur qui nous promène dans son univers poétique et nous donne envie d’ouvrir nos fenêtres aux aurores, à l’heure où les oiseaux chantent à tue-tête… Vous ne le regretterez pas !
Huguette Sainson
Huguette Sainson – Orléans au temps de la publicité et des relations publiques • Stéphane Sainson • Éditions Autre chose autrement • 32 €
Qui est Huguette Sainson ? Elle est née en 1929 à Jouy-le-Potier. Et elle est la première femme, en France, à monter, en 1959, un cabinet de publicité et de relations publiques. Pour y arriver, elle décide de « Tout accepter ! » Cet ouvrage retrace la première partie de sa carrière de 1947 à 1967.
Peintre, dessinatrice, Huguette est surtout connue des philatélistes car elle a créé beaucoup de timbres. Mais affiches, qui « suivent la règle des 3 E : Élaborée, Élégance, Économique », panneaux, cartes de visite, catalogues, brochures, annonces-presse, flyers, entêtes de lettre… sont son quotidien et Huguette est capable de tout réaliser.
L’ouvrage de Stéphane Sainson, fils d’Huguette et de Robert Charles, regroupe nombre de documents et de photos. On apprécie la modernité des œuvres d’Huguette, soutenue par son mari, qui formaient tous les deux « un couple moderne », comme le définissait Simone de Beauvoir. On découvre qu’ils étaient pionniers tous les deux, chacun dans leur domaine, de ce qu’on appelle aujourd’hui, la com’.
Huguette Sainson, une personnalité à découvrir… en attendant les deux tomes suivants.
Madame de Sévigné
Madame de Sévigné • Geneviève Haroche-Bouzinac • Flammarion • 26 € • Prix de la biographie du Point 2024
Geneviève Haroche-Bouzinac, professeure émérite à l’université d’Orléans, a déjà publié plusieurs biographies… toutes concernent des femmes puissantes aux parcours singuliers : Louise de Vilmorin (grand prix de la biographie littéraire de l’Académie française) ; Louise Élisabeth Vigée Le Brun (prix de la biographie Chateaubriand-La Vallée au loups, 2011, Mellor Book Prize du Washington Museum of Women in the Arts aux États-Unis, 2012) et Henriette Campan.
Dans cet ouvrage, c’est donc de la vie de la marquise de Sévigné dont il est question. Celle qui est née à Paris en 1626 est essentiellement connue pour la relation épistolaire entretenue avec sa fille, Madame de Grignan. L’auteure s’appuie sur cette correspondance qu’elle ancre dans l’histoire, raconte le contexte politique, les anecdotes, se base sur le portrait des beaux esprits que Marie de Sévigné brosse (Louis XIV et madame de Maintenon, Fouquet, Turenne et Condé, La Rochefoucauld et madame de Lafayette dont elle est l’amie), et sur la mode à laquelle elle s’intéresse… Geneviève Haroche-Bouzinac décrit la marquise en véritable chroniqueuse de la Cour et de son temps au sens de l’observation très aiguisé grâce auquel on apprend beaucoup sur la société du XVIIe siècle.
Madame de Sévigné nous apparaît comme une orpheline, d’abord de père lorsqu’elle a un an, puis six ans plus tard, de mère. Elle mène une adolescence heureuse élevée notamment par sa grand-mère, puis entourée par sa famille. À dix-huit ans, elle se marie avec Henri de Sévigné qui la laisse veuve à vingt-cinq ans. Plusieurs propositions de mariage lui sont faites, elle les refuse toutes. Elle qui a déjà deux enfants n’en souhaite pas d’autres, car les risques de mourir en couche sont trop importants et finalement la position de veuve est assez enviable… Vous voulez tout connaître de la vie de cette femme attachante ? Alors, lisez Madame de Sévigné.
Sachez que Madame de Sévigné est mise à l’honneur à Ferrières en Gâtinais sur la Route des illustres du Loiret réalisée par tourisme Loiret : « Petite nièce de l'abbé André Frémyot, la jeune Marie de Rabutin-Chantal [nom de naissance de Madame de Sévigné NDLR] connaissait Ferrières pour le moins dès l'âge de 11 ans. On trouve sa signature dans deux actes de baptême […] ; elle est marraine de Marie Mousseau fille de Louis Mousseau, le 21 août 1637 et, deux ans plus tard, le 14 août 1639, marraine d'un petit Jacques, aux côtés de son oncle Jacques de Neufchèzes, neveu et successeur d'André Frémyot.
On sait […] qu'en octobre 1648, Madame de Sévigné vint à Ferrières avec son mari et Monsieur de Bussy-Rabutin, sur invitation de Jacques de Neufchèzes ; elle y séjourna jusqu'à la mi-novembre. » (source)
Tim! & L’enfant et les sauvages ont l'air et la chanson
Tim!
Arcachon de Tim! chanteur • 10 €
Arcachon... Une belle destination de vacances pour l'été qui commence.
Un album et un format original comme un court-métrage : neuf titres déroulant une seule et même histoire de cœur qui se termine à la fin des vacances… jusqu’à ce que le narrateur, revenu sur les pas de leur amour, demande à la femme « Rejoins-moi je t’en supplie, Rejoins-moi je t’en prie, Si tu en as envie, Prends toutes tes affaires, J’ai pris mes quartiers d’hiver. ». Après quelques mois de silence, la « jolie brune » répond « Au fait, le week-end